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				<title>FRANCE(du 16/10 au 14/11)(fin de la première partie)</title> 

				<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/</link> 

				<description>Par Eric JL BRETON</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>RAPPEL SUR L'AFFAIRE DU CREDIT LYONNAIS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/14#3069</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Lucida Sans Unicode&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.neteconomie.com/dbphoto/Entreprises/C/20020326182525-350.jpeg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Crédit lyonnais &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'Express du 14/11/2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Retour sur un scandale d'Etat &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;par Gilles Gaetner &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'ordonnance de renvoi des responsables de la banque ex-nationalisée devant le tribunal correctionnel de Paris est édifiante. Avec, en première ligne, Jean-Yves Haberer, sur fond de milliards envolés... Jean-Yves Haberer &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'une intelligence brillante, Jean-Yves Haberer, 69 ans, est le prototype du grand commis de l'Etat. Major à sa sortie de l'ENA, il choisit tout naturellement l'Inspection des finances et se retrouve, à la fin des années 1960, directeur du cabinet de Michel Debré aux Affaires étrangères, puis à la Défense nationale. En 1974, il participe à la création du club Echange et Projets de Jacques Delors. Lors de la vague de nationalisations, en 1982, Haberer quitte le poste prestigieux de directeur du Trésor pour être nommé président de Paribas, grâce, en partie, au ministre de l'Economie, qui n'est autre que Delors. 1986: première cohabitation. Haberer, suspecté d'avoir été trop proche des socialistes, doit quitter Paribas. Deux ans plus tard, avec le retour de la gauche au pouvoir, il rebondit et se voit confier la présidence du Crédit lyonnais, où il succède à Jean-Maxime Lévêque. Haberer reste cinq ans Boulevard des Italiens. Au cours des années 1991-1992, il mènera, selon le juge Courroye, une gestion hasardeuse, source, aujourd'hui, de ses ennuis judiciaires. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une fresque étonnante. Une plongée vertigineuse, dans les secrets et les dérives d'une grande banque, le Crédit lyonnais. C'est ce que décrit le juge Courroye dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris des principaux protagonistes d'une affaire d'Etat. Un document de 119 pages où l'on découvre, détails et révélations à l'appui, comment, de 1990 à 1992, le Lyonnais a renfloué, à perte, la Metro Goldwyn Mayer (MGM) de Giancarlo Parretti. Aidé son ami, Florio Fiorini, toujours à perte. Choyé un promoteur flamboyant, Michel Pelège. Une plongée qui nous révèle le goût prononcé du président du Lyonnais de l'époque, Jean-Yves Haberer, pour les dépenses extraordinaires. Et nous apprend que la banque - bien avant l'arrivée de celui-ci, en 1988 - avait mis sur pied une structure occulte destinée à rémunérer certains cadres.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En première ligne, tout au long du document de Courroye, un personnage brillant, esthète: Jean-Yves Haberer. Qui est poursuivi pour présentation de comptes inexacts, diffusion d'informations fausses et distribution de dividendes fictifs, en 1991 et 1992. A ses côtés, également renvoyés devant le tribunal, l'ancien directeur général, Bernard Thiolon, et son adjoint, François Gille. Et encore l'ex-directeur du Trésor, Jean-Claude Trichet, en dépit du non-lieu requis par le parquet. A propos de Trichet, aujourd'hui gouverneur de la Banque de France, Philippe Courroye serait-il allé un peu vite en affirmant qu'il ne pouvait ignorer les agissements d'Haberer? Le procès, prévu du 6 janvier au 12 février 2003, devrait apporter une réponse à cette question clef.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Retour sur un scandale d'Etat et morceaux choisis de l'ordonnance du juge Courroye.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;MGM: le jeu trouble du Lyonnais&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Un personnage hors du commun.» Tel est, en 1990, le jugement flatteur que porte Jean-Yves Haberer sur l'homme d'affaires italien Giancarlo Parretti, propriétaire de la Metro Goldwyn Mayer (MGM), célèbre firme de cinéma de Hollywood. Un drôle de personnage, Parretti. Malgré des ennuis judiciaires en Italie, il parvient à racheter, au printemps 1987, grâce à un prêt du Crédit lyonnais Bank Nederland (CLBN, la filiale néerlandaise du Crédit lyonnais), la société américaine Cannon, endettée à hauteur de 2 milliards de francs. Fin octobre 1990, Cannon, devenue Pathé-Communication, prend le contrôle de la MGM pour 1,3 milliard de dollars. Chaque fois, le CLBN lui accorde des encours considérables. Pourtant, le président du Lyonnais ne s'émeut guère des antécédents de Parretti, pas plus qu'il ne s'inquiète des engagements du Lyonnais sur l'homme d'affaires italien. Haberer plaide qu'en 1990 non seulement le CLBN ne lui fournissait que peu d'informations sur la situation réelle de la MGM, mais, en prime, lui dissimulait ses comptes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas d'accord, répond le juge Courroye. En effet, écrit-il, dès décembre 1990-janvier 1991, Haberer, informé «de la mauvaise situation [de la MGM], estimera nécessaire d'envoyer à Los Angeles une équipe dirigée par deux directeurs centraux, François Gille et Alexis Wolkenstein. Ceux-ci resteront à Los Angeles, de mars à juin 1991, pour étudier les risques du dossier MGM, prendre le contrôle de celle-ci et essayer de la redresser».&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dix ans de déboires judiciaires et financiers &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Eté 1992 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le directeur du Trésor, Jean-Claude Trichet, avertit le ministre de l'Economie, Michel Sapin, de la dégradation de la situation de la banque. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Septembre 1992 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Michel Sapin demande des explications à Jean-Yves Haberer. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Juillet 1994 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La commission d'enquête parlementaire se montre très critique envers les ex-dirigeants de la banque. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Octobre 1995 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Cour des comptes épingle à son tour l'état-major du Lyonnais. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Août 1996 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jean Arthuis, ministre de l'Economie, engage des poursuites contre les anciens dirigeants de la banque, dont Jean-Yves Haberer, pour défaut de contrôle des filiales. Septembre 1998 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mise en examen d'Haberer et de François Gille. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mai 2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le parquet requiert un non-lieu en faveur de Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque de France. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Juillet 2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le juge Courroye renvoie Haberer et Gille en correctionnelle. Il fait de même avec Trichet, malgré les réquisitions de non-lieu du parquet. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;François Gille lui-même, abasourdi par l'ampleur de la déconfiture de la MGM, téléphonera - de Los Angeles - au directeur général, Bernard Thiolon: «Passez une provision de 100 à 200 millions de dollars sur les engagements MGM.» Un affolement qui se comprend: Gille vient d'apprendre qu'aucune garantie n'a été prise sur les prêts accordés à Parretti par le CLBN et qu'une procédure de faillite involontaire a été ouverte aux Etats-Unis le 29 mars 1991. Malgré cette situation alarmante, déplore Courroye, Jean-Yves Haberer décide, dans son rapport annuel, de ne pas passer de provisions, et de ne pas faire état des difficultés de la MGM. Heureusement pour lui, Haberer n'a rien à craindre pour ces faits, qui remontent à 1990: ils sont prescrits. Tel n'est pas le cas pour ceux de 1991, où les erreurs de l'état-major du Lyonnais perdurent, entraînant une dégradation de la situation de la MGM. Cette année-là, son encours est multiplié par deux, et atteint 550 millions de dollars. Quant aux pertes, elles vont tripler. Résultat: le 9 avril 1992, le cabinet KPMG de Los Angeles ne certifie les comptes qu'avec des réserves.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pourtant, à Paris, en ce printemps 1992, boulevard des Italiens, on affiche un optimisme de bon aloi: 1. la situation de la MGM, estime- t-on, s'est sensiblement améliorée. 2. La banque a pris en main la gestion de la MGM, évaluée désormais à 900 millions de dollars.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Une estimation invraisemblable, rétorque Courroye, qui ne repose, courant 1991, sur aucune étude de valorisation ni sur aucun document fiable.» D'autant que, «au cours de cette période, le Crédit lyonnais a supporté seul le financement de la MGM en lui accordant, le 12 avril 1991, un prêt de 145 millions de dollars pour éviter la faillite de la société». Une situation dramatique qu'Haberer ne pouvait ignorer, insiste le magistrat, puisque le gouverneur de la Banque de France, Jacques de Larosière, l'avait mis en garde sur la faiblesse du provisionnement. D'où ce constat - à nouveau critique: «L'absence de provision sur la MGM affecte gravement la sincérité des comptes de l'exercice 1991 du Crédit lyonnais.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sasea: l'incroyable soutien à Fiorini&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un autre aventurier s'est également introduit dans le Lyonnais: Florio Fiorini, animateur de la Sasea, un holding suisse, jadis gestionnaire des biens agricoles du Vatican. Comme Parretti, il a, lui aussi, bénéficié d'un soutien inconsidéré de la banque du boulevard des Italiens. C'est au début des années 1980 que ce Toscan, originaire de Sienne, rescapé des scandales du Banco Ambrosiano et de la loge P 2, prend le contrôle de la Sasea. A l'époque, ce holding détient des participations dans quatre secteurs d'activité: l'immobilier, à travers la société espagnole Renta et l'italienne Scotti; l'assurance, avec Chamotte unie; le commerce international - principalement le Yémen - à travers Sasea Trading, et la communication, où elle est associée à Giancarlo Parretti.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La défense d'Haberer &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans une note argumentée, aux fins de non-lieu, remise au juge Courroye, l'avocat d'Haberer, Me Pierre Cornut-Gentille, répond aux accusations lancées contre son client. Le risque Sasea. Comme François Gille, Haberer n'estimait pas nécessaire, au 30 juin 1992, de provisionner Sasea, à hauteur de 100%, compte tenu de l'existence de garanties. De plus, toujours au 30 juin 1992, Haberer n'a jamais eu conscience d'un sous-provisionnement du risque Sasea. Les pertes sur MGM-Sasea. Elles sont la conséquence des certifications mensongères du cabinet KPMG et de «la transgression délibérée et clandestine par M. Georges Vigon [patron du Lyonnais-Hollande] des instructions très claires de M. Haberer». Le dossier Pelège. Dès la fin de 1991, Haberer demande à un de ses collaborateurs de suivre ce dossier. Cela n'implique pas qu'en septembre 1992 Haberer ait eu connaissance d'une insuffisance de provisionnement sur les encours du groupe. Elément capital, enfin: à plusieurs reprises, sous la foi du serment, le secrétaire général de la Commission bancaire Jean-Louis Butsch, aujourd'hui décédé, a certifié que les comptes de la banque étaient sincères. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dès la fin des années 1980, le CLBN avance plusieurs millions de dollars à la Sasea, en butte à des difficultés croissantes. Au début de 1991, la cote d'alerte est atteinte, contraignant la banque à mettre sur pied un plan de restructuration qui se traduit par la vente de Scotti au groupe immobilier Pierre Ier et par un rééchelonnement des encours de la Sasea jusqu'au 31 décembre 1993. Hélas, ce plan capote. Tant et si bien que les encours de la Sasea atteignent, fin 1991, 3,5 milliards de francs, alors que le stock de provisions ne s'élève qu'à 1 milliard.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aussi n'est-il pas étonnant que, le 23 mars 1992, François Gille lance un véritable SOS à Haberer et à Thiolon, en évoquant le spectre d'un dépôt de bilan de la Sasea. Le 30 juin 1992, l'encours de la Sasea dépasse les 4 milliards de francs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le 1er juillet, nouvel appel au secours - sous forme de note - de Gille à Haberer et à Thiolon: «Passez un provisionnement plus important de Sasea dans les comptes de la banque.» Lorsqu'il reçoit cette missive, le président du Lyonnais est effondré. Aussitôt, il y répond: «Par une note de François Gille, je reçois une blessure probablement mortelle. Il s'agit toujours des conséquences désastreuses de la manière dont notre filiale néerlandaise (...) a engagé des financements internationaux inconsidérés. Lorsqu'à la fin d'avril 1991 on m'a révélé cela, j'ai compris l'arrêt de mort. Aujourd'hui, on m'informe, à nouveau, avec un incompréhensible retard, que c'est encore plus grave que je ne le savais.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Philippe Courroye charge alors un peu plus Haberer: «Cet aveu écrit du président du Lyonnais révèle sa parfaite connaissance du risque important et avéré résultant du dossier Sasea et de ses satellites.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand le Lyonnais chouchoute Michel Pelège&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Manque de vigilance et imprudence: voilà bien les causes principales de la déconfiture du Lyonnais dans l'immobilier. Un chiffre est, à cet égard, révélateur: 41,3 milliards de francs. Il représente le montant total des encours de la banque, dans ce secteur, au 30 juin 1992. Alors qu'il n'atteint que 26 milliards pour la BNP, et 17 pour la Société générale. La raison? Le Lyonnais n'a que tardivement provisionné les risques immobiliers. Mais, surtout, la banque a chouchouté, au-delà du raisonnable, le groupe de promotion immobilière dirigé par Michel Pelège. L'homme, plein d'entregent, avait de quoi séduire. Et cela a marché auprès d'Haberer, qui l'aidera à lancer son raid sur la Société auxiliaire d'entreprises (SAE). Ce sera, hélas! le fiasco, l'entreprise Fougerolle emportant in fine le morceau.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cet échec entraîne d'énormes difficultés financières pour Pelège, qui conduit le Lyonnais à lui accorder des encours considérables: 1,4 milliard au 31 décembre 1991. Abasourdi par un tel montant, Jean-Yves Haberer charge l'un de ses directeurs, Michel Gallot, de suivre le dossier. Le 9 janvier 1992, Jacques de Larosière presse Haberer de passer des provisions, dans les comptes de 1991, sur l'ensemble des dossiers immobiliers. Trois mois plus tard, nouvelle mise en garde du gouverneur. En substance: «Attention! le taux de couverture des risques sur Pelège est beaucoup trop faible.» Il est vrai que le Lyonnais n'a provisionné, sur le groupe Pelège, que 50 millions de francs. Encore que cette insuffisance de provisions sur Pelège, ainsi que sur Sasea et la MGM, permette à Jean-Yves Haberer d'afficher, pour 1991, des résultats plus qu'honorables: 750 millions de francs de bénéfices en social et 4 milliards en consolidé. Seulement, voilà: ce joli score ne reflète pas la réalité comptable de la banque. Le magistrat constate: «L'insuffisance des provisions a eu un très fort impact sur les comptes sociaux et consolidés du Crédit lyonnais. Ces faits sont susceptibles de constituer les délits de présentation de comptes inexacts (comptes sociaux), de diffusion d'informations fausses ou trompeuses (comptes consolidés).»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;1992. La crise immobilière sévit toujours. Et, avec elle, les encours sur le groupe Pelège, qui grimpent, au 30 juin, à 3,4 milliards, tandis que les provisions ne représentent que 250 millions.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une fois encore, comme en 1991, le Crédit lyonnais présente des comptes ne reflétant pas la réalité. Et Courroye de pointer les responsables: «Jean-Yves Haberer, Bernard Thiolon et François Gille. Tous trois sont susceptibles d'avoir commis le délit d'informations fausses et trompeuses.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des dépenses somptuaires&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;22,9 millions de francs. Plus de 2 milliards de centimes! Tel est le montant, fort coquet, des honoraires versés, entre 1989 et 1993, à l'architecte Michel Boyer, chargé de l'aménagement des locaux de la direction générale de la banque à Paris, ainsi que de ceux des sièges des filiales françaises et étrangères.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le cas Trichet &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Directeur du Trésor (août 1987-septembre 1993) et gouverneur de la Banque de France depuis, Jean-Claude Trichet va comparaître pour complicité de «diffusion d'informations fausses et trompeuses» (année 1992 et premier semestre 1993) et de «présentation de comptes infidèles» (année 1992). La mise en examen de l'ancien directeur du Trésor résulte d'une plainte de Jean Arthuis, ministre de l'Economie, qui, en août 1996, trouvant les comptes du Crédit lyonnais peu sincères, avait demandé l'ouverture de poursuites pénales. Elles visent notamment le directeur du Trésor: a-t-il délibérément sous-estimé l'importance des provisions à passer par la banque pour qu'elle présente des résultats conformes aux règles de solvabilité de la profession? Le parquet avait demandé un non-lieu pour Jean-Claude Trichet, estimant que, si le directeur était informé des doutes sur le montant des provisions, il n'avait pas pris de part active à l'arrêté des comptes du Lyonnais ni donné d'instructions. Le juge Courroye n'a pas suivi le parquet. Les dates du procès permettront toutefois à Trichet de voir clarifier à temps sa situation judiciaire: s'il obtient une relaxe, il pourra succéder à Wim Duisenberg, qui quittera la Banque centrale européenne en juillet 2003. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le juge Courroye a cherché à savoir si Michel Boyer, déjà sollicité par Haberer lorsqu'il présidait Paribas, entretenait des liens d'amitié avec ce dernier ou s'il avait travaillé, à titre personnel, pour le compte de l'ancien président du Crédit lyonnais. La réponse a été claire et nette: c'est non. Aucun soupçon ne pèse donc sur Haberer. Il n'empêche. S'intéressant aux travaux d'aménagement entrepris tant au siège de Madrid du Lyonnais qu'à ceux de Saint-Pétersbourg ou de Budapest, le magistrat déplore: «Ces dépenses somptuaires apparaissent totalement inopportunes au regard des difficultés rencontrées par la banque, entre 1991 et 1993.» Il est vrai que le seul agencement des locaux du Lyonnais à Saint-Pétersbourg aura coûté 3,8 millions de francs...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'énigmatique Panindustria&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qui l'eût cru? Le Crédit lyonnais a créé, au milieu des années 1980, une structure occulte, Panindustria. Objectif: rémunérer en toute discrétion certains intermédiaires en matière de ventes d'armes et verser quelques compléments de salaire à des cadres. C'est en perquisitionnant, le 2 décembre 1998, au domicile de l'ex-directeur général du Lyonnais, Michel Renault, que la PJ découvre un rapport de l'Inspection générale de la banque sur l'activité de Panindustria...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Selon ce document, Panindustria, structure de droit péruvien, contrôlée à 94,5% par le Lyonnais, elle-même filiale à 100% d'une société dénommée Interetud, assurait, au Pérou, la représentation commerciale de l'Office général de l'air et de diverses firmes d'armement. Panindustria était rémunérée sur la base de commissions, de l'ordre de 3 à 5% du montant total des contrats passés. Les commissions versées à Panindustria étaient encaissées sur un compte ouvert au Crédit lyonnais Luxembourg, sans jamais apparaître dans la comptabilité de la banque.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Intrigué par cette découverte, Philippe Courroye perquisitionne, le 26 janvier 1999, dans les locaux d'Interetud. Bien lui en prend: il met la main sur un brouillon dans lequel sont recensées, au crayon, les opérations enregistrées sur le compte de Panindustria, ouvert donc au Crédit lyonnais Luxembourg, de 1985 à 1994. L'examen dudit compte, crédité de 21 millions de francs seulement, permet de repérer les commissions versées à l'occasion de ventes d'armes et de connaître les bénéficiaires des largesses de Panindustria. Ainsi ce cadre du Lyonnais qui, une fois retraité, a poursuivi la prospection de marchés dans les pays de l'Est: il recevra 1 850 000 francs. Ainsi ce directeur général de la banque Trad, filiale à 98% du Lyonnais, qui, en guise de complément de salaire, percevra 350 000 francs. Une façon commode d'échapper au fisc... Le successeur de Haberer, Jean Peyrelevade, mettra lui-même fin aux activités de Panindustria.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Extraordinaire histoire, en vérité. Qui montre comment une banque, nationalisée à l'époque, a manqué de prudence et de flair, engloutissant en pure perte des milliards de francs. Comment cela a-t-il été possible? Le 10 mai 1994, devant la commission d'enquête parlementaire sur le Lyonnais, Peyrelevade fournissait un début d'explication: «Jean-Yves Haberer a conduit cette maison suivant une ligne que je continue de ne pas comprendre. Nous sommes au-delà de ce que j'appelais un mauvais jugement sur certains risques; nous sommes dans un système de développement dans lequel je considère que certaines des disciplines élémentaires de notre métier ont été complètement oubliées.»&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ATTRIBUTIONS DE LOGEMENTS A PARIS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/14#3065</link> 

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 &lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;&lt;IMG src=&quot;http://cs.newpaltz.edu/~pham/ABA-02/Paris.jpg&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/CENTER&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Paris : 40 000 apparts pour initiés&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;Ça s’appelle le «locatif intermédiaire». Ça représente un parc de 40000appartements à loyers abordables auxquels vous pouvez tous, ou presque, postuler… Si vous êtes initiés.&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE width=&quot;90%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=simpletimes&gt;&lt;B&gt;Des logements sympas à prix écrasés&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;Vous êtes jeune cadre, instit, designer, artisan, médecin, et votre petite famille parisienne s’élargit. Et vous cauchemardez devant les annonces des agences immobilières hors de portée de votre compte courant. Saviez-vous, lecteurs du «Nouvel Obs Paris-Ile-de-France», que la plupart d’entre vous peuvent pourtant accéder dans la capitale à un logement locatif de fort bonne tenue et classifié social? A prix aidé, c’est-à-dire écrasé. Un appartement dont le mètre carré oscille entre 45% et 60% des tarifs en vigueur aujourd’hui sur le marché libre…&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Bon d’accord, il faut tout de même être capable de décrypter les abréviations «technocratico-sociales» (PLI, PLS, ILN, «intermédiaire»,«horsSRU»…) de ces 40000 apparts&amp;nbsp;gérés pour le compte de l’Hôtel de Ville par une dizaine de sociétés d’économie mixte (SEM) inconnues du grand public. A raison de près de trois personnes par logement intermédiaire, ce sont 120000 personnes hébergées. L’équivalent de la ville de Rouen! Phénomène en expansion: 2000 nouveaux appartements de 2 à 5 pièces vont être mis en circulation en 2003. Vous ne le saviez pas? Nous non plus. Vous n’avez pas la moindre petite idée des procédures qui vous permettraient de faire valoir vos droits ? Nous non plus. Alors, comme ça nous exaspérait, on vous raconte notre fabuleux voyage au centre du parc immobilier intermédiaire. Un univers silencieux. Confiné. Et très efficace à force d’anesthésier la demande: la compétition ne se joue, le plus souvent, qu’entre les possesseurs d’informations réservées et chuchotées. Qui sait que l’on doit s’inscrire au bureau du logement de sa mairie d’arrondissement pour obtenir un 90 mètres carrés de type résidentiel quai de Bercy ? Ou situé devant la Maison de la Radio? A moins de 1000 euros par mois… &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Qui connaît l’itinéraire «bison futé» du second dépôt de dossier à… l’OPAC (Office public d’aménagement et de construction) pour avoir plus de chances? Qui a eu vent de l’existence et du téléphone de la cellule commerciale (sic) de l’OPAC? Qui a pu repérer celui, celle ou ceux qui, dans sa mairie, peuvent appuyer votre traque du home sweet home? Personne ou presque. Presque, ce sont souvent des initiés, locataires déjà en place, malins, proches de la petite élite parisienne ou forcenés de la procédure. Sommes-nous encore un peu dans les brumes immobilières de la Chiraquie? En tout cas, Bertrand Delanoë n’est pas le dernier à s’inquiéter en privé de la persistance de ces zones d’ombre. Son adjoint Vert, Yves Contassot, exprime, lui, à haute voix, dans nos colonnes (lire l’entretien page 14), son ras-le-bol.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour distinguer un peu mieux les contours de ces trajets labyrinthiques, «l’Obs Paris-Ile-de-France» a essayé de flécher les parcours. Pas facile. Un exemple suffit à dire le désordre: personne n’a aujourd’hui la moindre idée de la sociologie des heureux attributaires des 40000 logements intermédiaires occupés! Et aucun des bailleurs sociaux ne peut donc savoir si les bénéficiaires remplissent encore les conditions d’attribution requises (enfants à charge, niveau de revenus, etc.). Dans ces conditions brumeuses, est-ce faire preuve de mauvais esprit que d’imaginer qu’un certain nombre d’initiés puissent profiter, au-delà du raisonnable, du système? Ou que des margoulins en profitent encore pour jouer les intermédiaires occultes à 4500euros (30000francs) le coup de pouce? Une machinerie protégée par un brouillard épais en amont et qui en aval garantit à la fois une domiciliation et un loyer subventionné! &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La nouvelle équipe de la Mairie de Paris est consciente du malaise. C’est grâce aux efforts de Jean-Yves Mano, l’adjoint au Logement, que nous connaissons pour la première fois avec exactitude le profil des demandeurs 2002 de logements intermédiaires. Bravo! Sauf que le résultat révèle l’inanité du système: alors que les besoins en logements explosent ces dernières années à Paris, le nombre de demandeurs de «PLI et assimilés» diminue! D’autre part, à l’Hôtel de Ville, une commission d’attribution – ouverte aux associations et à l’opposition, qui n’y met plus les pieds –, examine dorénavant au grand jour un certain nombre de candidatures. Bravo! Mais côté mairies d’arrondissement, où se distribue l’autre moitié des appartements, il est bien difficile de s’y retrouver. Parfois, c’est le maire tout seul, ou son adjoint, ou une commission –mais laquelle?– qui s’en occupe… Enfin, on constate que les sociétés d’économie mixte distribuent un peu comme elles l’entendent un certain nombre de ces PLI qui leur appartiennent en propre… En toute légalité, puisque la loi ne les astreint pas, sur ce stock, à mettre en place une commission.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L’affaire est d’importance. Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les milieux populaires et les petites classes moyennes (des assistantes maternelles aux infirmières en passant par les instituteurs, employés ou postiers) qui sont bannies de la capitale. Mais aussi les familles de cols blancs, à leur tour bousculées par la nouvelle flambée des loyers et de l’immobilier. Au-delà de l’aspect moral de la transparence, il y a donc bien un enjeu politique. Urbain. Oui ou non, le pouvoir municipal doit-il assumer cet outil de discrimination positive en faveur de la France du milieu? Ou l’abandonner parce que obscène au regard des situations d’urgence des plus démunis… En un mot, Paris doit-il devenir une caricature de mixité sociale: les résidentiels côté jardin, les démunis de l’autre?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Guillaume Malaurie&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Logement intermédiaire, kesako?&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;P&gt;En un mot, c’est mieux que les HLM et bien moins cher que le marché libre. La Mairie de Paris regroupe sous ce vocable tout ce qui n’est pas du logement social au sens de la loi SRU (Solidarité renouvellement urbain), qui impose un quota de 20% de logements sociaux par commune.&lt;BR&gt;On y trouve de l’habitat ancien et des immeubles neufs. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Parmi les immeubles anciens :&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;-. les ILM, immeubles à loyer modéré, datant des années 30; &lt;BR&gt;-. les LLI, logements à loyer libre, qui, contrairement à leur sigle, sont loués à des conditions très avantageuses;&lt;BR&gt;-. les ILN, immeubles à loyers normaux, datant des années60 et 70. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;Parmi les immeubles neufs:&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;-. les PLI, prêts locatifs intermédiaires, datant des années80 et 90;&lt;BR&gt;-. les PLS, prêts locatifs sociaux, qui remplacent peu à peu les PLI ;&lt;BR&gt;-. et même quelques «Besson», du nom de la loi qui réglemente leur financement. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ces dernières années, les appellations sont devenues abstraites. Pour enfumer les candidats, c’est-à-dire nous tous ou presque, c’est ultraperformant.&lt;STRONG&gt;CRL&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Quatre étapes pour un bail&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
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&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;&lt;EM&gt;Plusieurs organismes gèrent les logements Ville de Paris : l’OPAC, la RIVP, la SAGI et six SEM.&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;BR&gt;1re étape&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Lorsqu’un logement se libère, l’organisme concerné en informe la Mairie de Paris. Parfois, il oublie cette formalité et reloue directement. Une inspection est en cours dans diverses sociétés dont le taux de retour de logements est anormalement bas. Premier nuage.&lt;BR&gt;L’Hôtel de Ville dispose alors de trois mois (parfois moins) pour désigner un candidat au logement vacant. Faute de quoi, le bailleur le «reprend» et l’attribue lui-même à un locataire de son choix. En 2001, au moins 250 logements du patrimoine parisien auraient été ainsi «perdus pour un tour». Lorsqu’on sait qu’un tour dure en moyenne huit à neuf ans, on réalise la perte sèche pour la Ville. Deuxième nuage.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;2e étape&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Les logement libres (ou neufs) entrent dans la machinerie Ville de Paris. Un service administratif, la DLH (direction du logement et de l’habitat), sélectionne cinqcandidats par logement et une commission d’attribution choisit l’heureux locataire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;3e étape&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;L’autre moitié des appartements passe par le circuit plus flou des mairies d’arrondissement. Là, ce n’est plus un nuage, mais une nébuleuse… &lt;I&gt;(Lire notre Mode d’emploi, pages 16 à 18.)&lt;/I&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;4e étape&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Les organismes bailleurs de la Ville (l’OPAC et les SEM) attribuent en direct des logements qui leur appartiennent en propre ou qui font partie du contingent de la Ville mais qui ont été refusés ou «repris». Un raccourci très brumeux.&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle05&gt;Qui attribue les logements ?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.parisobs.com/commun/images/PixelTransparent.gif&quot; width=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Les guichets officiels, officieux et parallèles&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;!-- &lt;img src=&quot;../../visuels/p94/94_HD-DistriHLM.eps.jpg&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;147&quot; &gt; --&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;Certes, nous n’en sommes plus au temps où il suffisait d’apposer le sceau de Claude Chirac ou celui de Xavière Tiberi pour se voir attribuer un logement. En toute transparence, d’ailleurs, puisque les dossiers étaient étiquetés du nom de leur bienfaiteur et gérés exclusivement par le cabinet du maire. Des temps révolus, au moins au niveau central. Aujourd’hui, chaque semaine, une commission d’attribution se réunit et arbitre. Certes, les élus d’opposition en ont démissionné en janvier 2002, considérant qu’ils ne disposaient pas de toutes les informations leur permettant réellement de choisir. Le dispositif est cependant moins opaque que le cabinet noir de Jean Tiberi, d’autant que des représentants associatifs comme Emmaüs ou la Confédération générale du logement (CGL), par exemple, y ont leur mot à dire. Et là, pas de favoritisme : la Mairie de Paris en devient paranoïaque. Un hic, toutefois : ce circuit qui se veut plus propre que propre ne gère que la moitié des attributions municipales. Et, au total, moins encore : le statut spécial de Paris, régi par la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), répartit les pouvoirs entre la mairie centrale et les mairies d’arrondissement. Pour ce qui est du logement, moitié chacun. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2002, 670 logements ont été attribués par l’Hôtel de Ville et 678 par les vingt mairies.&lt;BR&gt;Le mode d’attribution des mairies d’arrondissement est nettement plus flou. Le clientélisme n’est jamais loin quand on est près des électeurs (lire notre Mode d’emploi, pages 16 à 18).&lt;BR&gt;Enfin, les organismes chargés de gérer le parc de logements de la Ville, l’OPAC et les diverses SEM (sociétés d’économie mixte) valident les candidatures désignées par l’Hôtel de Ville ou la mairie d’arrondissement. Il leur arrive de refuser un candidat. Soit qu’il ait à leurs yeux des ressources insuffisantes. Ou pour toute autre raison moins nette. Dans ce cas, le bailleur désigne directement son locataire sans repasser par les circuits de la Ville. Même chose lorsque la Ville n’a pas trouvé de candidats dans les délais. Lesquels peuvent s’avérer fort courts (lire l’entretien avec Yves Contassot, page 14). Par ailleurs, certains de ces organismes possèdent un patrimoine propre qu’ils attribuent comme bon leur semble (lire ci-contre et pages 12-13). Certains, comme l’OPAC, passablement secoué par les affaires tibériennes, ont adopté les critères et procédures d’attribution de la Ville. Ce n’en est pas moins un circuit parallèle. D’autres confient la sélection des candidats à des salariés en interne et valident le tout dans de pseudo-commissions dont le préfet et un élu parisien sont membres de droit. Autant de petits ruisseaux autonomes par lesquels se distribuent un millier de logements par an, surtout des habitations dites « intermédiaires ».&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;Catherine Erhel&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Comment j’ai trouvé un F3 en 24 heures!&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;Avec un numéro d’inscription, une bonne fiche de paie, et un élu en sautoir. La preuve par notre journaliste Isabelle Curtet-Poulner.&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;Bingo à la SAGI. Pourtant, le premier contact est dissuasif: «C’est exclusivement la Ville qui désigne les candidats. Avant, nous avions une plus grande marge de manœuvre. Depuis un an et demi [arrivée de Delanoë], c’est fini.» Mais, subitement, aux seuls mots de «1% patronal», le dialogue se noue. Fluide. «Dans ce cas, c’est différent, assure-t-on. Si votre société est d’accord, invitez-la à joindre Melle Maigre » (01-40-75-32-04). &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Contactée, celle-ci se lance dans une première recherche. Spontanément. Et sans un mot sur le 1% patronal, du moins pour le moment. Elle fait défiler son stock de PLI en souffrance, en tapotant sur son clavier. Cette fois, c’est trouvé: &lt;I&gt;«J’ai peu de choix,&lt;/I&gt; soutient-elle. &lt;I&gt;Je vous propose un F3 de 74 mètres carrés, dans le 20e en rez-de-chaussée, pour 771euros&lt;/I&gt; [5057francs]. &lt;I&gt;Ou un 64mètres carrés, rue de la Durance (12e), quasi au prix du marché: 997euros&lt;/I&gt; [6540 francs].» A saisir par simple échange de fax. Mais il y a mieux: la perspective, alléchante, d’une seconde recherche. &lt;I&gt;«Par le 1% patronal, vous auriez plus de choix,&lt;/I&gt; glisse-t-elle. &lt;I&gt;Et cette fois, dans tous les arrondissements…»&lt;/I&gt; Tant de bonne volonté s’explique. Pour la SAGI (et ses consœurs): le 1% patronal est un filon juteux. Une manne d’environ 150000 francs par affaire. C’est en effet le prix à payer par les entreprises pour réserver un logement. Confirmation immédiate: &lt;EM&gt;«Il faut que votre société[en réalité l’organisme collecteur du 1%: NDLR] soit prête à payer 23 000 euros [150870 francs] pour un F3. Et 21 500 euros [141 031francs] pour un F2.»&lt;/EM&gt; CQFD. &lt;STRONG&gt;I. C.-P.&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Découvrez la filière SEM !&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;!-- &lt;img src=&quot;../../visuels/p94/94_dos_A.jpg&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;227&quot; &gt; --&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;Ala tête d’un patrimoine de 78000 logements, dont 39000 HLM, la Ville de Paris n’a pas vocation à se transformer en agence immobilière. Comme la plupart des communes, elle en confie la gestion à un office public, l’OPAC, et à des sociétés d’économie mixte (SEM) en association avec des partenaires privés. La municipalité passe avec ces SEM des conventions pour la gestion de son patrimoine. Elle désigne des élus pour siéger au conseil d’administration mais exerce un contrôle de pure forme. Petit à petit, les SEM se sont taillé une autonomie. Ce sont elles qui signent le contrat de location, encaissent les loyers, effectuent les travaux d’entretien et signalent (ou pas) les logements vacants. Certaines s’autorisent même à refuser des locataires présentés par la mairie. Ou à attribuer elles-mêmes des appartements si la Ville tarde. Ces logements reviennent-ils ensuite à la mairie? La confusion est d’autant plus facile que l’OPAC et les SEM se sont constitué leur propre parc: 4000 logements pour l’OPAC, plus de 5000 pour la SAGI, une centaine d’immeubles pour la RIVP. Ceux-là sont loués et exploités en direct par la SEM concernée. Sans passer par la case mairie.&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt; CRL et M. T.&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Demandez la &quot;cellule commerciale&quot;:01 44 41 79 47&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;!-- &lt;img src=&quot;../../visuels/p94/94_dosB.jpg&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;223&quot; &gt; --&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;Ce jour-là, miracle, Thierry Gaudy décroche. Un homme précieux ce Monsieur Logement intermédiaire de l’OPAC. Chargé de placer les ILN et autres PLI, tombés dans l’escarcelle du patrimoine propre de l’Office. Précieux mais discret. Dénicher les coordonnées de sa «cellule commerciale» relève du jeu de piste… ou du piston. Ensuite, il faut faire preuve de ténacité pour l’obtenir au bout du fil. Mais alors il ouvre complaisamment son ordinateur. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Aujourd’hui, il a 19 appartements en stock, place Pinel (13e), rue d’Aubervilliers (19e), rue Saint-Blaise (20e)… Des adresses difficiles. Pour celles-là, il accepte trois étudiants en colocation ou des intermittents du spectacle aux revenus en accordéon. Il a aussi un F2 boulevard Vincent-Auriol (13e), un F4 boulevard des Frères-Voisin (15e). &lt;I&gt;«Ceux-là, je ne vais pas les garder longtemps»,&lt;/I&gt; dit-il. Nouveau coup de téléphone. &lt;I&gt;«Journaliste? Salarié? Et elle? Intermittente. Bon. Quatre personnes. D’accord. Qu’ils me passent un fax.»&lt;/I&gt; Une assistante sociale du 18e a trouvé son chemin jusqu’à lui. &lt;I&gt;«Non, Madame, les programmes neufs, ce n’est pas nous qui les attribuons. Je dois avoir des choses dans le 18e… Ah, vous avez déjà refusé le 11 rue Max-Dormoy? Vous y travaillez… Vous ne voulez pas ces coins-là pour vos enfants?»&lt;/I&gt; Son champ d’action à lui, c’est plutôt les quartiers nord de Paris. &lt;I&gt;«Je place 40 appartements par mois en moyenne, 400 depuis le début de l’année»,&lt;/I&gt; dit-il, fièrement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Moussa est l’un de ces bénéficiaires. Touareg, musicien à ses heures et flasheur dans une imprimerie, il a beau se revendiquer nomade, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se sédentariser à la naissance de son deuxième bébé. Tuyauté par des copains intermittents, il a débarqué dans le bureau de Thierry Gaudy. Bon de visite immédiat, le rêve, et puis patatras, la commission attribue le logement convoité à quelqu’un d’autre. Quatre mois plus tard, il emménage quand même dans un «faux 3-pièces», 60m2, 3300F. Même parcours pour Gérald, étudiant, un bébé, l’urgence de trouver un toit. La commission d’attribution lui a refusé un premier logement. Il attend avec impatience une prochaine commission. &lt;STRONG&gt;CRL&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;EM&gt;OPAC, 51, rue du Cardinal-Lemoine, Paris-5e. Pour contacter Thierry Gaudy: 01-44-41-79-47; fax : 01-44-41-76-00 ; e-mail : &lt;A href=&quot;mailto:t.gaudy@opacparis.fr&quot;&gt;t.gaudy@opacparis.fr&lt;/A&gt; &lt;/EM&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;&quot;Et n'oubliez pas le nom de l'élu...&quot;&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;Officiellement, c’est non: les bailleurs sociaux n’attribuent pas de logements en direct. Mais, officieusement, un particulier peut s’inscrire et court-circuiter le système d’attribution établi. Nous l’avons testé pour vous.&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;A la RIVP, on joue franc jeu: «Faites le 01-53-82-81-30 et demandez le bureau des attributions, ça vaut la peine de s’inscrire», glisse-t-on. Réponse plus feutrée à la SEMIDEP (01-53-36-34-34): «Nous n’attribuons pas de logements, nous les gérons.» La nuance, c’est pour la forme. Dans les faits, il y a moyen de s’entendre. La clé? Appeler sur les conseils d’un élu ou se référer au site internet maison. L’allusion fait mouche. «Oui, des PLI, on en a, admet-on alors. Mais à Paris, nous comptons surtout des petits programmes, pas de grands complexes. Sauf dans le 13e et le 20e.» Suit le joker d’usage: «Vous avez un numéro d’inscription?» Oui. «Alors, faites une lettre, expliquez votre situation, le type de logement souhaité. Joignez vos fiches de paie, votre numéro d’inscription. Mettez le plus d’informations possible. Et le nom de l’élu qui vous envoie. Adressez le tout au chef d’agence, Monsieur Cayel, 7, avenue de la République.» La porte d’entrée. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Bonne pioche aussi à la SGIM. La standardiste a l’habitude: «C’est pour quoi? Un logement? Je vous passe la personne. » La personne, c’est Mme Crespel. Là, même topo et même réaction: «Vous avez un numéro d’inscription?» Oui. «Vos revenus?» Environ 4500euros pour un couple et un enfant. «Dans ce cas, consent-elle, je vous envoie un imprimé.» Un imprimé? «Une fiche de renseignements pour vous inscrire chez nous.» A l’accueil, la réceptionniste est d’ailleurs très avertie: «Inutile de passer par Mme Crespel, dit-elle, des imprimés j’en ai un tiroir plein.» On y lit en toutes lettres: «Fiche à retourner remplie à la SGIM. » Pour son très personnel listing.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ce mode de gestion parallèle vaut aussi pour la SEMEA 15: «Quelle mairie vous envoie? Le 12e? Il faudra attendre que quelqu’un libère un logement ou meure, lâche la standardiste. Je vous mets en relation avec la personne qui donne les directives.» Christiane Roussel (01-53-95-16-03) s’en occupe: «Ecrivez à Sabine Baietto-Beysson, directrice générale. Mais j’ai très peu de logements dans le 12e.» Et ailleurs? «C’est possible. Juste un détail: quels sont vos revenus? 4 000 euros? Alors je vous passe Mme Barrau, chargée du 20e: des PLI, elle en a plein. Envoyez-lui fiches de paie, relevé d’imposition 2000 et indiquez ce que vous souhaitez.» Son assistante est plus rétive: «Ça peut prendre du temps. Mais faites tout de même votre demande.» A tout hasard. Evidemment.&lt;STRONG&gt;Isabelle Curtet-Poulner&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle05&gt;Entretien avec Yves Contassot&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.parisobs.com/commun/images/PixelTransparent.gif&quot; width=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Non au copinage !&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;L’adjoint au logement de la mairie du 3e arrondissement, depuis 1995, aimerait que ça change.&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE width=&quot;90%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;&lt;STRONG&gt;Le Nouvel Observateur Paris-Ile-de-France. La Mairie de Paris se veut transparente dans l’attribution de logements sociaux. Qu’en est-il dans les mairies d’arrondissement ?&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Yves Contassot.&lt;/STRONG&gt; Au cours du mandat précédent, le 3e était la seule mairie à s’être dotée d’une commission d’attribution. Je l’ai assez dénoncé. Aujourd’hui, c’est une mosaïque. Dans certaines mairies, de réelles commissions sont en place. Dans d’autres, de droite comme de gauche, les attributions restent la prérogative du maire, avec parfois une pseudo-commission. Le problème, c’est que les maires ont tendance à considérer qu’ils sont maîtres chez eux. Et à faire du clientélisme.&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;BR&gt;Dire aux gens qu’il suffit de s’inscrire en mairie d’arrondissement, n’est-ce pas leur mentir ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Si. Exemple : lorsque vous vous inscrivez en mairie, on vous dit que votre demande sera transmise à l’OPAC. C’est faux : il y a 100 000 demandeurs à la Ville de Paris, seulement 30 000 dans le fichier OPAC. Je me souviens avoir entendu des élus siégeant à l’OPAC expliquer que cela permettait un premier filtre, afin de ne pas être débordé par les dossiers… Comme si l’objectif était de diminuer le nombre de demandeurs. Moi, dorénavant, je transmets les fiches de tous les demandeurs de mon arrondissement à l’OPAC, afin qu’ils soient enregistrés.&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;BR&gt;Que savez-vous de l’attribution des logements intermédiaires par les sociétés d’économie mixte, les SEM ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Sur leur patrimoine propre, elles attribuent souverainement à qui elles veulent. Elles ne sont pas tenues d’avoir une commission. C’est du copinage à l’état pur.&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;BR&gt;La Mairie peut-elle exercer un contrôle ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Les SEM se comportent comme des promoteurs immobiliers, pas comme des bailleurs sociaux. Or, elles dépendent de la Ville de Paris. Mais Chirac et Tiberi ont accepté de les laisser maîtres du jeu. Je souhaite que la nouvelle équipe revoie toutes les conventions signées avec ces SEM. Pour l’instant, ça n’a pas beaucoup bougé.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;En Conseil de Paris, vous avez dénoncé le phénomène des logements perdus par la Ville et repris par les bailleurs. De quoi s’agit-il ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Par convention, la Ville ou les mairies disposent de deux à trois mois pour trouver un candidat à un logement vacant. Si les bailleurs sociaux tardent à nous informer du départ d’un locataire, nous n’avons pas toujours le temps de trouver un remplaçant dans les délais. Et le bailleur « reprend » le logement pour l’attribuer à qui lui semble bon.&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;BR&gt;Comment se fait-il que vous ne trouviez pas de candidat en deux ou trois mois ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Un exemple : un appartement, géré par la RIVP, s’est libéré le 24 septembre. Je reçois seulement le 24 octobre l’avis de vacance. (Il montre le fax.) Du coup, je n’ai qu’un mois pour trouver un locataire. J’ai immédiatement convoqué une commission d’attribution : elle ne peut se réunir que le 4 novembre. Le 5, j’envoie le dossier du candidat retenu à la RIVP qui va le contacter vers le 10. Le 11 est férié. Le candidat visite l’appartement le 12. Il a douze jours pour donner sa réponse. S’il le refuse, le 25 novembre, le logement sera perdu. C’est scandaleux. Je ne parviens pas à obtenir le nombre de ces logements perdus par la Ville chaque année. Mais il doit être conséquent.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;Propos recueillis par &amp;nbsp;Catherine Erhel et Maël Thierry&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Etage par étage, l’immeuble social chic du Marais&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;Située dans le 4e arrondissement de la capitale et gérée par une SEM, l’adresse appartient à la Ville. Les loyers s’élèvent à 9 euros le mètre carré, contre une moyenne de 15 euros sur le marché libre. Revue de détail des locataires bien installés.&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;TD&gt;&lt;!-- &lt;img src=&quot;../../visuels/p94/94_Š¡.jpg&quot; width=&quot;170&quot; height=&quot;800&quot; &gt; --&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;&lt;EM&gt;&lt;STRONG&gt;Le nouveau venu . 3 p. 75 m2&lt;/STRONG&gt;&lt;/EM&gt; &lt;BR&gt;Son bail date de septembre 2000. Il paye un loyer de 672&amp;nbsp;€ (4 408F). &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;La journaliste . 3 p. 75 m2 &lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;Elle paie 570&amp;nbsp;€ (3 740F) depuis 1989, soit 50F le m2. Elle a échappé à une augmentation en 1995, puis en 1998. En 2004, lors du renouvellement du bail, son loyer sera réévalué, jusqu’à atteindre en 2010 celui de son voisin du dessus.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;La vieille dame . 3 p. 75 m2 &lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;Elle a 70 ans et habite là depuis toujours. Son «loyer 1948» est passé de 1 000 F par mois en 1977 à 2020F en 2001. Le bailleur a alors demandé une augmentation de 400 F chaque année, pour arriver à 776 € (5 090F) en 2007. Affolée, elle a saisi la commission de conciliation des loyers.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;EM&gt;&lt;STRONG&gt;Le comédien . 2 p. 72 m2 &lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/EM&gt;Il est arrivé en 1999 et paie 625&amp;nbsp;€ (4 100 F) par mois. La prochaine augmentation est prévue en 2005.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;L’infirmière. 3 p. 72 m2&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;Elle habite là depuis 1976. Elle payait à l’époque 950 F par mois. Depuis, elle accepte les augmentations sans discuter et devrait arriver à un loyer de 650 € (4 265 F) en 2006. Elle trouve que cela devient cher et envisage de partir en Bretagne.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;La doctoresse. 2 p. 70 m2&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;Elle a 38 ans et est arrivée en 1998. Elle paie 625&amp;nbsp;€ (4 100F).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;Le chef de cabinet. 2 p. 69 m2&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;Il travaille à la direction administrative d’un hôpital parisien et a été chef de cabinet d’un élu. Son logement est considéré comme «très beau» sur la fiche technique. Il a toujours contesté les augmentations demandées et, jusqu’à présent, a réussi à y échapper. En 2002, il paie 260&amp;nbsp;€ (1 700 F!) de loyer, soit 3,5&amp;nbsp;€ le m2. A titre de référence, le mètre carré de HLM est à 5,5 €. Nouveau contentieux avec le bailleur, qui souhaite obtenir une augmentation qui porterait le loyer à 620&amp;nbsp;€ (4070F) en 2007. &lt;STRONG&gt;CRL&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;Vingt mairies: 20 modes d'emploi&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=ClStyle06&gt;chaque année, 1500 logements sont distribués dans les vingt arrondissements. Selon des us et coutumes presque toujours différents. Souvent discrétionnaires. Surréaliste!&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
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&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;Règle n°1&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;S’inscrire à l’antenne ou au bureau logement de sa mairie. C’est une émanation de la Direction du Logement et de l’Habitat (DLH) qui dépend de la Mairie de Paris, et se charge d’enregistrer les demandes de logements sociaux de chaque mairie. Pièces nécessaires: carte d’identité, carte vitale, livret de famille, originaux des fiches de paie, des quittances de loyers des trois derniers mois et du dernier avis d’imposition. Impératif: se faire remettre un numéro d’inscription, même provisoire. C’est la preuve que vous avez intégré le fichier central de la Ville de Paris. Et un sésame pour la suite des opérations.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Règle n° 2&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Prendre maintenant la direction de l’OPAC pour y déposer un dossier et figurer dans son fichier perso (51, rue du Cardinal-Lemoine, Paris-5e; 01-44-41-75-00). Idem auprès des sociétés d’économie mixte (SEM) qui ont leur propre listing &lt;I&gt;(lire pages 10-11)&lt;/I&gt;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Règle n°3&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Faire du lobbying auprès des élus de votre arrondissement: ils privilégient les cas «signalés». C’est le fichier «cabinet». Pour les détails, suivez notre guide. Et pour les généralités très générales et très incomplètes, le site de la Mairie de Paris: &lt;U&gt;&lt;A href=&quot;http://www.mairie-paris.fr/&quot;&gt;www.mairie-paris.fr&lt;/A&gt; &lt;/U&gt;&amp;nbsp;Un tuyau: l’onglet SEM, pour trouver tous les téléphones.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;1er (UMP) &lt;BR&gt;Tous à la permanence&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Exit le fichier central : les demandes étudiées sont celles des habitants &lt;I&gt;«venus voir le maire»&lt;/I&gt;, Jean-François Legaret, à sa permanence du jeudi. Une première sélection est faite par son cabinet (01-44-50-75-12). Les candidatures retenues sont ensuite examinées en commission d’attribution.&lt;BR&gt;Ses membres? Le maire, des élus (dont l’opposition), la directrice du Centre d’action sociale et la coordinatrice des services sociaux.&lt;BR&gt;Une dizaine de logements attribués par an, surtout des PLI.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;2e (Verts)&lt;BR&gt;Réglo&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;A la demande de la mairie du 2e, la DLH (Direction du Logement et de l’Habitat) sélectionne une quinzaine de dossiers par logement dans le fichier de la Ville de Paris.&lt;BR&gt;Une commission désigne l’heureux élu. Elle comprend le maire Jacques Boutault, son adjointe au logement Dominique Dussart, l’opposition, les services sociaux et deux associations, la Clairière et l’Association départementale d’Information sur le Logement (ADIL). Ses membres peuvent alerter sur tel ou tel dossier. Se faire connaître.&lt;BR&gt;Un seul PLI attribué depuis 2001. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;3e (PS)&lt;BR&gt;Pionnier&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;La mairie a pris les choses en main: elle a conservé une copie des dossiers des 1600demandeurs de l’arrondissement, avec l’autorisation de la CNIL. Désormais, ils sont aussi reçus par Yves Contassot, adjoint au logement du 3e (01-53-01-75-11). Après une première sélection informatique, Yves Contassot et son collaborateur font un second tri. Ensuite, la commission tranche.&lt;BR&gt;Elle comprend: le maire, Yves Contassot, l’opposition, les services sociaux, l’ADIL, le Collectif logements du 3e. Chacun peut soumettre ses propres candidats. Les décisions sont affichées en mairie.&lt;BR&gt;Une dizaine de logements intermédiaires attribués par an.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;4e (PS)&lt;BR&gt;Bricolo&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Frédéric Fredj, conseiller chargé du logement, sélectionne les candidats à partir d’une liste &lt;I&gt;«de gens qui viennent [le] voir»&lt;/I&gt;, puis soumet ses choix au maire et au cabinet (01-44-54-75-01).&lt;BR&gt;Du &lt;I&gt;«bricolage»,&lt;/I&gt; en attendant la mise en place de la commission.&lt;BR&gt;Depuis janvier, 10 PLI attribués.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;5e (ump)&lt;BR&gt;Tibérissime&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;La sélection, c’est le cabinet. La désignation, Jean Tiberi: &lt;EM&gt;«Les gens écrivent, viennent aux permanences, se signalent aux services sociaux. Ensuite, mon cabinet fait le travail préparatoire et, moi, je choisis les cas urgents et anciens.»&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;Pas de commission, qui n’est pas une garantie de transparence selon le maire. &lt;EM&gt;«Mais, puisque c'est à la mode, on va en faire une.»&lt;BR&gt;&lt;/EM&gt;Sur le dernier semestre 2001, 2 PLI attribués.6e (ump)Rikiki&lt;BR&gt;En théorie, c’est le cabinet du maire qui «sélectionne. A partir des gens venus nous voir». Un fichier local de 1000 demandeurs. Après? «Si jamais j’avais un PLI à attribuer, affirme le maire Jean-Pierre Lecoq, je réunirais une petite commission, avec l’opposition et les services sociaux.»&lt;BR&gt;Sur le papier, c’est beau. Mais aucun PLI n’a été attribué depuis mars 2001. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;7e (ump)&lt;BR&gt;Le néant&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Arrondissement sinistré : zéro PLI. «&lt;EM&gt;On vous lira avec intérêt, ça nous permettra de comprendre comment ça marche&lt;/EM&gt;», dit-on au cabinet du maire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;8e (ump)&lt;BR&gt;Mauvaise pioche&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;La sélection? «Il n’y a pas 36manières: ce sont les gens qui me sollicitent», dit le maire, François Lebel. Tous les cas signalés sont répertoriés dans un «cahier» au cas où. C’est là qu’il «piocherait» s’il avait un logement intermédiaire à attribuer, en favorisant les habitants menacés d’expulsion. «Si le cas se présentait, je serais terrorisé», avoue-t-il.&lt;BR&gt;Depuis mars 2001, aucun logement attribué.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;9e (PS)&lt;BR&gt;Scrupuleux &lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Ici, pas d’écrémage: les dossiers des 2030demandeurs du 9e sont conservés et traités.&lt;BR&gt;Chiadée, la commission d’attribution compte 4élus (dont l’opposition), les services sociaux, les associations Emmaüs, ATD Quart Monde, Accueil logement Saint-Lazare et le Secours populaire. Elle élit pour deux ans un bureau de trois membres, chargé de la présélection. «Les critères font l’objet d’une charte», indique Corine B^arlis, présidente du bureau.&lt;BR&gt;Depuis mars 2001, 25logements intermédiaires attribués.10e (PS)Discipliné&lt;BR&gt;« LA DLH nous sélectionne les dossiers qui correspondent aux logements sur les 4300demandeurs du 10e», indique Rémi Féraud, premier adjoint au maire.&lt;BR&gt;Etape suivante: la commission d’attribution, qui comprend le maire Tony Dreyfus, Rémi Féraud et l’opposition, des services sociaux, la Caisse d’Allocations familiales, les associations Centre social Aires10 et l’ADIL. Se faire connaître: «On essaie d’attribuer les logements à des cas connus par les élus ou les associations. »&lt;BR&gt;Depuis début 2002, 15 PLI attribués.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;11e (Pôle Républicain)&lt;BR&gt;Prime au harcèlement&lt;/STRONG&gt; &lt;BR&gt;Les dossiers traités sont ceux des habitants qui se sont fait connaître du maire Georges Sarre, de Catherine Lassure, déléguée au logement (01-53-27-11-16 ou 11-12), de Liliane Capelle, chargée des questions sociales, ou encore du député Patrick Bloche (PS). Avec, reconnaît-on, «une prime au harcèlement». Les élus ont d’ailleurs décidé de ne plus recevoir les demandeurs, sauf exception. Leur écrire.&lt;BR&gt;Une commission existe sur le papier, sans l’opposition. Mais ne s’est pas réunie car aucun programme neuf n’a été livré: « On ne convoque pas une commission pour un logement isolé. »&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;12e (PS)&lt;BR&gt;Efficace&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Le 12 e, qui compte 6 000 demandeurs, fait « extraire une vingtaine de fiches par la DLH en fonction du type d’appartement ». Quand le temps ne presse pas. Sinon, « pour ne pas perdre de logements », la mairie, tout en le déplorant, pioche dans les 2 000 dossiers de zélés qui se sont fait connaître.&lt;BR&gt;La commission comprend la maire Michèle Blumenthal, Laurence Dutriez, l’hyperactive adjointe au logement (01-44-68-12-64), des élus PS (l’opposition n’a pas souhaité siéger), des associations : Commune libre d’Aligre, Relais 59, Amicale Georges-Contenot et la Confédération nationale du Logement (CNL).&lt;BR&gt;En 2001, 145 logements attribués, dont 57 PLI et 66 loyers libres.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;13e (PS)&lt;BR&gt;Débrouillard&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;« C’est inéquitable, grogne Jean-Pierre Ruggieri, directeur de cabinet, mais nous avons constitué un fichier cabinet, à partir des visites aux permanences et des lettres. » Soit 4 000 dossiers sur 9 000 demandeurs. C’est qu’ici on a « une confiance limitée » en la DLH, jugée « trop tibériste et éloignée du terrain ». « Faute d’accès au fichier des demandeurs du 13e », la sélection est donc celle des élus, explique Christophe Pichaud, chargé du logement (01-44-08-14-02).&lt;BR&gt;&amp;nbsp;La commission comprend le maire, des élus (dont l’opposition) et des associations de locataires : CNL et SLC.&lt;BR&gt;Durant le premier semestre 2002, 29 PLI et 63 loyers libres attribués.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;14e (PS)&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Suivez le guide&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Incroyable ! Un « Guide du logement social » détaillé est à la disposition des habitants. Tout y est expliqué. Clairement. Et jusqu’à la sélection. Premièrement : la commission fait « extraire » par la DLH des dossiers parmi les 4 450 demandeurs de l’arrondissement. Deuxièmement : elle examine aussi les 2 000 cas connus des élus via les permanences et les courriers. Jean-Paul Millet est le monsieur logement local (01-53-90-67-04).&lt;BR&gt;La commission comprend un président désigné par le maire, les élus de la majorité, les services sociaux, des associations : Emmaüs, Solidarité nouvelle pour le Logement, trois associations de locataires, la Ligue des Droits de l’Homme ou le MRAP en alternance.&lt;BR&gt;Depuis début janvier, 47 PLI attribués. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;15e (ump)&lt;BR&gt;Le roitelet&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Malgré 10 000 demandeurs inscrits, « c’est Monsieur le Maire qui s’occupe des affectations ». Sans adjoint au logement. Ni commission d’attribution. « Je n’ai pas accepté de me défausser sur une commission pour gérer la pénurie, tempête René Galy-Dejean. Et je n’attribue pas : je propose. C’est clair ? » Limpide. La sélection se fait à partir de son fichier cabinet, très vaguement évalué à « des milliers de demandes l’an ». Ce sont celles-là qu’il dépouille, trie et ressort du placard quand il obtient un contingent (01-55-76-75-04).&lt;BR&gt;En 2002, 11 PLI et 60 logements en loyers libres attribués.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;16e (ump)&lt;BR&gt;Aux abonnés absents&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Le degré zéro de la communication. Malgré maints appels et fax, aucune réponse de Pierre-Christian Taittinger et sa suite. L’adjointe au logement, Raymonde Constant, tiendrait des permanences le jeudi après-midi. Nos condoléances aux postulants (01-40-72-19-11).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;17e (ump)&lt;BR&gt;Ronchon&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;« Créer une commission pour attribuer deux logements par mois, c’est trop lourd, trop long. Trop administratif », grince Jérôme Dubus, chargé du logement. Résultat : il soumet sa sélection au maire. Sa liste ? Les 5 000 demandes de l’antenne logement, dont « 35% de candidats au PLI ».&lt;BR&gt;En 2001, le 17e dit avoir attribué 8 malheureux PLI.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;18e (PS)&lt;BR&gt;A côté de la plaque&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;« Les PLI ne sont pas au cœur des préoccupations des habitants », indiquait Michel Neyreneuf, adjoint au logement, dans le « Journal du 18e » en juillet 2002. Normal : il les tient pour « une demande de confort. Une gâterie ». Sur les&amp;nbsp; 10&amp;nbsp; 000 demandeurs inscrits, plus de 1 000 peuvent pourtant y prétendre. Malgré tout, l’adjoint et sa chargée de mission, Thérèse Lafoucrière (01-44-68-13-89), traitent « les 3 000 demandes signalées » de ceux qui écrivent, s’adressent aux permanences ou sont parachutés par les services sociaux. Rendus anonymes, les dossiers passent en commission.&amp;nbsp;&lt;BR&gt;A bord : les services sociaux, l’Association Paris-Goutte-d’Or et la CNL.&lt;BR&gt;En 2001, 60 PLI attribués.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;19e (PS)&lt;BR&gt;Carrément opaque&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Ni adjoint au logement ni commission. « Pour éviter la ghettoïsation, Roger Madec, le maire, choisit », dit Valérie Pichaud, une collaboratrice qui s’occupe de tout (01-44-52-29-39). Entre autres des 5 000 dossiers cabinet, sur 9 500 demandeurs de logement recensés. « L’habitude des gens est de voir un élu pour appuyer leur demande. »&lt;BR&gt;En 2001, 90 PLI attribués.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;20e (PS)&lt;BR&gt;L’Arlésienne&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;« ILN, HLM, PLI : il y a de tout, dit-on à l’antenne logement. Après l’inscription, on peut s’adresser au cabinet du maire. » Là, c’est le trou noir : aucun interlocuteur compétent n’est accessible. D’après Anne Bourgeois, à la communication, en plus de leur dossier, « les demandeurs doivent remplir une fiche d’examen ». Censée ouvrir les portes de la commission. A condition de le savoir : « Sur 11 000 demandeurs, 2 051 l’ont remplie. »&amp;nbsp;&lt;BR&gt;En commission siègent « 12 bénévoles, issus d’associations caritatives et de services sociaux ». Lesquels ? « Tous veulent que ce soit anonyme. » Résultat : c’est opaque. « Il y a, concède-t-elle, la Ligue des Droits de l’Homme, des gens des paroisses, des enseignants à la retraite. » Injoignables.&amp;nbsp;&lt;BR&gt;De septembre 2001 à juin 2002, 157 PLI et 156 loyers libres attribués.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Isabelle Curtet-Poulner et Maël Thierry&lt;/STRONG&gt; &lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;SPAN class=ClStyle03&gt;&quot;Paris ne doit pas ressembler au Londres d'aujourd'hui&quot;&lt;/SPAN&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE width=&quot;90%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&amp;nbsp;Le Nouvel Observateur Paris-Ile-de-France. Comment expliquez-vous que le nombre de demandeurs de logements intermédiaires ait diminué de moitié en dix ans (1), alors que la crise du logement n’a jamais été aussi aiguë ?&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Jean-Yves Mano. &lt;/STRONG&gt;C’est une constatation surprenante. D’autant que 70% des habitants d’Ile-de-France et presque autant de Parisiens ont droit à un logement social. L’explication est peut-être psychologique : les gens ne s’inscrivent plus parce que l’image du logement social n’est pas positive. Le fait qu’il existe différentes catégories de loyers aidés n’a pas été intégré.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Le silence sur ces logements pour classes moyennes est même parfaitement dissuasif ! Comme si, au-dessus du HLM, on n’était plus vraiment dans le social.&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Silence non, mais la difficulté à se loger touche aujourd’hui les classes moyennes, c’est exact. En même temps, j’ai 2 000 familles qui vivent dans des immeubles insalubres et 102 000 demandeurs. Où sont mes priorités ? Ce qui est sûr, c’est que je ne souhaite pas que Paris ressemble au Londres d’aujourd’hui : d’un côté une population très aisée, de l’autre une population très aidée. L’équilibre sociologique, c’est ce qui fait la richesse de Paris.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Concrètement…&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Pour les classes moyennes, nous construisons du PLS (2). Sur les 3 500 logements sociaux construits par an, 1 100 relèvent du PLS. L’effort de la Ville est équilibré socialement. En outre, nous achetons des immeubles, vendus par des institutionnels, dans lesquels nous souhaitons faire des logements sociaux pour les plus modestes et du PLS, pour la mixité sociale. Nous nous interrogeons sur l’opportunité de promouvoir des loyers à 12euros le m2.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Les familles aux revenus moyens qui doivent fuir Paris et ses mètres carrés hors de prix font-elles partie de vos catégories prioritaires ?&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;Nous avons la volonté de fournir un logement aux personnes qui font vivre la ville. A mon sens, cela va de l’éboueur au médecin. Ça peut être une auxiliaire de puériculture, une infirmière, un policier, un professeur. 13% de nos attributions sont faites au personnel de la Ville, c’est un de nos objectifs. Nous fonctionnons un peu par quota, et je l’assume : pour les personnes handicapées, les jeunes ménages et les jeunes qui ne veulent plus jouer les Tanguy chez papa-maman.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Lorsqu’on a un logement pas trop cher du type intermédiaire, on ne le quitte plus…&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;C’est une vraie difficulté. Mais la loi prévoit un maintien dans les lieux. Nous réfléchissons à une action incitative ciblée sur les occupants de grands appartements qui n’ont plus charge de famille en leur proposant de nouveaux logements, plus petits, avec la même grille de loyer. Nous sommes confrontés à un autre problème : l’utilisation de logements sociaux comme résidences secondaires, plus fréquente dans les logements intermédiaires parce que leurs occupants ont plus de moyens. Il y a aussi le problème des 30 000 logements vacants dans le parc privé. Nous voulons convaincre ces propriétaires de nous confier leur appartement en gestion : nous trouvons un locataire et nous garantissons le paiement du loyer. Mis bout à bout, cela fait une politique cohérente. Mais dans Paris intra-muros, on ne sera jamais à la hauteur de toute la demande. Les Parisiens devront vaincre la barrière psychologique du périphérique.&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;Recueilli par Catherine Erhel, Guillaume Malaurie et Maël Thierry &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;(1) Le nombre de demandeurs de logements intermédiaires enregistrés à la Ville de Paris est passé de 18 600 en 1992 à 10 100 en 2001. Une partie de cette baisse s'explique par la hausse des plafonds de ressources pour accéder aux HLM.&lt;BR&gt;(2.) PLS : prêt locatif social. Le nouveau prêt, qui remplace peu à peu le PLI, est plus « social » (loyer moins élevé, ressources plafond des locataires plus basses).&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=simpletimes&gt;&lt;B&gt;Comment sont logés les élus du conseil de Paris&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesnoir&gt;La transparence, c’est comme l’amour, ce sont les preuves qui comptent. Nous avons donc demandé aux 163 conseillers s’ils étaient bénéficiaires d’un logement dont le bailleur est une SEM liée à la Ville, ou s’ils étaient locataires sur le marché libre, ou propriétaires. 95 élus ont répondu. Soit 58,3% du total. Les plus transparents ? Les nouveaux venus, c’est-à-dire les Verts : 91,3% de retour. Suivis du PS (78,4%). En revanche, seuls 36,7% des 11 élus Pc ont cru bon de nous informer. Moins bien que l’UMP (38,2%) mais mieux que le MDC : 28,6%. Au total, on relève six loyers intermédiaires relevant d’une Sem parisienne ou de l’Opac. Est-ce un pur hasard ? Il se trouve que les conseillers qui nous ont répondu sont majoritairement propriétaires : 57,9%. (contre 29,6% en moyenne à Paris).&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;G. M. et V. V.&lt;/STRONG&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PERSONNES AGEES</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/14#3053</link> 

						<description> 
 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.mca-handicap.com/images/img.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;14 novembre 2002&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial color=#ff0000&gt;Le gouvernement reporte à 2005 la date limite de signature des conventions tripartites Etat-collectivités-établissements de personnes âgées dépendantes &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot; color=#000000&gt;Les moyens initialement prévus pour financer les conventions tripartites Etat-collectivités-établissements de personnes âgées dépendantes seront maintenus mais les financements seront «ajustés» en fonction des conventions signées. C’est ce qu’a assuré hier aux députés Hubert Falco, secrétaire d'Etat aux Personnes âgées. Le secrétaire d’Etat a indiqué que 600 000 personnes âgées dépendantes sont accueillies dans 10 000 établissements, 200 000 lits sont inadaptés, 5% des structures devraient être fermées compte tenu de leur vétusté. «Il est donc urgent de moderniser le système afin d'améliorer les conditions d'accueil des personnes âgées dans les structures d'hébergement collectif». Lancée en 1997, «la réforme de la tarification n'a pas abouti», a-t-il commenté. Et d'ajouter : «A notre arrivée, seulement 700 conventions tripartites avaient été conclues ; 1400 devraient l'être avant la fin de l'année». Dans ce contexte, le gouvernement a décidé de reporter à 2005 la date limite de signature de ces accords visant la mise aux normes des conditions d'hébergement, la médicalisation des structures et l'amélioration des conditions de travail des 300 000 salariés qui travaillent dans ce secteur. &lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ESCROQUERIE ET FAUX EN ECRITURE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/14#3052</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.cine-resistances.com/catalogue1997/image/photofilm/pierredesfauxpapiers.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;Trois psychiatres jugés jeudi à Nantes pour escroquerie et faux en écriture&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titretext11Copie&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#003366&gt;NANTES, 13 nov (AFP) -&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; Trois psychiatres exerçant dans une clinique nantaise comparaîtront jeudi devant le tribunal correctionnel de Nantes pour escroquerie et faux en écriture, accusés d'avoir facturé des actes 365 jours par an entre 1995 et 1998. 
&lt;P align=justify&gt;L'affaire avait été lancée en avril 1998 par une plainte de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Nantes auprès du conseil départemental de l'ordre. 
&lt;P align=justify&gt;Selon son directeur Claude Frémont, les enquêteurs de la caisse avaient établi que ces trois médecins de la clinique du Parc à Nantes avaient facturé des actes y compris pendant leurs congés non remplacés, ou lorsque les patients étaient en permission chez eux le week-end. 
&lt;P align=justify&gt;M. Frémont avait estimé à l'époque le préjudice à &quot;10 millions de francs (1,5 M EUR) sur vingt ans&quot;. Celui qui aime être dépeint dans les médias comme &quot;le Zorro de la Sécu&quot; a déclaré mercredi à l'AFP que &quot;cette estimation n'est pas prouvable faute de pièces couvrant toute la période&quot;. 
&lt;P align=justify&gt;&quot;Nous n'avons pu remonter que jusqu'à 1995 et la pratique a cessé en 1998&quot;, a expliqué le directeur de la CPAM, ajoutant qu'il demanderait à chacun des prévenus le remboursement d'environ 60.000 euros &quot;augmentés des intérêts&quot;. 
&lt;P align=justify&gt;Les trois médecins cités avaient attaqué M. Frémont en diffamation en 1998, demande qui a fait l'objet d'un sursis à statuer. 
&lt;P align=justify&gt;En avril 2000, ils ont été condamnés par le conseil de l'ordre à trois mois d'interdiction d'exercer, dont deux mois avec sursis.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>EDUCATION</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/13#3034</link> 

						<description> 
 &lt;IMG src=&quot;http://www.mairie-brest.fr/photos/cd1-095.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 13.11.02 | 11h32&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;M. &amp;nbsp;Ferry s'attaque aux préjugés qui minent les lycées professionnels&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot; align=left&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;Le ministre de l'éducation devait présenter, mercredi 13 novembre au conseil des ministres, une série de mesures visant à réhabiliter cette filière, qui accueille un lycéen sur trois mais connaît un taux d'abandon important. Il entend notamment lutter contre l'&quot;orientation par défaut&quot;.&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot; align=left&gt;
&lt;P&gt;Alors qu'un lycéen sur trois est scolarisé dans l'enseignement professionnel, l'image de la filière reste très négative.&amp;nbsp;Assimilée par les familles et les élèves à un &quot;cul-de-sac&quot;, une orientation par défaut ou une voie de relégation, elle paraît réservée aux seuls élèves en grande difficulté scolaire.&amp;nbsp;Contre ces préjugés, Luc Ferry veut réhabiliter ce qu'il présente comme une &lt;I&gt;&quot;filière d'excellence&quot;&lt;/I&gt;–&amp;nbsp;dans le même esprit que ses prédécesseurs et dans la droite ligne des propositions émises par Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle.&amp;nbsp;Le ministre de la jeunesse et de l'éducation nationale devait présenter, mercredi 13 novembre, en conseil des ministres, ses orientations pour renforcer l'enseignement professionnel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le chantier est difficile.&amp;nbsp;Les lycées professionnels scolarisent en effet, pour l'essentiel, des élèves qui ont échoué dans l'enseignement général.&amp;nbsp;Souvent en retard d'une ou deux années, ils sont issus des milieux sociaux les moins favorisés.&amp;nbsp;Près de 40&amp;nbsp;% sont des enfants d'ouvriers, 12,5&amp;nbsp;% des enfants de chômeurs contre 5&amp;nbsp;% d'enfants de cadres et de professions libérales.&amp;nbsp;&lt;I&gt;&quot;Les jeunes eux-mêmes soulignent l'effet &quot;ghetto&quot; et se disent &quot;étiquetés LP&quot;, alors qu'ils aspirent à vivre comme les autres adolescents de leur âge&quot;&lt;/I&gt;, souligne une étude récente du ministère de l'éducation nationale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le sentiment d'être inscrit dans une &lt;I&gt;&quot;voie de garage&quot; &lt;/I&gt;est une constante chez les élèves.&lt;I&gt;&amp;nbsp;&lt;/I&gt;Beaucoup de jeunes ont subi plus que choisi cette orientation. &quot;La plupart sont en situation de révolte vis-à-vis d'une école et d'une société qui leur imposent une position subordonnée&quot;, analyse Catherine Agulhon, enseignante à l'université Paris-V dans &lt;I&gt;L'Ecole, l'état des savoirs&lt;/I&gt;. Certaines formations souffrent d'une image particulièrement dégradée, en raison notamment de la pénibilité des métiers et de salaires peu attractifs.&lt;I&gt; &quot;Les filières du bâtiment, de la mécanique ou des métiers de bouche sont en panne de recrutement,&lt;/I&gt; explique René Pasini, du Snuep-FSU, un des syndicats du secteur, pour qui &lt;I&gt;&quot;la question de la dévalorisation des métiers est avant tout de la responsabilité des fédérations professionnelles&quot;. &lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'expérience des familles, leurs représentations, peuvent contribuer au rejet de la filière.&amp;nbsp;&lt;I&gt;&quot;Dans certaines régions comme l'Est et le Nord, les familles ont vécu un véritable traumatisme lié à la désindustrialisation qui alimente leur méfiance vis-à-vis de l'enseignement professionnel, &lt;/I&gt;explique Christian Souche, proviseur d'une cité technique à Saint-Etienne (Loire). &lt;I&gt;Les parents redoutent que leurs enfants ne se retrouvent comme eux au chômage s'ils choisissent des professions liées à l'industrie ou au BTP.&lt;/I&gt;&quot; &lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;&quot;REJET DE L'ÉCOLE&quot;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Ce malaise se matérialise par un taux d'abandon élevé.&amp;nbsp;L'année dernière, 11&amp;nbsp;%&amp;nbsp;des élèves ont quitté le lycée au cours ou à l'issue de la première année de CAP ou de BEP. Bernard Lefèvre, proviseur d'un lycée professionnel à Abbeville (Somme), indique, par exemple, que pour cette rentrée 2002 quelque 60&amp;nbsp;élèves sur 250 ne se sont pas présentés pour leur deuxième année de BEP.&amp;nbsp;&lt;I&gt;&quot;L'abandon est lié à un absentéisme important et les élèves que nous admettons à la fin de la troisième sont souvent en rejet de l'école&quot;, &lt;/I&gt;explique-t-il. Ce phénomène d'évaporation est d'autant plus inquiétant que les élèves et apprentis qui abandonnent en cours d'année leur CAP ou leur BEP représentent 53&amp;nbsp;000 des quelque 60&amp;nbsp;000 jeunes sortant sans aucune qualification chaque année.&amp;nbsp;Une enquête publiée en octobre par la direction de la programmation et du développement (DPD) du ministère de l'éducation précise les motifs d'abandon d'un millier de lycéens de l'enseignement professionnel.&amp;nbsp;L'interruption de scolarité n'est justifiée par l'obtention d'un emploi que dans 15,5&amp;nbsp;% des cas, alors même que l'enquête a été réalisée en période de reprise économique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;Il apparaît plutôt que la décision d'interrompre la scolarité est souvent liée &lt;I&gt;&quot;au fait que la formation suivie ne correspondait pas aux vœux d'orientation&quot;&lt;/I&gt; des lycéens, constatent les auteurs de l'étude. Près des deux tiers des jeunes interrogés (63&amp;nbsp;%) expliquent leur abandon par la nature même de la formation, le type de métiers auxquels elle conduit. Les filières les plus touchées sont comptabilité et gestion, commerce et vente, électricité, secrétariat et bureautique. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Face à ce constat, les ministres successifs de l'éducation ont cherché à revaloriser les lycées professionnels aux yeux des familles et des élèves.&amp;nbsp;Le discours sur l'&lt;I&gt;&quot;égale dignité&quot;&lt;/I&gt; de la filière par rapport à l'enseignement général est même devenu un passage obligé.&amp;nbsp;Dans cette entreprise, Claude Allègre s'était adjoint les services de l'ancien fraiseur en métallurgie, et accessoirement entraîneur de l'équipe de France de football, Aimé Jacquet, pour vanter à la télévision les mérites du professionnel. Outre un discours volontariste sur les &lt;I&gt;&quot;sciences pratiques&quot;&lt;/I&gt;, Jean-Luc Mélenchon avait choisi de simplifier l'organisation de la filière par la mise en place du&lt;I&gt; &quot;lycée des métiers&quot;&lt;/I&gt;.&amp;nbsp;Il souhaitait ainsi regrouper un ensemble de formations (du CAP au BTS en passant par le bac pro) autour d'une même activité (lycée de l'automobile ou de la mer, par exemple).&amp;nbsp;A son tour, Luc Ferry a promis que l'enseignement professionnel constituerait sa priorité, à égalité avec l'illettrisme (&lt;I&gt;Le Monde&lt;/I&gt; du 24 mai).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais l'argument essentiel reste celui de l'insertion sur le marché de l'emploi, meilleure que ce que laisse supposer l'image dégradée des lycées professionnels.&amp;nbsp;&lt;I&gt;&quot;Le jeune orienté vers l'enseignement professionnel parce qu'il ne sait pas lire ou parce qu'il a un comportement difficile a certes peu de chances de réussir. Mais celui qui est motivé peut avoir un parcours professionnel remarquable&quot;,&lt;/I&gt; souligne Alain Dumont, chargé de l'éducation au Medef. Trois ans après l'obtention de leur diplôme, 79&amp;nbsp;% des titulaires d'un CAP ou d'un BEP et 86&amp;nbsp;%&amp;nbsp;des bacheliers professionnels ont un emploi, ce qui constitue un résultat honorable.&amp;nbsp;La proportion est en effet à peine supérieure pour les titulaires d'un bac&amp;nbsp;+&amp;nbsp;2 (92&amp;nbsp;%) ou d'un second cycle (87&amp;nbsp;%). Les promoteurs de l'enseignement professionnel y voient la démonstration que cette filière est loin de constituer un &quot;cul-de-sac&quot;. Pourvu qu'on s'y sente à sa place.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Luc Bronner et Martine Laronche&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;39&amp;nbsp;% d'élèves issus d'un milieu ouvrier&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;Effectifs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelque 695&amp;nbsp;000 élèves étaient scolarisés dans les lycées professionnels (LP) en 2001-2002, contre 1&amp;nbsp;504&amp;nbsp;000&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;dans les lycées généraux et technologiques (LEGT).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elèves&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;. La plupart des élèves scolarisés en BEP ou en CAP ont un ou deux ans de retard.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La proportion d'enfants d'origine favorisée est nettement plus faible dans les lycées professionnels que dans les établissements généraux et technologiques.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;38,8&amp;nbsp;% des élèves sont des enfants d'ouvriers (contre 21&amp;nbsp;% pour les LEGT), 5&amp;nbsp;% des enfants de cadres (contre 23,5&amp;nbsp;%).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Diplômes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) se prépare en deux ans après la troisième.&amp;nbsp;67&amp;nbsp;500 élèves étaient inscrits en 2001-2002 pour préparer ce diplôme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les titulaires de CAP intègrent le plus souvent le monde du travail après l'obtention de leur diplôme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le brevet d'études professionnelles (BEP) peut être obtenu en deux ans après la classe de troisième.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Plus de 436&amp;nbsp;000 jeunes préparaient ce diplôme en 2001-2002.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Après l'obtention du BEP, la majorité des titulaires poursuivent leurs études en première puis en terminale professionnelle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le baccalauréat professionnel&amp;nbsp;est réservé aux titulaires d'un BEP ou d'un CAP, il se prépare en deux ans.&amp;nbsp;En 2001-2002, 172&amp;nbsp;600 élèves étaient inscrits en première ou en terminale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le taux de réussite au bac professionnel était de 77,2&amp;nbsp;% lors de la session 2002.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une partie des bacheliers professionnels poursuivent&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;leurs études dans l'enseignement supérieur, notamment pour préparer&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;des brevets de technicien supérieur (BTS).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;Risque de pénurie chez les enseignants&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;L'enseignement professionnel pourrait rapidement souffrir d'une crise des vocations chez les enseignants. Le nombre de candidats au concours de professeur de lycées professionnels a en effet diminué de 10&amp;nbsp;% en deux ans. Dans le même temps, du fait des nombreux départs à la retraite prévus d'ici à 2010, le nombre de postes a crû de 40&amp;nbsp;%, mettant en évidence, pour les syndicats, le risque d'une pénurie. En moyenne, on a donc compté moins de cinq candidats par poste pour l'enseignement professionnel lors de la session 2002. Dans certaines disciplines, notamment dans le secteur de la production, l'éducation nationale se retrouve en concurrence directe avec les entreprises.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;!--/article --&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE XAVIER-DARCOS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/13#3028</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.senat.fr/senimg/darcos_xavier.jpg&quot;&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;STRONG&gt;Parenté - parentalité : réalités et perspectives &quot;&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#999999 size=2&gt;Allocution de Monsieur Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;Lors de la clôture de la journée&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#999999&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&quot;Parenté - parentalité : réalités et perspectives&quot; à Périgueux&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#999999&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;STRONG&gt;jeudi 7 novembre 2002&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;BR&gt;Je voudrais tout d'abord vous dire combien je me réjouis que la ville de Périgueux ait pris l'initiative de cette journée consacrée aux réalités et aux perspectives de la parentalité. Je tiens donc à rendre hommage à Madame Marie-Christine SANJUAN, maire-adjoint, chargée de l'enfance, de la famille et des relations inter-générations qui en est directement à l'origine et en a supervisé la mise en œuvre avec toute l'implication et la passion que nous lui connaissons. Je tiens également à remercier l'ensemble des participants, magistrats, psychologues, psychanalystes, pour la richesse de leur intervention et à saluer les nombreux acteurs qui ont accepté d'apporter leur concours à cette manifestation : le Conseil général et la caisse d'allocations familiales de Dordogne ainsi que l'Espace Economie Emploi de l'agglomération périgourdine qui a pris une part très active à son organisation. Je n'oublie naturellement pas de leur associer le Ministère de la Santé, de la Famille et des personnes handicapées et je remercie M. Christian JACOB, ministre délégué à la Famille, d'avoir bien voulu clôturer cette journée et en marquer ainsi toute l'importance.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je lui laisserai rapidement la parole puisque le thème qui nous réunit aujourd'hui s'inscrit évidemment au cœur de ses préoccupations. Je m'en tiendrai donc à quelques points.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En tout premier lieu, il est assez étonnant que la parentalité, qui se situe parmi les fonctions et les rôles de la vie des individus les plus délicats à assumer, ceux qui mobilisent l'investissement affectif le plus important, fasse aujourd'hui si peu l'objet de réflexion ou de formation. On a tendance à considérer que le &quot; métier &quot; de parent, à l'instar de l'instinct maternel, est inné, qu'il va de soi, alors qu'il n'a sans doute jamais été aussi difficile à exercer.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je ne peux donc que vous féliciter d'avoir choisi de mettre en exergue cette question essentielle et d'avoir organisé autour d'elle non pas une nième réunion d'information, mais un vrai débat, permettant de dresser un constat et de tracer une perspective. Il est évident qu'une seule journée ne saurait suffire à une telle réflexion. Il me paraît tout à fait souhaitable que celle-ci puisse être poursuivie et approfondie, afin d'apporter des réponses cohérentes et adaptables sur le terrain. A cet égard, je sais que beaucoup parmi vous souhaiteraient la création à Périgueux d'un observatoire de la famille, qui réunirait des professionnels sociaux et médicaux, des juristes et des enseignants et travaillerait pendant l'année sous forme de deux séminaires. Parallèlement à cet observatoire, vous jugez également indispensable la création, sur le terrain, de réseaux d'appui et d'accompagnement à la parentalité.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;C'est naturellement au ministère de la Famille qu'il appartient d'examiner la pertinence de ces projets et l'aide éventuelle à leur apporter. Je ne doute pas que, sur ce point, Christian JACOB se prononcera tout à l'heure. En ce qui me concerne, je ne manquerai pas d'appuyer les actions qui permettent à la ville de Périgueux de continuer à jouer un rôle-pilote en ce domaine.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Etre parent, disais-je, n'a jamais sans doute été plus difficile qu'aujourd'hui. Je pense que vous avez commenté tout au long de cette journée les multiples raisons de cette difficulté. J'insisterai pour ma part sur trois d'entre elles. L'éclatement de la cellule familiale traditionnelle tout d'abord et la présence grandissante de la famille monoparentale, de la famille éclatée, de la famille décomposée ou recomposée. Ensuite, les changements de configuration de la famille traditionnelle elle-même qui d'élargie qu'elle était souvent autrefois est devenue plus restreinte, centrée sur les seuls parents et bénéficie beaucoup moins des solidarités intergénérationnelles. Enfin, l'autorité parentale qui a subi le contrecoup de la contestation qui a atteint l'ensemble des formes d'autorité. Tout ceci a eu des répercussions directes sur l'exercice de la fonction parentale et sur la nature même des relations entre chacun des membres de la famille. Les rapports d'autorité stricte ont laissé la place à des relations faisant davantage appel à l'estime, à la confiance, à la reconnaissance de l'autre. Un comportement plus individualiste des membres de la famille fait qu'aujourd'hui l'autorité parentale ne va plus de soi, que les repères éducatifs sont moins présents. Ceci explique l'attitude de certains parents qui, doutant qu'ils aient encore une place et un rôle à jouer, opèrent un repli face à leurs enfants. Et du repli à la défaillance, voire à la démission, il n'y a pas loin.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Par delà ces évolutions profondes, une constante forte demeure : les parents, qui sont tous appelés à devenir un jour ou l'autre et pour longtemps des parents d'élèves, ont à se situer par rapport à l'institution scolaire. Celle-ci est peut-être la mieux à même de révéler leurs défaillances éventuelles, mais elle est peut être aussi la plus apte à leur venir en aide. C'est en tout cas l'idée qui a présidé à la création du groupe de travail sur la responsabilisation des parents en matière d'absentéisme scolaire que Christian JACOB et moi-même avons récemment mis en place. Cette idée n'est pas de pointer du doigt les familles qui contreviennent à l'obligation scolaire et de les sanctionner - encore que la sanction soit indispensable, même si elle doit rester une solution ultime - elle est bien de les soutenir et les responsabiliser.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L'école n'a pas, en effet, à être une instance de soupçon vis-à-vis des familles. Elle doit au contraire instaurer avec elles un dialogue confiant qui leur permette de comprendre l'importance de l'activité scolaire en général, de bien connaître et apprécier la scolarité de leurs enfants en particulier. A cet égard, je crois qu'il est utile, par exemple que, le plus souvent possible, les bulletins de notes soient remis aux parents dans l'établissement et commentés de vive voix. Plus largement, un document national sera publié au cours de cette année scolaire et permettra de mieux sensibiliser les enseignants aux buts et aux moyens du dialogue éducatif avec les familles et les associations de parents d'élèves.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Par ailleurs, il importe de rappeler clairement aux parents, comme à tous les autres membres de la communauté éducative, quels sont leurs droits et leurs devoirs. Un livret présentant ceux-ci sera prochainement publié et contribuera à clarifier les relations de chacun. Notre objectif est bien de redonner toute leur place et toute leur dignité aux parents à l'école, de redire que, de par leur qualité d'éducateurs premiers de leurs enfants, ils y sont naturellement des acteurs importants et reconnus et de contribuer ainsi, si besoin était, à restaurer l'autorité qui est liée à leur fonction.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Enfin et surtout, il me paraît essentiel que l'institution scolaire retrouve une signification forte, que les parents considèrent à nouveau l'école non pas comme une garderie ou un simple service, mais bien comme le lieu où se joue le destin de leurs enfants, un lieu qui a ses règles et ses contraintes. Pour atteindre cet objectif, une mesure emblématique sera mise en place. A la distribution du règlement intérieur en début d'année se substituera une signature par les élèves comme par les parents de ce même règlement sous une forme qui pourra être solennelle. C'est cette signature qui instaurera un &quot; contrat de vie scolaire &quot; entre les familles, les élèves et l'établissement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Telles sont, Mesdames et Messieurs, les mesures que j'ai voulu mettre en œuvre, non pas tant pour faciliter aux parents l'exercice de leur mission, mais du moins pour les aider, quand cela s'avère nécessaire, à reprendre pleinement leurs responsabilités d'éducateurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Permettez-moi de vous féliciter une nouvelle fois pour la qualité et la richesse de cette journée, qui constituera, en tout cas je le souhaite, la première étape d'une réflexion continue dont nous avons tous à tirer profit.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LETTRE DE MARIE-THERESE BOISSEAU</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/12#2987</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;
&lt;TABLE&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;
&lt;TD align=middle width=&quot;50%&quot;&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.assemblee-nat.fr/tribun/photos/559.jpg&quot;&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;SOCIAL &lt;/B&gt;Près d'un Français sur dix concerné &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Budgets en hausse pour les handicapés &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;PAR MARIE-THÉRÈSE BOISSEAU &lt;SUP&gt;*&lt;/SUP&gt; &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[12 novembre 2002]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;I&gt;« Je veux donner le maximum de mes capacités mais la société doit faire le nécessaire pour que je puisse donner », &lt;/I&gt;dit Florence, une myopathe. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'intégration des personnes handicapées dans notre société est prioritaire. Le président de la République ne s'y est pas trompé en en faisant un des trois principaux chantiers pour l'actuel quinquennat. La création d'un ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées et d'un secrétariat d'état aux Personnes handicapées, voulue par le premier ministre, a été en soi un premier signe politique fort. 
&lt;P&gt;Les premières mesures concrètes sont inscrites dans des budgets 2003 en augmentation. Elles traduisent la volonté du gouvernement à la fois d'accueillir davantage de personnes handicapées en établissement et de permettre à celles qui le souhaitent de vivre à domicile. C'est ainsi que le nombre de nouvelles places en centres d'aide par le travail (CAT) et en maisons d'accueil spécialisé (MAS) va être doublé en 2003. Parallèlement, ces budgets vont permettre de créer des postes d'auxiliaires de vie, de développer l'accueil temporaire et d'expérimenter les soutiens à domicile organisés en réseau afin de faciliter la vie quotidienne d'un plus grand nombre de personnes handicapées. 
&lt;P&gt;L'année 2003, déclarée année européenne des personnes handicapées, sera marquée par de nombreuses manifestations et surtout par la réforme de la loi de 1975. Déposée devant le Parlement avant l'été, cette nouvelle loi a pour lignes directrices l'accueil, l'accompagnement, l'intégration et la compensation. 
&lt;P&gt;Tout commence à l'enfance. Et pour qu'un enfant, quel qu'il soit, puisse donner, adulte, le meilleur de lui-même, il doit être reconnu, dès sa naissance, pour ce qu'il est, et accompagné pas à pas dans son développement en respectant le rythme qui est le sien. Un enfant handicapé doit être pris en charge et ses capacités stimulées bien plus tôt et bien mieux que nous ne le faisons aujourd'hui. Il faut partir de ses potentialités plutôt que de ses manques. Moyennant des aides techniques et humaines spécifiques à chaque type de handicap, il doit pouvoir être accueilli en crèche, en halte-garderie et ensuite à l'école « ordinaire » comme un enfant valide. 
&lt;P&gt;En France, l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans mais, a contrario, l'éducation nationale a l'impérieux devoir d'accueillir tous les enfants et de s'adapter à leurs spécificités pour qu'ils bénéficient au mieux de la scolarité. Cela ne remet pas en cause le bien-fondé d'établissements spécialisés comme les instituts médico-éducatifs (IME) mais ces derniers doivent être plus ouverts et favoriser des échanges constants avec le milieu scolaire. 
&lt;P&gt;Au-delà de l'accueil, l'école doit préparer l'intégration de tous les enfants dans la société notamment les conduire, dans leur très grande majorité, vers un métier. L'activité professionnelle des personnes handicapés en France est encore marginale, et pas toujours directement liée au niveau de qualification : leur taux de chômage est de 26 %, contre 9 % pour la moyenne nationale... Un immense chantier est devant nous ! 
&lt;P&gt;Cette volonté d'intégration en milieu ordinaire n'est pas contradictoire avec le maintien, voire le développement de « lieux de travail protégé », ce que nous appelons aujourd'hui les centres d'aides par le travail (CAT) ou les ateliers protégés. Mais ces derniers doivent être considérés davantage comme un tremplin par rapport au travail en milieu ordinaire. 
&lt;P&gt;Beaucoup de personnes handicapées ne pouvant pas travailler à plein temps, il faudra développer parallèlement le travail à temps partiel et, pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre les structures de travail protégé, les activités qui stimulent et facilitent les relations avec les autres. 
&lt;P&gt;Qu'elles travaillent ou pas, les personnes handicapées doivent par ailleurs choisir leur mode de vie : voilà un enjeu majeur ! Elles sont nombreuses à souhaiter vivre à domicile. Quelques expériences montrent que c'est possible, quel que soit le niveau du handicap. Les maisons d'accueil spécialisé (MAS), encore insuffisantes en nombre, doivent constituer un recours. Mon ambition est de développer des passerelles, avec la possibilité d'un accueil temporaire plus ou moins prolongé dans les moments de crise permettant aux personnes handicapées ou à leur famille de changer de rythme, de se reposer. 
&lt;P&gt;La loi devra aussi favoriser une gestion rigoureuse des deniers alloués. Il s'agit de financement public dont les associations gestionnaires ont à rendre compte à tout moment de façon totalement transparente. Et surtout, elle donnera les moyens de lutter plus efficacement contre les maltraitances de tous ordres à propos desquelles les témoignages ne manquent pas... pour peu qu'on veuille bien les entendre. 
&lt;P&gt;Il est coutume de dire qu'il y a 5 millions de Français handicapés, deux fois plus que de chômeurs ! Chiffre approximatif certes mais, à coup sûr, pas très loin de la réalité. Presque un Français sur dix, c'est considérable ! Au-delà de la loi, il appartient à chacun de changer de regard et de comportement vis-à-vis du handicap, d'être ce « passeur » qui permette aux personnes handicapées de vivre avec et comme les autres. Si, parmi toutes les exclusions que notre société sécrète en permanence, nous arrivions, comme dans d'autres pays, à effacer celle générée par le handicap, nous aurions fait oeuvre très utile pour la société tout entière, manifestement inquiète sur son devenir et en quête de sens. 
&lt;P&gt;Ne perdons pas espoir car, selon la belle devise des ducs de Bourgogne, que nous soyons des personnes handicapées ou valides : &lt;I&gt;« Plus est en nous » !&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;* Secrétaire d'État aux Personnes handicapées. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>BLANCHIMENT</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/09#2897</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial color=#ff0000 size=5&gt;
&lt;P&gt;Opération «Toile d'araignée» à Paris&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000&gt;
&lt;P&gt;Elle a permis l'arrestation de six personnes, dont quatre Russes.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=1&gt;
&lt;P&gt;Par Fabrice TASSEL&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=1&gt;
&lt;P&gt;samedi 09 novembre 2002&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.citoyen.ch/octobre2001/programme/institutions.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial color=#800000 size=2&gt;
&lt;P&gt;Saisis par un juge de Bologne et le parquet antimafia italien, des policiers français enquêtent sur plusieurs sociétés basées en France.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Verdana color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;Paris aussi, deux juges du pôle financier s'intéressent aux intérêts d'hommes d'affaires russes. Saisis par un juge de Bologne et le parquet antimafia italien, des policiers français enquêtent depuis environ un an sur plusieurs sociétés basées en France et soupçonnées d'avoir blanchi des centaines de millions de dollars, dont une partie des aides accordées à la Russie par le Fonds monétaire international (FMI).&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;Repentis. &lt;/B&gt;Les révélations faites début 2000 par deux repentis, un couple qui dirigeait une société new-yorkaise par laquelle transitait l'argent sale, ont donné naissance à cette vaste opération policière. Menée à l'échelle européenne et baptisée «Toile d'araignée», elle a abouti du côté français à l'arrestation en juin de six personnes, dont quatre Russes. Surveillés par certains services de police depuis le début des années 90, ces hommes dirigeaient une demi-douzaine de sociétés (transport de minerais et de pétrole, bois), dont une basée sur les Champs-Elysées, qui se sont révélées n'être que des coquilles vides. &lt;I&gt;«Ces sociétés travaillaient sans aucune logique commerciale, avec un autofinancement énorme. A l'évidence, leur activité n'était qu'apparente»&lt;/I&gt;, estime un policier parisien.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;Recyclage.&lt;/B&gt; Il semble que les personnes mises en examen pour &lt;I&gt;«blanchiment et abus de biens sociaux», &lt;/I&gt;et incarcérées dans plusieurs prisons de la région parisienne,&lt;I&gt; &lt;/I&gt;ne soient que les employés d'un réseau beaucoup plus vaste. Dans la ligne de mire de la justice italienne figure ainsi Grigori Loutchansky, réputé être à la tête d'un réseau de recyclage d'argent sale, notamment via la Nordex, une société fondée en 1989 en Autriche pour abriter l'argent détourné des caisses du Parti communiste russe. La Nordex, qui a ensuite essaimé 70 filiales partout dans le monde, aurait depuis servi à faire circuler l'argent du crime organisé russe. L'avocat de Grigori Loutchansky &amp;shy; qui dément cette accusation &amp;shy; en France, Me Francis Szpiner, a déjà fait savoir aux juges que son client était prêt à les recevoir à Moscou s'ils désiraient l'interroger.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE TRAVAIL DES HANDICAPES</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/07#2857</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.herouville.net/images/services/mrghandi.gif&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Handicapés, la conquête de l'autonomie &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'Express du 07/11/2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pascal Gobry&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Le système actuel est pervers» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;propos recueillis par Jacqueline Remy &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comment inciter les chefs d'entreprise à embaucher des personnes atteintes d'un handicap? Ce défi sera lancé lors de la semaine organisée par l'Agefiph et l'Adapt, deux associations d'aide aux handicapés. De son côté, le statisticien Pascal Gobry dénonce dans L'Enquête interdite (Le Cherche Midi) la perversion d'un système qui, selon lui, maintient la ségrégation. L'Express l'a rencontré &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;© DR Le salaire minimum en CAT est de 5% du smic, et il existe un maximum: 110% du smic. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pourquoi ce titre, L'Enquête interdite? Quand il était dans l'opposition, le ministre Jean-François Mattei, alors député, était parvenu - après le scandale des disparues de l'Yonne - à faire voter par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur la situation des handicapés. Quelques semaines plus tard, la conférence des présidents de groupe du Palais-Bourbon a annulé cette commission d'enquête, la jugeant «inutile». Si cette commission avait pu faire son travail, mon livre n'aurait pas lieu d'être. Vous allez plus loin. Vous affirmez que tous les chiffres sont faux quand on parle des handicapés. On ne sait même pas les dénombrer, dites-vous. Façon de minimiser le problème? Officiellement, en France, 3,5 millions de personnes souffrent d'un handicap. Mais, mystérieusement, au-delà de 60 ans, vous n'êtes plus considéré comme handicapé. Je sais, en raison de mon métier de statisticien, comment on évacue certains chiffres. Prenons l'exemple des aveugles: les statistiques des ministères en recensent 60 000 en France. Moi, j'estime qu'ils sont au moins 350 000. Pourquoi? Parce qu'au Royaume-Uni, pays dont la population est à peu près égale à la nôtre, où l'on compte tous les aveugles, y compris les plus de 60 ans, et où, que je sache, aucune maladie génétique n'a particulièrement frappé, ils sont 380 000, outre 1,8 million de mal-voyants… Bref, si l'on veut bien admettre que les plus de 60 ans sont des êtres humains comme les autres, il y a environ 5 millions de handicapés en France. Or les progrès de la médecine - qui sauvent des vies, au prix parfois d'un handicap - et l'allongement de l'espérance de vie font qu'il y aura de plus en plus de personnes handicapées en France, sans doute 10 millions en 2030. Au lieu d'édulcorer les chiffres et d'éluder la question, les hommes politiques devraient s'en soucier. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«Il n'y a pas 4% de handicapés dans les entreprises » &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quel intérêt y a-t-il à travestir la réalité? Faire croire que la politique qu'on mène est efficace. On dit, par exemple, qu'il y a de plus en plus d'enfants handicapés accueillis par l'Education nationale. Pourquoi? Pour calmer leurs parents. En fait, il y en a de moins en moins, et cela nous coûte cher: une place d'élève revient à 7 000 euros dans l'Education nationale, au lieu de 25 000 euros dans une institution privée. Dès que l'on aborde le problème du chômage, tous les chiffres sont faux en général mais, dans le domaine du handicap, c'est un mensonge énorme. Les statistiques officielles disent que le chômage des handicapés se monte à 15%. Or j'ai calculé que 62% des 730 000 travailleurs handicapés reconnus aptes au travail sont ou bien au chômage, ou bien, pour 100 000 d'entre eux, dans des centres d'aide par le travail (CAT). Voici les vrais chiffres; ils ont tous augmenté de 1999 à 2001: catégorie des handicapés immédiatement disponibles à la recherche d'un CDD: + 90%; catégorie des handicapés munis d'un petit boulot, en quête d'un CDI à temps partiel: + 73%; catégorie des handicapés munis d'un petit boulot, à la recherche d'un CDD: + 186%. Pourtant, la loi de 1987 contraint les entreprises de plus de 20 salariés à employer un quota de 6% de handicapés. Une loi, semble-t-il, imparfaitement appliquée, puisqu'on annonce qu'elles n'ont pas dépassé le seuil de 4%. Mais, là encore, vous contestez fermement les bilans officiels. C'est la plus grosse imposture! Les statistiques sont biaisées. Il n'y a pas 4% de handicapés dans les entreprises. La vérité, c'est que la loi est respectée aux deux tiers. Or, comme il y a des quantités de façons de respecter la loi sans embaucher de personne handicapée, on compte toutes ces façons comme si on en avait recruté. En réalité, il suffit de recenser le nombre de handicapés qui travaillent en entreprise et de le rapporter à l'effectif global des salariés en France: au lieu des 4% affichés, vous obtenez 1%. Paradoxalement, ce sont les entreprises de moins de 20 salariés qui, alors qu'elles n'y sont pas contraintes légalement, emploient en moyenne le plus de handicapés: 1,6%. Mais comment les autres font-elles pour contourner la loi? Les textes permettent, par exemple, de compter pour 2, 3, ou même 5,5 handicapés, une seule personne embauchée, en fonction de son âge, de la gravité de son état, de la catégorie à laquelle elle appartient, à l'issue d'une quantité de calculs. Pour résumer, il y a sept méthodes parfaitement légales pour éviter de recruter ceux que l'on fuit comme Quasimodo. La plus banale, dans sa cruauté, consiste à payer une amende, si l'on n'emploie pas le quota légal de handicapés. Quand on paie une amende, normalement, cela ne donne pas le droit de réitérer l'infraction. En l'occurrence, si. Ce qu'on paie à l'Agefiph, l'organisme chargé de collecter ces sommes, ce n'est pas une amende, c'est une autorisation de ne pas embaucher une personne handicapée, une sorte de permis. A un prix dérisoire: 4 000 euros par an pour une entreprise de 33 à 50 employés. Le discours officiel, évidemment, dit exactement le contraire: cette méthode se veut théoriquement dissuasive, alors que c'est celle que les employeurs préfèrent. Ce n'est pas cher. Et, par ailleurs, il est tellement compliqué d'embaucher un handicapé… Il faut remplir une quantité de papiers d'une complexité ahurissante. Alors que, là, il suffit de libeller un petit chèque, et hop! vous êtes débarrassé du problème. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«On ne veut pas que ces employés-là soient en contact avec la clientèle» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pourquoi les chefs d'entreprise répugnent-ils tant à embaucher des handicapés? Ce n'est pas rationnel. Une entreprise qui embauche un handicapé voit son emploi en partie subventionné, et on l'aide à aménager le poste de travail. Pourtant, à productivité égale, elle préfère une personne valide, alors que, théoriquement, elle a intérêt à recruter un handicapé. Tout simplement parce que ce dernier ne fait pas bien dans le décor. C'est la seule raison. Il y a un aspect esthétique: on ne veut pas que ces employés-là soient en contact avec la clientèle. D'ailleurs, on les met souvent au standard. C'est assez terrible, et cela explique à quel point nous sommes collectivement prêts à payer cher la relégation des handicapés. Vous rapportez qu'il y a un moyen un peu hypocrite, et finalement lucratif, de donner du travail à des handicapés sans les recruter. C'est l'une des sept méthodes, la pire: l'exclusion, au nom de l'insertion. Au lieu d'embaucher chez vous des personnes handicapées, vous ouvrez un centre d'aide par le travail (CAT), une usine spéciale où vous pouvez les payer à 5% du smic, en dehors de tout droit du travail, et cela vous dispense d'en recruter dans votre entreprise principale. Combien d'entreprises ont recours aux CAT? En 1998, 21 700. De 1993 à 1998, on a vu une progression de 29% des contrats de sous-traitance entre l'entreprise principale et ces entreprises délocalisées. Non seulement ces emplois ne coûtent pas cher - c'est le Bangladesh, moins les frais de transport - mais ils peuvent rapporter gros, grâce aux subventions. En plus, les handicapés ne sont pas mélangés aux autres employés. C'est un système d'une perversité totale! Vous n'hésitez pas à parler d'esclavage économique à propos des CAT... Qu'est-ce d'autre? Les CAT ne sont pas soumis au droit du travail. Il n'y a ni indemnités de licenciement, ni allocation de chômage, ni, en cas de litige, accès aux prud'hommes: on peut être licencié du jour au lendemain. Il n'y a évidemment pas de syndicat dans ces maisons qui échappent à l'inspection du travail. Dans beaucoup de CAT, les 35 heures sont appliquées à l'encadrement - des travailleurs valides - mais pas aux ouvriers handicapés, qui, sauf exception, font 39 heures et ne partent à la retraite qu'à 60 ans, alors qu'en Europe certains de nos voisins sont plus compréhensifs. Théoriquement, les CAT sont faits pour préparer l'insertion future des handicapés dans une entreprise normale. En réalité, ceux-ci passent leur vie entière dans l'établissement, à commencer par les meilleurs éléments - pourquoi les lâcher à la concurrence? Chaque année, 0,5% seulement des ouvriers sortent des CAT, c'est dire le pouvoir d'insertion de ces établissements! Selon vous, le salaire moyen de ces ouvriers s'élève seulement à 12% du smic, le minimum autorisé étant de 5%. Comment est-ce possible? Parce que les allocations, en France, sont versées sous conditions de ressources. Les patrons savent que moins ils paient le travailleur handicapé, plus celui-ci percevra d'allocations. Pourquoi s'embêteraient-ils à le payer plus cher, alors que la collectivité prend la différence à sa charge? C'est d'ailleurs un système qui invite à ne pas travailler. Je cite le cas d'un aveugle qui touche 1 700 euros par mois d'allocations non imposables et sous conditions de ressources. Déjà, il ne se marie pas avec sa compagne, cadre dans une banque, pour éviter de perdre la totalité de ses allocations. On propose à ce diplômé d'une école de commerce des boulots - sous-payés parce qu'il est handicapé - à 1 700 euros par mois, justement, mais imposables. En travaillant, il gagnera moins qu'au chômage. La solution? Au lieu d'avoir des allocations de subsistance, qu'on supprime quand le handicapé trouve du travail, on devrait instaurer des allocations compensatrices imposables versées quoi qu'il arrive, selon le principe suivant: vous avez des charges supplémentaires, on vous met à égalité avec les autres. Jacques Chirac s'est engagé en ce sens. Pourquoi les CAT paient-ils si mal, alors qu'ils sont largement subventionnés? Le pis, ce n'est pas le salaire minimum. Plus choquant encore, il y a un salaire maximum. Dans les CAT, il est interdit à un ouvrier de gagner plus de 110% du smic normal, toutes ses allocations sociales comprises. «Mais, m'sieur, si je travaille bien?» Cause toujours, toute ta vie tu resteras à moins de 110% du smic… Malgré tout, n'est-ce pas mieux de travailler là plutôt que de rester inactif? C'est, bien sûr, ce que l'on dit. Les handicapés sont piégés dans ce discours. Si vous ne voulez pas travailler en CAT, vous avez le choix entre le chômage ou l'un de ces foyers dits «occupationnels» où l'on vous fait enfiler des perles… Les CAT sont théoriquement réservés aux personnes atteintes d'un handicap grave, les familles sont très contentes de trouver un emploi dans un CAT, car c'est beaucoup mieux que l'un de ces foyers. Problème: on ne choisit pas. Les commissions départementales chargées d'évaluer votre handicap - les Cotorep - en décident. Et elles ne le font pas en vertu d'une échelle précise, mais en fonction de critères financiers et des places disponibles. S'il y a des places en CAT dans votre département, par exemple, on vous attribuera le taux de handicap qui permet d'aller travailler en CAT. C'est ainsi que l'on détermine, en France, le taux de handicap. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;«1,5 million de handicapés ont renoncé à travailler» &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est une accusation grave... Ces commissions vous font entrer dans des catégories qui vous ouvrent des droits, mais à la tête du client, et selon la politique du département. Les taux d'incapacité octroyés sont des seuils qui permettent l'enclenchement de la machine administrative. On ne mesure pas l'aptitude à l'emploi du candidat. On va lui donner tel ou tel taux pour le contraindre à aller qui dans ce foyer, qui dans ce CAT. Dans ces commissions siègent, notamment, les propriétaires de ces établissements. Le handicapé ne peut pas plaider son dossier, sauf exception. Vous affirmez qu'on sous-estime le nombre de travailleurs handicapés en se contentant des statistiques des Cotorep, censées regrouper les actifs déclarés et les demandeurs d'emploi. C'est une autre facette du voyage en Absurdie qu'a constitué mon enquête! D'un côté, on nous dit qu'il y a 4% de handicapés dans les entreprises, et qu'il devrait y en avoir 6%, et, de l'autre, on nous dit qu'en France ils sont au total, avec ou sans emploi, 730 000, c'est-à-dire 3% du nombre total des salariés français. Comment pourrait-on en avoir 4% dans les entreprises, comme il est clamé, et en espérer 6%? Selon mes calculs, il y a en fait 3 millions de handicapés en âge de travailler. Parmi eux, 730 000 sont déclarés par les Cotorep - dont 100 000 employés dans les CAT et 250 000 dans les entreprises normales. Par ailleurs, 750 000 personnes atteintes d'un handicap plus ou moins léger travaillent sans se faire reconnaître comme telles, pour des raisons personnelles. Et 1,5 million de handicapés ont renoncé à travailler: ils restent cloués chez eux ou dans des institutions. Certes, les plus atteints ne peuvent pas travailler. Mais ils sont moins nombreux qu'on ne le croit - regardez Stephen Hawking ou, naguère, Petrucciani. Question: s'est-on donné le mal de les aider à travailler? Vous affirmez que, collectivement, nous préférons payer plus cher pour ne pas voir les handicapés. L'argent public officiel pour le handicap, ce sont 24,5 milliards d'euros. Moi, j'ai reconstitué le coût réel du handicap, le vrai budget social. Il s'élève à 35 milliards au moins. La différence, c'est le prix que nous sommes disposés à payer pour les cacher derrière des murs. Tout cela dans une opacité complète. On ne peut pas, sauf exceptions notables, avoir accès aux comptes des associations qui gèrent totalement les établissements pour handicapés en France. Or leurs fonds - 8,7 milliards d'euros officiellement, en fait environ 15 milliards - sont publics à 97%. On assiste, j'insiste, à une privatisation des deniers publics par le biais de ces associations dites «de bienfaisance» dont, souvent, les pratiques ressemblent moins à une politique d'insertion qu'à une politique commerciale. Sans s'attarder sur quelques vrais scandales localisés, reprenons l'exemple général des CAT, gérés par des associations. Ils touchent environ 2 milliards d'euros de subventions officielles: on me dit qu'il s'agit de budgets de fonctionnement, c'est faux. Ces associations pleurnichent en voulant faire croire au public que ce sont les dons des particuliers et la vente de brioches qui sauvent les handicapés. En fait, il y a presque partout des subventions occultes des Ddass, des conseils généraux et des conseils régionaux, qui prennent en charge, ici, l'achat d'un terrain, là, la construction d'un bâtiment, bref des budgets d'investissement. Les CAT ont des millions en banque, de l'argent public détourné de son objet officiel. Ces établissements censés utiliser à des fins sociales un personnel à bas prix et des subventions publiques se lancent de plus en plus souvent dans des politiques commerciales agressives et font d'énormes bénéfices - 1 milliard de francs en 2001 - dont les handicapés eux-mêmes ne voient jamais la couleur. Ils font de la concurrence déloyale aux autres entreprises, qu'ils mettent parfois en difficulté: le marché du tire-bouchon en cep de vigne a ainsi été raflé par un CAT. Sans personnalité juridique ni comptabilité propre, ces centres ne sont pratiquement jamais contrôlés. Il faut en finir avec ces structures spéciales datant des années 1950. La solution? Il faut que, désormais, les handicapés travaillent sous le même régime que les gens valides. Au lieu de payer, très cher, la relégation des handicapés, nous ferions des économies et nous les aiderions à s'insérer dans notre société en leur versant directement l'argent dont ils ont besoin individuellement pour organiser leur vie. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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						<title>L'AFFAIRE ROBERT BOULIN</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/07#2853</link> 

						<description> 
 &lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;B&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.agriculture.gouv.fr/mini/hist/images/Boulin.jpg&quot;&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/CENTER&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;B&gt;07 Novembre 2002 - SOCIETE&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;
&lt;H2&gt;
&lt;P&gt;L'assassinat de Robert Boulin 
&lt;P&gt;Preuves et anomalies 
&lt;P&gt;&lt;/H2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;Le 15 décembre 1987, l'Humanité apportait la démonstration médico-légale que le suicide solitaire de Robert Boulin était impossible. La preuve par les lividités cadavériques. Après la mort, le sang, qui ne circule plus, traverse les tissus et se dépose, sous l'effet de la pesanteur, sur les parties du corps au contact du sol. Ces hématomes forment les lividités cadavériques, précieuses pour l'enquête puisqu'elles déterminent la position du corps au moment du décès. Elles se fixent en quelques heures. Selon le rapport d'autopsie, les lividités cadavériques ont été constatées sur le dos du ministre. Or son cadavre a été retrouvé agenouillé et penché vers l'avant. La situation des lividités est en contradiction avec la position dans laquelle le corps a été retrouvé. Le cadavre a nécessairement été manipulé. &quot; C'est imparable &quot;, explique Fabienne Boulin-Burgeat, la fille du ministre. 
&lt;P&gt;Second fait. Le procès verbal nø 850 établi par les gendarmes de Montfort-Lamaury précise que &quot; le corps de monsieur Boulin &quot; est retrouvé dans l'étang du Rompu, en forêt de Rambouillet, &quot; à cinq mètres de la berge, à un endroit où il y a 50 cm d'eau et 40 cm de vase &quot;. Si le ministre a parcouru ces cinq mètres dans l'eau et la vase avant de s'écrouler, comment expliquer que le bas de son pantalon et ses mocassins n'aient pas été souillés par la fange, comme l'attestent les photos prises au moment où son corps est sorti de l'eau ? Invraisemblable. 
&lt;P&gt;Troisième élément. Les docteurs Deponge et Bailly, qui effectuent l'autopsie du ministre à l'Institut médico-légal de Paris, signalent dans leur rapport que, &quot; conformément aux directives de monsieur le procureur de la République &quot;, ils n'ont pas procédé à l'autopsie du crâne. Pourquoi cette entrave judiciaire au bon déroulement de l'autopsie ? Le ministre a le visage tuméfié et une contre-autopsie pratiquée trois ans plus tard décèlera deux fractures de la face (nez et pommette droite). 
&lt;P&gt;Quatrième élément. Il était facile d'établir formellement la noyade, en analysant l'eau de l'étang forcément inhalée par la victime. L'analyse des poumons n'a pas été faite immédiatement. Mais, les viscères ayant été prélevés au cours de l'autopsie, elle restait possible à tout moment. Or, en 1987, les flacons contenant les poumons ont été volés dans un réfrigérateur dont le cadenas a été fracturé à l'Institut médico-légal. Cette destruction de scellés juridiques, un crime selon le Code pénal, n'a jamais été sanctionnée. 
&lt;P&gt;Cinquième fait. Les échantillons de sang qui auraient permis une contre-expertise à propos des barbituriques (du Valium) absorbés le ministre ont eux aussi été volés, toujours à l'Institut médico-légal de Paris. 
&lt;P&gt;On pourrait poursuivre l'énumération. Dans l'instruction ouverte après la mort de Robert Boulin, on dénombre plus de quarante anomalies ou invraisemblances. Le complément d'information décidé par le parquet général de Paris offre à la justice une chance de se ressaisir, après vingt-trois années d'acharnement souvent ubuesques pour accréditer le suicide. Il restera à expliquer pourquoi Robert Boulin était devenu si gênant qu'il a été supprimé. Personne n'ignorait l'aversion réciproque que se vouaient Robert Boulin et Jacques Chirac, président du RPR. Le premier, proche de Chaban-Delmas, n'avait jamais pardonné la &quot; trahison &quot; du second lors de la présidentielle de 1974. Chirac n'avait-il pas, en se ralliant à Giscard d'Estaing, sabordé la candidature de Chaban ? Robert Boulin, recordman de la durée ministérielle, avait refusé de participer au gouvernement chiraquien de 1974 à 1976. Il était redevenu ministre dès que Jacques Chirac avait quitté Matignon. En 1979, au moment de sa mort, d'insistantes rumeurs le désignaient comme le successeur de Raymond Barre, premier ministre en perte de vitesse. Robert Boulin, gaulliste &quot; historique &quot;, premier ministre de Giscard ? Deux ans avant la présidentielle de 1981, c'était une hypothèse que le RPR ne pouvait accepter sereinement. N'est-ce pas la raison pour laquelle des journalistes ont reçu des &quot; tuyaux &quot; sur une pseudo-affaire immobilière à Ramatuelle (Var), visant à discréditer le gêneur ? Robert Boulin ne cache pas à ses proches qu'il se sait victime d'une cabale orchestrée par le RPR. Va-t-il se laisser détruire, lui qui, dans sa carrière ministérielle, a occupé de nombreux postes clés (le Budget, l'Economie et les Finances, la Santé, la Sécurité sociale) ? Il connaît toutes les affaires sensibles de la Ve République. Le lundi 29 octobre 1979, à 15 h 10, il sort du coffre de son ministère un certain nombre de dossiers. Il les dépose chez lui, 32, boulevard Maillot, à Neuilly. Parmi eux, un dossier Elf. Son épouse Colette le voit sur le seuil de la porte. Il porte son index devant ses lèvres : &quot; Chut ! J'ai un rendez-vous, ne t'inquiète pas. &quot; Il repart au volant de sa Peugeot 306. Allait-il négocier avec ses ennemis intimes l'arrêt de la campagne calomnieuse qui le visait ? Le lendemain, on retrouvait son cadavre. Et les dossiers avaient disparu du domicile du ministre assassiné. Le parquet général de Paris et la police judiciaire auront-ils le courage d'aller au bout de ce mystère ? 
&lt;P&gt;Serge Garde&lt;/P&gt; 
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						<title>PARTICIPATION DES CITOYENS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/07#2849</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;7 &amp;nbsp; novembre&amp;nbsp; 2002&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.unifr.ch/spc/UF/00decembre/images/democratie.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#c21515 size=3&gt;&lt;B&gt;La nouvelle Commission nationale de débat public (CNDP) sera installée ce jeudi&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman, Times, serif&quot; color=#000000 size=3&gt;Tokia Saïfi, secrétaire d'Etat au Développement durable, installera ce jeudi la nouvelle Commission nationale de débat public (CNDP). L'information et la participation de la société civile à la décision « sont en effet au coeur de la démarche du développement durable », précise un communiqué de la secrétaire d’Etat. &lt;BR&gt;Créée par la loi de 1995 relative à la protection de l'environnement (dite loi « Barnier »), la CNDP était chargée d'associer, de manière facultative, les acteurs intéressés de la société civile sur les grands projets nationaux d'infrastructures. Elle a été réformée par la loi de février 2002 relative à la démocratie de proximité. Dans une communication au Conseil des ministres, le 23 octobre dernier, Tokia Saïfi a « exprimé sa volonté de renforcer et d'étendre la participation de la population au processus d'élaboration des projets d'aménagement et d'équipement et de traduire en action la politique de développement durable. » &lt;BR&gt;Erigée en autorité administrative indépendante, la CNDP sera compétente sur des projets plus nombreux ; la saisine sera obligatoire dans certains cas et ouverte aux collectivités locales et aux associations ; les compte-rendus des débats seront rendus publics. &lt;BR&gt;Composée de 21 membres nommés pour 5 ans (élus, magistrats, personnes qualifiées, représentants du milieu associatif, de consommateurs et d'usagers), la CNDP sera présidée par Yves Mansillon et deux vice-présidents, Georges Mercadal et Philippe Marzolf. &lt;BR&gt;La mise en place de la nouvelle CNDP avec une première séance de travail dès ce jeudi 7 novembre va permettre de poursuivre le débat sur certains dossiers restés en attente : l'aéroport Notre-Dame-des-Landes en Loire Atlantique, le barrage de Charlas en Haute-Garonne, la ligne à très haute tension entre Lyon et Chambéry, etc. &lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ALLOCUTION DE XAVIER DARCOS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/06#2831</link> 

						<description> 
 &lt;IMG src=&quot;http://www.senat.fr/senimg/darcos_xavier.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 width=&quot;100%&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;&quot;L'enseignement du fait religieux&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial color=#999999 size=2&gt;Allocution de Monsieur Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;B&gt;Lors du séminaire national &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&quot;L'enseignement du fait religieux&quot; &lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#999999 size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;mardi 5 novembre 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mesdames,&lt;BR&gt;Messieurs,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je suis très heureux d'ouvrir ces trois journées d'études et de débats consacrées à &quot; l'enseignement du fait religieux &quot;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je voudrais d'abord saluer les éminentes personnalités réunies ce matin. En premier lieu, naturellement, Monsieur Régis DEBRAY qui, voici près d'un an, s'est vu confier la mission de procéder à un réexamen de la place dévolue à l'enseignement du fait religieux dans l'Ecole laïque et a clairement mis en évidence la nécessité de développer celle-ci ; Monsieur Jean BAUBEROT, président de l'Ecole pratique des Hautes Etudes et Monsieur Claude LANGLOIS, président de la section des sciences religieuses de cette école, qui ont accepté d'apporter le concours d'une institution prestigieuse à l'enseignement primaire et secondaire ; les nombreux universitaires et chercheurs de renom qui ont bien voulu éclaircir et enrichir notre réflexion.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je tiens également à saluer Madame la Doyenne de l'Inspection générale de l'éducation nationale, les représentants des divers groupes de discipline de l'Inspection générale ainsi que l'ensemble des cadres pédagogiques rassemblés ici : membres des corps d'inspection du premier degré, de l'enseignement professionnel, de l'enseignement secondaire général et technologique, professeurs formateurs chargés de la formation initiale ou continue, représentants des IUFM. &lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs, vous serez amenés à votre tour à prodiguer, si j'ose dire, la bonne parole au sein des académies, au terme de ces trois journées qui s'inscrivent au sein du programme national de pilotage mis en œuvre par la direction de l'enseignement scolaire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comme vous le savez, le séminaire qui nous réunit est la concrétisation d'une des recommandations du rapport remis par Régis DEBRAY. Celui-ci souhaitait que puissent être réunis d'un côté un groupe de chercheurs réputés rassemblés autour de la 5ème section de l'Ecole pratique des Hautes Etudes, de l'autre des inspecteurs pédagogiques et des professeurs-formateurs représentant chaque académie - et ce dans une optique délibérément pluridisciplinaire. C'est donc aujourd'hui chose faite.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Alors que, jusqu'à présent, les problèmes que peut poser l'enseignement du fait religieux étaient principalement présentés dans une perspective historique et géographique, ils doivent, désormais, concerner davantage les littéraires, les philosophes, les professeurs d'enseignement artistiques ou de langues vivantes, qui ont des réponses spécifiques à leur apporter. Cette dimension pluridisciplinaire est évidemment essentielle, car elle peut notamment permettre une approche plus complète et plus transversale du fait religieux, à travers les dispositifs interdisciplinaires mis en place au collège et au lycée (TPE par exemple).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sur l'ensemble de ce sujet, ces trois journées doivent d'abord nous permettre de faire le point. C'est ainsi que Régis DEBRAY en rappellera les définitions et les problèmes, que Claude LANGLOIS le situera par rapport à l'histoire de la place des sciences religieuses en France et que l'Inspection générale dressera un bilan pédagogique. Elles doivent aussi et surtout, grâce aux apports des spécialistes, nous aider à délimiter les acquis et à dessiner l'avenir.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;S'agissant des finalités de l'enseignement du fait religieux, je crois que, depuis les premières interrogations sur ce sujet, à la fin des années 1980, un réel consensus s'est peu à peu établi. Le rapport de Philippe JOUTARD sur l'enseignement de l'histoire, en 1989, a clairement mis en évidence le déficit culturel né de l'ignorance des faits qui relèvent du religieux. Si ce déficit n'était pas comblé, il entraînerait une perte grandissante des codes de reconnaissance qui risquerait à terme d'affecter des pans entiers du savoir. &lt;BR&gt;Nous en avons tous conscience ici : sans disposer des clés nécessaires, comment comprendre Phèdre ou Don Juan, les grandes pyramides d'Egypte, Sainte Sophie d'Istanbul ou une Vierge de Boticelli, comment percevoir le sens d'une cathédrale, d'une mosquée ou d'une synagogue, comment maintenir vivante et vivace une part essentielle de l'héritage que nous ont transmis les civilisations du Livre ? Lors de la consultation de 1998, les lycéens eux-mêmes ont émis le vœu de recevoir un enseignement qui leur permette de mieux s'approprier le monde qui était là avant eux et dans lequel ils traceront leur chemin.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Face à ces demandes, la politique du Ministère a été constante, indépendante même des différents changements politiques. Cette politique, affinée lors de nombreux débats auxquels des partenaires très divers ont participé, repose sur quelques principes simples : &lt;BR&gt;&lt;B&gt;- le refus constant de créer un enseignement spécifique concernant les religions, &lt;BR&gt;- l'inscription naturelle dans les enseignements existants. &lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ceci a été accompli, au milieu des années 1990, en histoire et en géographie. L'étape marquée par notre rencontre d'aujourd'hui n'est donc pas un changement de politique mais un approfondissement. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Essayons d'en cerner les contours : considérer le fait religieux pour les disciplines représentées ici, ce n'est pas introduire une catégorie nouvelle, c'est veiller à prendre en compte l'ensemble du champ scientifique : de même que l'histoire aborde naturellement des faits religieux pour comprendre les sociétés passées, que la géographie étudie les marques du religieux dans les territoires d'aujourd'hui, le professeur de lettres peut analyser l'éventuelle spécificité des textes dont la nature est religieuse, commenter Voltaire aussi bien que Pascal, le professeur d'anglais expliquer pourquoi le nom de dieu figure sur le billet vert, quels sont les rapports entre la couronne britannique et l'Eglise anglicane…La démarche pour l'enseignement artistique et la philosophie va de soi. Comment parler de métaphysique sans référence au fait religieux ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En résumé, l'ensemble de ces finalités me paraissent pouvoir être réunies autour de trois grands axes :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.education.gouv.fr/images/carre.gif&quot; width=6&gt; Enseigner le fait religieux, c'est reconnaître un langage spécifique, qui permet de le nommer et d'en déchiffrer des signes. Comprendre, en somme une des manières de dire le monde.&lt;BR&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.education.gouv.fr/images/carre.gif&quot; width=6&gt; Enseigner le fait religieux, c'est permettre aux jeunes l'accès à d'innombrables chefs d'œuvre du patrimoine de l'humanité.&lt;BR&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.education.gouv.fr/images/carre.gif&quot; width=6&gt; Enseigner le fait religieux, c'est rendre les élèves capables de comprendre le rôle que le religieux joue dans le monde contemporain. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Comment y parvenir ? &lt;BR&gt;&lt;B&gt;Il va de soi que la démarche est totalement laïque&lt;/B&gt;, comme vient de le rappeler fortement le Président de la République. &lt;BR&gt;Enseigner le fait religieux, ce n'est pas - est-il besoin de le souligner ? - s'immiscer dans la conscience de chacun. Ce n'est pas, pour reprendre une expression de Régis DEBRAY, &quot; remettre Dieu à l'école &quot;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La démarche est descriptive, compréhensive, mais elle reste critique et raisonnée. Enseigner le fait religieux, c'est, comme pour tout enseignement, s'appuyer sur les valeurs les plus fondamentales de notre Ecole républicaine.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je tenais à dire brièvement ce matin. Je laisse maintenant à la libre réflexion des participants la tâche de mieux définir les voies et les moyens. Vous avez voulu, ainsi que l'indiquent les titres sous lesquels sont regroupés les différents ateliers, que cette rencontre puisse partir des textes et partir des œuvres, c'est je crois, la bonne démarche, une démarche fondée sur une approche rigoureusement patrimoniale.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Indépendamment des conclusions de vos travaux, auxquels je serai naturellement extrêmement attentif, il me paraît nécessaire que l'inspection générale puisse préciser la mise en œuvre et que les IUFM en tiennent compte dans les plans de formation des enseignants. Il est en effet essentiel que tous les professeurs concernés soient accompagnés et soutenus dans l'accomplissement de ce qui demeure, sans aucun doute, une de leurs missions les plus délicates. C'est votre responsabilité de cadres et de formateurs.&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>REGARD SUR LA FRANCE D'AILLEURS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/05#2793</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.barruel.com/bouc.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 05.11.02 | 11h57&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Elèves et anciens Gadz'arts font régner la loi du bizutage&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;En dépit de la loi votée en juin 1998, et de deux sévères rapports d'inspection, la direction de l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers de Cluny (Saône-et-Loire) ne parvient pas à encadrer les deux mois &amp;nbsp;d'&quot;usinage&quot;. Les 27 &amp;nbsp;000 anciens menacent la direction de représailles économiques.&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Cluny (Saône-et-Loire)&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre envoyé spécial&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par une porte entrouverte et solidement gardée, on n'aperçoit qu'une centaine d'élèves en blouse grise, assis par terre, qui se lèvent d'un geste de la main et se mettent en rang par deux le long d'un mur. En silence. Trois fois par jour et dès 6&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, les 140 étudiants de la dernière promotion de l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (Ensam) de Cluny (Saône-et-Loire) sont rassemblés par leurs aînés de deuxième année pour apprendre les &lt;I&gt;&quot;valeurs&quot;&lt;/I&gt; et les &lt;I&gt;&quot;traditions&quot;&lt;/I&gt; des gadz'arts, leurs &lt;I&gt;&quot;vénérables anciens&quot;&lt;/I&gt;. Cet enseignement marqué par la contrainte, la privation de sommeil, les marches au pas cadencé et les déplacements en rasant les murs et les hurlements sur les jeunes &lt;I&gt;&quot;conscrits&quot;&lt;/I&gt; doit s'achever le 17&amp;nbsp;novembre, par un baptême.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans cette école au passé militaire, la loi du 17&amp;nbsp;juin 1998 sur le bizutage n'a semble-t-il pas changé grand-chose aux techniques d'intégration coercitives que les élèves ingénieurs appliquent depuis cent cinquante ans. Parmi les sept établissements de l'Ensam, le centre de Cluny a déjà dû fermer à deux reprises, en 1995 et en 1997, à la suite des dérives constatées dans la pratique de l'&quot;usinage&quot;, cette période de transmission des traditions (PTT).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Après deux ans de négociations infructueuses pour adoucir le &lt;I&gt;&quot;climat de contraintes et de pressions psychologiques&quot;&lt;/I&gt;, le nouveau directeur de l'école, Jean-Luc Delpeuch, a pris la décision, à la fin septembre, d'exclure dix jours deux responsables du Comité de traditions. Une déclaration de guerre pour les 2e année, qui ont aussitôt boycotté les cours. La riposte a eu lieu le 11&amp;nbsp;octobre dans les petites rues de Cluny (5&amp;nbsp;0 00&amp;nbsp;habitants)&amp;nbsp;: avec l'appui de la Société des anciens, un millier de gadz'arts venus de toute la France ont défilé en file indienne, en tapant du pied et en chantant des textes appris parfois plus de trente ans auparavant. Cette démonstration s'adressait directement à la direction de l'école, accusée dans des dizaines de messages hostiles sur Internet de vouloir &lt;I&gt;&quot;l'abolition des traditions gadzariques&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;&quot;UNE ÉLITE DE MANAGERS&quot;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Pour ces élèves, toucher aux &lt;I&gt;&quot;trad's&quot;&lt;/I&gt;, c'est remettre en cause les &lt;I&gt;&quot;deux siècles d'histoire&quot;&lt;/I&gt;qui n'ont &lt;I&gt;&quot;rien à voir&quot;&lt;/I&gt;avec le bizutage, assure Simon Moller-Camus, le président de l'Association des élèves. &lt;I&gt;&quot;Notre but, c'est de sensibiliser les conscrits à nos valeurs de fraternité et de solidarité, à travers certaines activités folkloriques et solennelles. On a envie que les élèves gardent un souvenir fort de ce qu'ils ont vécu ici.&quot;&lt;/I&gt;Parmi les plus vieux, Sylvain, 24 ans, avoue qu'il a choisi d'intégrer l'Ensam &lt;I&gt;&quot;juste pour ça&quot;&lt;/I&gt;, pour cette &lt;I&gt;&quot;expérience qui forme une élite de managers avec un peu de poigne&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La PTT se prépare un an à l'avance, dure deux mois et commence par une cérémonie au cours de laquelle les nouveaux élèves sont réveillés en pleine nuit pour prêter serment et se faire remettre leur blouse et leur &lt;I&gt;&quot;carnet de trad's&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cet &quot;apprentissage&quot; est ponctué de manifestations, dont les plus spectaculaires sont filmées&amp;nbsp;: des élèves éméchés se défoulent à la fin de leur usinage sur une voiture, dans la cour centrale de l'école. Le véhicule est ensuite incendié sous l'œil éberlué des touristes. &lt;I&gt;&quot;C'est un simulacre de bataille au cours duquel les 2e&amp;nbsp;année invitent les conscrits à se défouler sur eux&lt;/I&gt;, explique Rémy Marchal, un professeur à l'initiative d'un Collectif contre le sectarisme. &lt;I&gt;Ils se font insulter, ça devient l'hystérie.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour les professeurs, le premier effet de la PTT est l'absentéisme&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Hier, sur 70 élèves, 24 étaient absents parce qu'ils dormaient&quot;&lt;/I&gt;, peste un enseignant qui préfère garder l'anonymat. Le conscrit passe en effet tout son temps libre à apprendre des chants, à réfléchir au sens des humiliations et à boire parfois jusqu'au petit matin. Sa conduite est guidée par une série minutieuse d'interdits, comme celui de pénétrer dans certains lieux. &lt;I&gt;&quot;Ça les prépare à l'entreprise, au stress, aux problèmes de gestion d'équipe, &lt;/I&gt;assure Aurélie, en 3e&amp;nbsp;année.&amp;nbsp;&lt;I&gt;La PTT nous a apporté une cohésion et un esprit de groupe qu'on ne trouve nulle part ailleurs.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La plupart des 1re année se soumettent afin de ne pas être exclus du groupe. Ceux qui refusent la PTT sont en effet placés hors usinage (HU). Ils ne peuvent adhérer à l'association des élèves qui gère de nombreuses activités, ne sont pas &quot;baptisés&quot;, et donc pas considérés comme des gadz'arts. Sur l'annuaire des anciens, longtemps primordial pour trouver un emploi, le nom des ingénieurs HU est écrit en italique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Deux rapports d'inspection, en 1995 et en 1999, se sont alarmés de la persistance de ces pratiques &lt;I&gt;&quot;qui empoisonnent durablement l'atmosphère et peuvent porter atteinte à l'image de l'école&quot;&lt;/I&gt;. C'est ainsi que la direction tente depuis trois ans de négocier une évolution des statuts de l'association où la PTT ne serait plus obligatoire. Elle se heurte à une opposition catégorique des élèves et de leur Société des anciens. &lt;I&gt;&quot;Tout repose sur un volontariat parfaitement respectable,&lt;/I&gt; assure Denis Rapenne, le président de la Société des anciens, qui rassemble 27&amp;nbsp;000&amp;nbsp;ingénieurs dans le monde, dont 18&amp;nbsp;000&amp;nbsp;actifs. &lt;I&gt;Si les élèves considèrent que ce n'est pas leur truc, personne ne les oblige. Mais comme dans toutes les associations, si vous ne voulez pas participer, vous vous excluez vous-même.&quot;&lt;/I&gt; Le frein au changement est d'autant plus fort que les anciens n'hésitent pas à menacer la direction de ne plus verser de taxe d'apprentissage si les traditions sont amputées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Alexandre Garcia&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;&quot;Une préoccupation majeure&quot; pour Luc Ferry&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;Le Comité national contre le bizutage (CNCB), fondé en juin 1997 et composé d'élèves, de parents et de représentants de syndicats de l'enseignement, a été reçu lundi 4&amp;nbsp;novembre par Claude Capelier, chargé de mission auprès du ministre de l'éducation nationale, qui a assuré que la question du bizutage constituait pour Luc Ferry &lt;I&gt;&quot;une préoccupation majeure&quot;&lt;/I&gt;. Il a souligné l'importance &lt;I&gt;&quot;de travailler en amont pour sensibiliser les élèves&quot;&lt;/I&gt;, par exemple grâce à la diffusion de dépliants, avant la prochaine rentrée scolaire. M.&amp;nbsp;Capelier souhaite que l'énergie dépensée dans le bizutage soit réinvestie dans des démarches responsables et autonomes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le chargé de mission a fait part de la nécessité d'une réunion interministérielle et rappelé que la question du bizutage concernait aussi le ministère de la justice. Depuis la loi du 17&amp;nbsp;juin 1998, selon lui, une seule condamnation pour bizutage a été prononcée&amp;nbsp;: sept élèves de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Brest ont été condamnés, en décembre 1998, à quinze jours de prison avec sursis et à une amende de 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;francs (152,40&amp;nbsp;euros).&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 06.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;!--/article --&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 05.11.02 | 11h57&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=artsurtitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;Témoignage &lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;&quot;C'est une secte non avouée &amp;nbsp;: on doit avoir un rite initiatique pour accéder à certaines choses&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;Extraits du journal intime d'un élève, qui passe de la rigolade au stress.&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot;&gt;
&lt;P&gt;Médéric Cartier, 24&amp;nbsp;ans, achève sa scolarité à l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (Ensam) de Cluny (Saône-et-Loire), où il s'est spécialisé dans la fabrication de planches de surf et de ponts en bois. Il est l'un des rares à avoir été placé &quot;HP&quot; (hors promotion) par ses condisciples, pour avoir dénoncé l'usinage, dans une lettre diffusée en novembre&amp;nbsp;2001 sur le forum de discussion des élèves. Trois ans plus tôt, cet adepte du skate-board et du piercing s'était pourtant plié aux &lt;I&gt;&quot;pratiques de dressage régressives, contraignantes et avilissantes&quot; &lt;/I&gt;qui ont fait de lui un vrai Gadz'art, à la différence des &quot;HU&quot;, les élèves déclarés &quot;hors usinage&quot; pour avoir refusé de s'y soumettre. Bien avant d'en dénoncer les excès, Médéric avait consigné ses impressions dans un journal intime dont &lt;I&gt;Le Monde&lt;/I&gt; publie des extraits.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;21&amp;nbsp;septembre 1999.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le lendemain, on m'arrête à la sortie du réfectoire, ainsi que tous ceux qui n'ont pas eu l'insigne honneur d'être réveillés par nos vénérables anciens. On nous apprend qu'on a fait une connerie, mais qu'on a toujours le choix de participer ou non à la période de transmission des traditions (PTT). On accepte. Le chef de traditions (CT) nous dit de bien le regarder car c'est pour la dernière fois. Il ne faut jamais regarder les cinq membres du Comité de traditions. (...) Des anciens nous font mettre en file indienne le long des murs. (...) Nous n'avons soi-disant pas le droit de parler. Mais j'apprends qu'il faut écrire son nom, son prénom et sa famille, ainsi que le numéro de la famille, au dos de sa biaude, à la craie blanche. J'apprends qu'un conscrit doit faire écrire un Ancien sur sa cigarette s'il veut fumer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;23&amp;nbsp;septembre. &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On a rendez-vous à 7&amp;nbsp;h&amp;nbsp;15, avec des chaussures noires qui brillent et qui claquent. On est en file indienne le long des murs, sans bouger ni parler, quand les Anciens entrent nous expliquer comment on forme le &quot;monôme&quot;: le bras droit tendu posé sur l'épaule droite de celui de devant, le bras gauche tendu immobile le long du corps, le pied gauche tape la phrase et le pied droit glisse sur le sol. (...) A 18&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, une fois les cours finis, on se retrouve en &quot;sec's&quot; (salle d'éducation des conscrits) où, comme d'habitude, on se fait engueuler.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;25&amp;nbsp;septembre.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On chante beaucoup, on fait beaucoup de &quot;fratern's&quot; (manière de trinquer en se croisant les coudes), il y a une ambiance de fête vraiment formidable. Quelques-uns étaient &quot;plac's&quot; (bourrés), d'autres raides morts, certains ont vomi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;27&amp;nbsp;septembre.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Deux élèves ont craqué ce matin. Je crois que tout le monde prend la PTT au sérieux sauf quelques-uns. La majorité n'a pas compris que l'on n'était pas au goulag (quoique...) et qu'on n'allait pas se faire fusiller. On se rend en sec's en rasant les murs. A nouveau, c'est le silence. : &quot;Y'en a qui ne sont pas venus en sec's, y'en a qui craquent... Faudrait vous tuy'ser (renseigner) sur vos ch'tis cop's qui vont pas bien, y'en a qui vous &quot;chient à l'c's&quot; (qui vous emmerdent). On en a marre de vous faire la police.&quot; Puis ils sautent de la table sur laquelle ils étaient et sortent en claquant violemment les portes. Devant la pression croissante, je n'ai pas le choix, je vais me mettre HU. Ce que je trouve idiot, c'est qu'on ne nous laisse pas travailler, alors qu'on en a envie. On ne nous laisse pas de temps.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;28&amp;nbsp;septembre.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En fait, maintenant, c'est juste stress et pression. Le fait que je prenne ça à la rigolade ne plaît pas du tout aux autres. On est allé en sec's. Comme d'habitude, on nous gueule beaucoup dessus. On a appris qu'il y en avait un qui a voulu téléphoner à SOS bizutage. (...) Nous sommes tous des lâches. Je veux être Gadz'arts car c'est mal de ne pas être Gadz'arts. J'ai déjà été prêt à me mettre HU. Il y en a d'autres dans mon cas. Ils ne participent pas, ils subissent l'usinage à cause de la réputation qu'ont les HU. Pour eux, c'est beaucoup plus difficile de trouver du boulot, de s'intégrer à la vie de l'école.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;7&amp;nbsp;octobre. &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On a une nouvelle chanson à apprendre, &lt;I&gt;La Décale&lt;/I&gt;, pour demander l'autorisation de sortir le week-end (...) On n'a vraiment pas de temps pour nous.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;9&amp;nbsp;octobre.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;(...) Je pense que les Gadz'arts, c'est une secte non avouée&amp;nbsp;: on doit avoir un rite initiatique pour avoir le droit d'accéder à certaines choses... comme si le concours ne suffisait pas. Les autres ne se rendent même pas compte qu'ils sont en train de se faire endoctriner. Moi, cela ne me dérange pas particulièrement, sauf quand ça touche à ma vie privée... Enfin, faut dire que je n'ai plus de vie privée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;8&amp;nbsp;novembre. &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les anciens ont choisi cinq personnes parmi nous, les plus motivées par l'usinage. Ils leur ont expliqué que la &quot;strass&quot; (l'administration) les empêchait de continuer. Comme c'est pas terminé, il faut donc qu'on s'auto-usine&amp;nbsp;! Ils nous ont fouettés pendant cinq semaines et maintenant faut qu'on se fouette tout seuls&amp;nbsp;!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;13&amp;nbsp;novembre 1999.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les Anciens ont coupé leurs cheveux de manière farfelue. (...) On les a vus fracasser une pauvre 2&amp;nbsp;CV dans la cour de l'abbaye. Tout le monde l'a compris. Ils voulaient juste nous montrer qu'il n'y avait que l'autorité qui marchait.&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 06.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;!--/article --&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE DOMINIQUE PERBEN</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/04#2754</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ccccff height=27&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;DIV align=center&gt;
&lt;H3 align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;DISCOURS DE DOMINIQUE PERBEN, GARDE DES SCEAUX&lt;/FONT&gt;&lt;/H3&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.sciences-po.fr/conferences/barnier-barrot-perben-raffarin/Mvc-003f_2.jpg&quot;&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;B&gt;LUNDI 4 NOVEMBRE 2002&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ffffff&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;Monsieur le Président,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Mesdames et Messieurs,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;Je vous remercie, Monsieur le Président de m'avoir invité à m'exprimer à l'occasion de vos journées d'étude consacrées aux jeunes dans la République. Vous avez dans vos propos, retracé le cadre profondément humaniste de l'action de votre fédération et de celles de vos adhérents en matière de protection des plus faibles, jeunes, personnes handicapées. Le thème de vos journées d'études , &quot; Les Jeunes dans la République &quot; atteste si besoin est de cette vocation. Je dirai en écho que l'action de la justice, la mienne à la tête de ce ministère depuis six mois s'inscrit dans cette même perspective, qui place l'écoute, la protection et le respect des plus vulnérables au premier rang des valeurs et des principes qui fondent la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Poser la question des jeunes dans la République, c'est se demander : comment mieux vivre ensemble dans notre société ? A cette question, je répondrai que ce défi pour le travail social, dont vous examinerez au cours de ces deux journées, les multiples facettes, est aussi, je dois le dire, un défi pour la justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Notre capacité à relever collectivement ce défi repose sur la nécessité d'assurer à tous l'égalité des chances qui est la première promesse de la République. Elle repose aussi sur le respect de la loi et des règles sans lesquelles il n'est pas de vie en société.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'égalité des chances, c'est le fondement des principes qui guident notre action. L'article premier de notre Constitution proclame cette raison d'être de la République : assurer l'égalité des citoyens, sans distinction de race, d'origine ou de religion. Les jeunes ont montré qu'ils s'engagent volontiers pour lutter pour l'égalité et ces maux qui rongent nos sociétés : l'intolérance et l'exclusion. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;A Troyes, le 12 octobre dernier, puis à Bordeaux, lundi dernier, le Président de la République a rappelé qu'on ne peut tolérer ces manifestations d'intolérance, ces discriminations, qui minent la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;En tant que Garde des Sceaux, je tiens à agir pour que la justice demeure la gardienne des promesses de la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'égalité des chances passe aussi naturellement par l'éducation et par l'emploi. Le Gouvernement agit dans ces domaines. Le contrat d'insertion dans la vie sociale, qui sera bientôt créé, permettra aux jeunes entre 16 et 25 ans de s'engager dans une activité d'insertion, dans la création d'une entreprise, dans une action associative ou humanitaire. Vous le savez, l'aide que l'on peut donner à une jeune, pour lui mettre &quot; le pied à l'étrier &quot;, à un moment essentiel de son parcours, est souvent déterminante.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'égalité des chances, en République, c'est le respect des droits et des libertés de chacun.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Mais vivre en République, c'est aussi prendre conscience du nécessaire équilibre entre le respect de ces droits et d'un certain nombre de devoirs et d'obligations que chacun doit assumer, dans une société juste et libre. Le premier de ces devoirs est le respect de la loi. C'est ici qu'intervient, en première ligne, la justice et tous ceux, dont vous êtes, qui concourent à son action.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Comme l'a rappelé le Président de la République lundi dernier à Bordeaux, en s'adressant au congrès des conseils d'enfants et de jeunes, la loi n'est pas d'abord une contrainte : &quot; elle garantit la liberté contre la force et protège toutes celles et tous ceux qui en ont besoin, et, en premier lieu, les plus faibles, les plus vulnérables (…). Elle est, en réalité, le meilleur rempart contre la raison du plus fort &quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;C'est pourquoi, vous le savez, le Gouvernement a mené, dès son installation, une action déterminée pour répondre à toutes les formes de violence qui menacent la tranquillité et l'exercice des droits et des libertés individuelles. Il n'y a pas de pacte républicain sans sûreté. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;C'est la première mission de la justice, à l'égard des jeunes, qui sont, faut-il le rappeler, les premières victimes de la violence de certains d'entre eux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;La politique à l'égard des jeunes est vous le savez, une dimension importante de l'action du gouvernement sous l'impulsion du président de la République. L'inquiétude manifestée par nos concitoyens à l'occasion des consultations électorales du printemps dernier a été largement induite par une forte progression de la délinquance des mineurs et par le sentiment d'une certaine incapacité de la société à la juguler et à la prévenir. A cette inquiétude, notre devoir est de répondre de manière équilibrée, dans la fermeté et le respect des principes humanistes qui fondent un état de droit.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;En effet, le premier devoir de la société est d'assurer l'insertion de tous ses membres, et notamment des jeunes, êtres en devenir, dont l'équilibre parfois vacille, et qu'il nous appartient ainsi de rétablir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La justice des mineurs n'a ainsi pas d'autre vocation que de veiller à l'éducation, se substituant à ceux dont c'est la mission ou complétant leur intervention. Opposer sanction et éducation comme on l'a trop souvent fait par le passé n'a pas de sens : la loi possède par essence une vertu pédagogique, en exprimant les valeurs fondamentales que la société se donne. La sanction qui est la mise en œuvre de la loi rappelle le sens des valeurs à ceux qui les transgressent et surtout les aident à les respecter à l'avenir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La justice des mineurs repose sur un texte fondateur, l'ordonnance du 2 Février 1945. Ce texte vivant, réformé à 33 reprises demeure plus que jamais dominé par les principes de spécialisation, de gradation de la responsabilité et de primauté de la finalité éducative. Il m'appartient en tant que Garde des Sceaux, de veiller à l'amélioration de l'efficacité d'une justice spécialisée et éducative et qui doit le demeurer. J'y veillerai à la faveur de moyens, de règles juridiques et de méthodes nouveaux :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;- &lt;B&gt;en ce qui concerne les moyens&lt;/B&gt;, la loi d'orientation et de programmation pour la Justice a fait de la politique judiciaire à l'égard des mineurs l'une de ses priorités : 1250 emplois créés au profit de la protection judiciaire de la jeunesse pour augmenter de 20% les effectifs de cette direction. Dès 2003, 314 emplois d'éducateurs seront crées pour faire face aux besoins de prise en charge et de mise à exécution des décisions de justice et notamment en milieu ouvert, outre l'achèvement du dispositif d'hébergement renforcé et l'activation du plan d'action en faveur des centres éducatifs fermés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Au sein des 950 emplois de magistrats crées sur la période de la loi de programmation, un nombre très significatif concernera la justice des mineurs et donc la mise en œuvre effective du principe de spécialisation : en 2003, l'effectif de juges des enfants sera augmenté de 20%, de même que les sections spécialisées des parquets seront renforcées pour assurer un meilleur suivi des procédures et une plus grande effectivité des politiques pénales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ces moyens très importants correspondent aussi et surtout à la nécessité de veiller à l'effectivité et à la rapidité de l'exécution des décisions des juridictions des mineurs qui est l'une des conditions de la prévention de la réitération sera recherchée. Outre les moyens le comité de suivi de l'exécution des peines, prochainement installé à la Chancellerie devra me faire rapidement des propositions en la matière. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- &lt;B&gt;en ce qui concerne les méthodes&lt;/B&gt; : l'allocation de moyens supplémentaires ne serait d'aucune utilité si nous ne savions pas dans le même temps faire évoluer le concept éducatif sous mandat judiciaire. Les moyens nouveaux, c'est à dire l'effort de la Nation, doivent aussi et surtout faire progresser l'éducation des mineurs là même ou elle n'est pas assez présente, c'est à dire la prison. Les quartiers mineurs des maisons d'arrêt, dont le fonctionnement suscite en effet un sentiment de très grande insatisfaction, verront ainsi prochainement les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse être présents, de manière à assurer une véritable prise en charge permanente en détention, et à préparer la sortie des mineurs et leur insertion en assurant la continuité de la prise en charge avec le milieu ouvert. Un plan d'urgence concernant 10 quartiers mineurs sera prochainement activé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;L'évolution de la prise en charge éducative concerne aussi et surtout l'hébergement éducatif des mineurs délinquants. La démonstration a été faite de l'insuffisante cohérence d'ensemble de la chaîne qui comprend des foyers d'action éducative, des hébergements renforcés ( CPI et CER ) avant le cas échéant la détention. Entre les CER et la détention, il est constaté l'absence d'un maillon intermédiaire, que sont précisément les centres éducatifs fermés crées par le législateur et dont la définition législative constitue une garantie incontestable. Le placement, sous contrôle judiciaire ou dans le cadre du sursis avec mise à l'épreuve, sur appréciation du juge, au terme d'une procédure de débat contradictoire, est ainsi placé dans un cadre respectueux des droits du mineur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les centres éducatifs fermés sont ainsi un concept moderne et rigoureux dont je voudrais ici souligner les principales caractéristiques et la cohérence d'ensemble :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;-l'identification d'un module d'accueil et d'observation des mineurs placés ;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;-l'existence d'un véritable suivi médical, et psychologique intégré ;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;-la priorité donnée dans le projet éducatif à l'insertion scolaire et professionnelle comme moyen de prévenir la réitération ;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;-la préparation de la sortie et la continuité de la prise en charge éducative à l'issue du passage en CEF.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le régime juridique des centres éducatifs fermés sera très rigoureux : je rappelle à cet égard que la violation des conditions du placement décidées par le juge des enfants pourra entraîner le placement en détention. La contrainte juridique, à l'appréciation du juge, est donc forte. Je crois toutefois que cette contrainte par le droit est éducative et permet une meilleure compréhension des règles du placement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les moyens importants qui sont consacrés à ce nouveau concept éducatif, et de manière plus générale aux mineurs sous mandat judiciaire n'est au fond que le reflet de nos attentes, prévenir la délinquance en agissant sur ses causes profondes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Au plan méthodologique, les centres éducatifs fermés seront développés, non de manière autoritaire ou doctrinaire, mais sur le mode de l'expérimentation : trois centres expérimentaux, de statut associatif sont en cours de création. A partir de ces premières expériences, nous pourrons, en tirant les enseignements utiles, adapter un concept, qui ne saurait à aucun égard être unique ou uniforme. Pas plus dans ce domaine que dans d'autres, je ne crois à la pertinence d'un modèle unique et figé. La personnalité des mineurs placés, les catégories d'âge, leur profil en terme d'insertion, leur niveau scolaire, rendent en effet indispensable une souplesse et une mutabilité des prises en charge au sein des centres éducatifs fermés. Très prochainement, au début de l'année 2003, trois centres de statut public seront crées, de nombreux projets étant en cours d'étude et de finalisation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Sur le fond, je souhaite souligner la rigueur et le caractère complet de cette prise en charge éducative nouvelle, issus d'une réflexion très féconde avec l'UNASEA dans le cadre du comité de pilotage et de la rédaction du cahier des charges expérimental mis en place depuis l'Eté. Je salue ici votre engagement et ceux de vos adhérents aux côtés de l'Etat, et qui témoigne de la nécessaire complémentarité du service public de la protection judiciaire de la jeunesse.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Parallèlement vont être crées dans les cinq années, selon un modèle européen dont j'ai pu avec Pierre Bédier apprécier la pertinence au cours de déplacements en Belgique et au Royaume-Uni notamment, 10 ( ou 7 ) établissements pénitentiaires spécialisés pour mineurs : d'une capacité unitaire de 40 à 60 places, ces unités, géographiquement et fonctionnellement distinctes des établissements pour majeurs seront entièrement consacrées à la prise en charge éducative et à l'insertion professionnelle en détention. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'action que je conduis à cet égard avec Pierre Bédier permettra une évolution sans précédent de la condition pénitentiaire des mineurs, dans une perspective entièrement orientée vers leur avenir et leur insertion au sein de la société.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'éducation doit également progresser au sein de la prise en charge du milieu ouvert : la prise en charge éducative classique, assez peu différenciée selon les mineurs et selon la nature civile ou pénale doit évoluer, dans un sens qui doit notamment mieux intégrer la question du passage à l'acte délinquant. Le concept éducatif doit être plus divers dans ses modalités et sans doute tirer les leçons des expériences conduites en France et au sein de pays étrangers. Pour conduire cette réflexion, j'ai décidé la mise en place d'un groupe de travail associant des parlementaires et des spécialistes de l'Education. Je souhaite que le milieu associatif soit naturellement présent dans cette réflexion. Je suis heureux, Monsieur le Président que vous vouliez bien en accepter le principe. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je souhaite que les réflexions et les propositions qui en découleront au printemps de l'année 2003 puissent faire évoluer textes et pratiques pour une plus grande efficacité de la pris en charge éducative.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- &lt;B&gt;au plan juridique&lt;/B&gt; : à l'occasion du vote de la loi de programmation, le gouvernement s'est efforcé d'identifier des réponses plus adaptées à la prise en charge des mineurs délinquants.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;A l'encontre de ces mineurs, pourront désormais être prononcées, dès l'âge de 10 ans, des sanctions éducatives. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ces sanctions ont pour objet d'apporter une réponse plus adaptée aux faits commis par les mineurs lorsque les mesures éducatives apparaissent insuffisantes et que le prononcé d'une peine constituerait une sanction trop sévère. S'agissant des mineurs âgés de 10 à 13 ans, à l'égard desquelles aucune sanction pénale n'est envisageable, ces sanctions éducatives autoriseront une réponse judiciaire plus ferme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Comme je l'ai indiqué lors des débats parlementaires, ces sanctions éducatives apparaissent en réalité comme des sanctions que les parents du mineur délinquant pourraient être amenés à mettre eux-mêmes en œuvre, mais qui sont prononcées par l'autorité judiciaire se substituant à une autorité parentale défaillante.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Enfin, je souhaite conclure en vous faisant part de la vision que j'ai de l'évolution du service public de la protection judiciaire de la jeunesse, dual, mais complémentaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le constat généralement partagé est celui d'un extrême cloisonnement des établissements et services en charge de ce service public, dont la principale ligne de fracture, mais non la seule passe entre le secteur public et le secteur associatif. Ce cloisonnement rend difficile la connaissance de &quot; l'offre éducative globale &quot; de protection judiciaire de la jeunesse à l'échelon départemental comme à l'échelon national, et plus encore la définition d'une politique construite et cohérente d'adaptation de cette offre aux besoins des juridictions en particulier, et de la prévention de la délinquance en général. La mise en place de schémas départementaux constitue dans cette perspective un instrument intéressant, mais insuffisant.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il est donc nécessaire d'engager à tous les échelons territoriaux une véritable politique de complémentarité de l'offre éducative, afin de permettre la construction de parcours éducatifs cohérents, diversifiés et continus pour les mineurs pris en charge.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;A cette fin, il pourrait être envisagé d'inviter le secteur associatif et le secteur public à un travail en profondeur au plan départemental et régional afin d'identifier les facteurs de cloisonnement, et de recenser de façon pragmatique les moyens d'une meilleure coordination. Ces travaux, qui pourraient être menés pendant l'année 2003, devraient aboutir à un réexamen des conditions administratives et financières d'association du secteur associatif au service public de la protection judiciaire de la jeunesse. La loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale, en instituant une possibilité de globalisation des budgets des établissements, remet déjà en cause les conditions de la tarification journalière. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Dans cette perspective, la pertinence et la signification de la procédure d'habilitation devraient également être réexaminées, comme le suggère à la fois la Cour des comptes dans son pré-rapport et la commission sénatoriale sur la délinquance des mineurs.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ces travaux à l'échelon départemental et régional pourraient donner lieu, à la fin de l'année 2003, à une restitution nationale rassemblant les principales associations, leur fédération, les directeurs départementaux et régionaux de la PJJ. A cette occasion, je souhaite pouvoir annoncer les évolutions indispensables, notamment réglementaires et peut être législatives, induites par les propositions de rénovation de la collaboration entre les deux secteurs qui seraient formulées. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je vous renouvelle mes remerciements pour l'organisation de ces journées d'études et vous redis toute la confiance que je place dans l'étroite et ancienne collaboration nouée avec le ministère de la justice au service de la prise en charge des mineurs en difficulté sous mandat judiciaire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Vous vous engagez avec générosité, compétence et détermination pour l'intégration, au sein de la société, au sein de la République de ces jeunes, y compris de ceux &quot; dont personne ne veut &quot;, pour reprendre le titre, un peu provocateur, de l'un de vos ateliers.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Eh bien je puis vous assurer que la République a besoin de tous ces jeunes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Par votre action, vous faites vivre ces valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, afin que tous ces jeunes, se retrouvent dans le creuset de la République, pour assumer un destin commun, en portant eux-mêmes ces valeurs.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ainsi, vous donnez force à toute une génération, à qui il revient aujourd'hui de préserver et d'enrichir la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je tenais à vous le dire et à vous en remercier.&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt; &lt;/P&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-2&gt;© Ministère de la justice - octobre 2002&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>MEMOIRES</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/03#2738</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;Ecrire ses mémoires en ligne pour les léguer aux héritiers [vendredi 01 novembre 2002 - 14h16 heure de Paris] &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.baronvonlind.com/classical/Memoires%20de%20Rose.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;RENNES (AFP) - Ecrire ses mémoires en ligne pour les laisser en héritage à ses proches quand sonnera l'heure de l'ultime voyage, c'est ce que propose l'association Colombe qui se charge de veiller au respect des dernières volontés de ses défunts-adhérents préférant organiser à l'avance leurs obsèques afin de ne pas en laisser le souci aux proches endeuillés. Née en 1998 et basée à Rennes, l'association Colombe se veut un partenaire &quot;désintéressé&quot;, affirme sa présidente Laurence Moguérou. Après avoir acheté un espace électronique auprès de l'association, le mémorialiste compose un recueil des principaux moments et souvenirs de sa vie. Au moment du décès, Colombe clôture le compte et grave l'intégralité de son contenu sur un CD-Rom remis à la personne préalablement désignée par le défunt. Le dépositaire peut à tout moment consulter les mémoires, en faire des copies, les imprimer mais, en aucun cas, les modifier. L'espace électronique est conçu de façon à pouvoir accueillir des textes et des photos. L'utilisateur garde une totale maîtrise du contenu. Il peut à son rythme rédiger les textes, les compléter et les modifier. L'espace, achetée pour 50 ou 75 euros, selon qu'on est ou non adhérent à Colombe, est organisé en sept chapitres intitulés, parmi lesquels, &quot;mon portrait&quot;, &quot;familles&quot;, &quot;entourage&quot;, &quot;événements&quot;... L'association intervient notamment dans des situations délicates lorsque les dernières volontés du défunt se heurtent à l'opposition de proches ou de l'administration, comme le refus d'une mairie par exemple d'autoriser l'inhumation. Avant la mort, elle vérifie la faisabilité juridique et morale des souhaits exprimés, les enregistre puis les met à jour au fur et à mesure qu'ils évoluent. &quot;Par exemple, la dispersion des cendres ne se fait pas n'importe où et n'importe comment&quot;, explique Mme Moguérou pour illustrer la caractère légal des souhaits du futur défunt. Au moment du décès, l'association vérifie l'exécution des dernières volontés du défunt. Des modifications peuvent y être apportées en raison de certaines conditions, comme par exemple la fermeture d'une église pour travaux. Elle délivre alors un visa permettant à l'entrepreneur des pompes funèbres d'exécuter les obsèques. Avec une cotisation de 75 euros dont une partie reversée au Groupement national des entrepreneurs de pompes funèbres (GNEPF), Colombe compte selon sa présidente 76.800 adhérents en France, dont 64,5% préfèrent l'inhumation. D'une moyenne d'âge de 74 ans, 65% des adhérents sont des femmes. L'une d'elle, Colette Delory, 76 ans, qui n'a pas de problèmes de santé et qui continue de voyager, a déjà choisi le bois et la couleur de son cercueil, ainsi que la musique qui accompagnera son dernier voyage. Elle a surtout exigé que le texte de l'homélie soit transcrit par le prêtre et remis à sa fille malentendante &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>FONCTION PUBLIQUE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/02#2709</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;RÉFORME DE L'éTAT &lt;/B&gt;Pour améliorer les services publics &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Plagnol veut s'inspirer du modèle canadien &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;
&lt;TD align=middle width=&quot;50%&quot;&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.assemblee-nat.fr/tribun/photos/2424.jpg&quot;&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Ottawa : de notre envoyé spécial Jean Pigeot &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[31 octobre 2002]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Quarante mille fonctionnaires de moins, soit 20 % des effectifs, et, à la clé, un budget national déficitaire qui devient excédentaire : cette forte médication canadienne, administrée en une législature, n'est assurément pas transposable en France. Elle a même quelques fâcheux effets secondaires, dont notre secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Henri Plagnol, a été discrètement informé lors d'une visite sur place, la semaine dernière. En fait, ce n'est pas de ce modèle que le ministre était allé s'enquérir, mais des méthodes de gouvernement « en ligne » (l'e-gouvernement), de l'allégement des procédures administratives et du contrôle de gestion, ainsi que du système d'évaluation permanente des réformes, incontestables réussites. 
&lt;P&gt;La simplification du contact entre les usagers et l'administration est au coeur du dispositif. Les Canadiens en quête d'un renseignement sur leurs impôts, l'emploi, l'éducation, la santé, etc., ont accès à une ligne centralisée et gratuite pour l'ensemble du pays : 1 8000-Canada, couplé à un site web (canada.gc.ca). L'attente ne doit pas durer plus de trois sonneries et le problème trouve généralement une solution en moins de trois minutes. Plusieurs dizaines d'agents d'information bilingues (français et anglais), regroupés dans un immeuble d'Ottawa, la capitale fédérale, attendent les appels. Ils sont connectés à une base de données de près de 3 000 fiches, remises à jour aussi souvent que possible. Une recherche multicritère, appuyée sur une solide expérience, une bonne dose de patience et de bonhomie, leur permet de fournir le numéro de téléphone de telle administration ou tel bureau, avec les horaires d'ouverture, de renseigner sur le parcours d'une démarche ou de fournir le formulaire nécessaire, aussi compliqué que soit le problème posé. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;« La France n'est pas en retard sur la mise en ligne du service public, &lt;/I&gt;note Henri Plagnol, tout de même impressionné par la visite des installations canadiennes. &lt;I&gt;Ce qui nous manque, c'est le point de contact avec les citoyens. Il faut partir de l'usager comme client. » &lt;/I&gt;Les Français disposent déjà du site gouvernemental (internet.gouv.fr) et d'un portail assez complet (service-public.fr), des neuf Cira (centres interministériels de renseignement administratif), des nouveaux « Impôts info service » et de centres ministériels spécifiques, comme celui du ministère de la Justice, récemment inauguré, ou les Adil du logement. Difficile de s'y retrouver et impossible de faire connaître au public cette usine à gaz par voie de publicité. Henri Plagnol fait de la mise en service d'un portail unique à la canadienne une priorité. 
&lt;P&gt;Le système serait doublé d'un site web et d'un accès de guichet centralisé grâce à des terminaux, même dans les petites communes. &lt;I&gt;« Il faudra y ajouter La Poste et les allocations familiales, qui ne dépendent pas directement de l'Etat », &lt;/I&gt;prévoit le ministre. Les premières expériences pourraient commencer fin 2003. L'allégement des procédures administratives est une autre histoire. Henri Plagnol a rencontré son homologue fédéral, Lucienne Robillard, secrétaire du conseil du Trésor, qui a été l'un des principaux artisans de la baisse des effectifs de la fonction publique. Le but de la manoeuvre, telle que M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt; Robillard l'a décrite, était de parvenir à une meilleure rentabilité de l'administration. Lorsque l'un des experts de cette politique, Jocelyne Bourgon, dit que, sur dix postes, telle direction en a &lt;I&gt;« sauvé cinq », &lt;/I&gt;cela n'a pas le même sens que dans une PME picarde ; cela signifie qu'on a trouvé le moyen de faire le même travail avec cinq fonctionnaires de moins... Les agents de l'Etat fédéral n'ont pas de sécurité de l'emploi et doivent composer avec ce souci de rendement, d'autant qu'une part de leur traitement est indexée sur leurs performances. 
&lt;P&gt;Nul n'a l'inconséquence de rêver pareil système pour la France. Henri Plagnol est convaincu que les fonctionnaires français peuvent, du moins, intégrer une &lt;I&gt;« notion de management », &lt;/I&gt;mise en oeuvre dans &lt;I&gt;« des unités de responsabilité à taille humaine ». &lt;/I&gt;Une commission indépendante serait chargée de &lt;I&gt;« définir des objectifs et de les évaluer régulièrement ». &lt;/I&gt;On traiterait le sujet en concertation avec les syndicats, pour parvenir &lt;I&gt;« non pas à une cogestion mais à une codétermination des objectifs ». &lt;/I&gt;Des &lt;I&gt;« pilotes » &lt;/I&gt;seraient installés aux commandes de la réforme dans chaque ministère, sur le modèle des sous-ministres canadiens, avec rang d'autorité. Et, dans un système en ligne, chaque usager pourra donner son avis. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RADIATIONS A L'ANPE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/01#2699</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.clicweb.fr/Professions/dessins/anpe.gif&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;B&gt;Les radiations à l'ANPE en hausse de 72,8 %&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;L'AMPLEUR des radiations administratives à l'ANPE pour absence de réponse à une convocation inquiètent les syndicats et les associations de chômeurs. Fin septembre, elles ont progressé de 72,8 % sur un an. Le précédent record datait de juillet dernier (+ 109 % sur un an). « Le Pare (Plan d'aide au retour à l'emploi) est une véritable machine kafkaïenne qui dégraisse les fichiers en multipliant les rendez-vous donnés aux chômeurs », explique Noël Daucé du SNU-ANPE, tandis qu'AC (Agir contre le chômage) dénonce « des chiffres du chômage en trompe l'oeil. » L'association souligne que, depuis un an, moins « d'un tiers des chômeurs qui sont sortis de la liste des demandeurs d'emploi le sont pour reprise d'emploi ». Elle s'inquiète aussi de la multiplication des contrats de courte durée : « Moins de 50 % des offres d'emploi sont des offres de moins de six mois. » Les chiffres du ministère des Affaires sociales le confirment : l'emploi précaire a encore progressé en septembre : ainsi, si l'on intègre les demandeurs d'emploi ayant exercé « un petit boulot » en attendant d'avoir trouvé un emploi stable, le chômage a augmenté de 0,7 % le mois dernier, totalisant 2 678 200 personnes. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>SERVICES PUBLICS EUROPEENS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/01#2698</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=5 cellPadding=5 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;&lt;!-- info_sssq_1_col_empil_gen_ref --&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;!-- article --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 01.11.02 | 11h28&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.fen.fr/~cnafal/EDF.gif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Pour des services publics à l'européenne&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot;&gt;
&lt;P&gt;En vingt-quatre heures, la Commission européenne vient de souffler le chaud et le froid sur les &quot;services publics à la française&quot;. Mercredi 16&amp;nbsp;octobre, elle choisissait de lancer un avertissement à la France en lui demandant de priver EDF de certains avantages liés à son statut d'établissement public industriel et commercial (EPIC). Elle a demandé notamment la suppression de la garantie de l'Etat sur les emprunts contractés par l'électricien, car cette caution améliore sa notation par les agences financières et réduit le coût de ses emprunts. D'où un avantage concurrentiel indéniable.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pourtant, le lendemain, Romano Prodi, le président de cette même Commission, lançait dans&lt;I&gt; Le Monde&lt;/I&gt; un vibrant et étonnant hommage au &lt;I&gt;&quot;niveau d'efficacité des services publics français&quot;&lt;/I&gt;. &lt;I&gt;&quot;C'est la force de la France et il serait bon que des pays imitent cette efficacité&quot;&lt;/I&gt;, a même rajouté le président tout en rappelant que &lt;I&gt;&quot;pour garantir le maintien de ce type de services, il faut avoir des règles claires qui ne suscitent pas des réactions négatives dans d'autres pays et qui respectent les règles de la concurrence&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comment expliquer ce double langage&amp;nbsp;? La Commission cherche-t-elle à ménager les opinions publiques en acceptant de conserver l'enveloppe et l'habillage politique des services publics à la française mais en les vidant progressivement de leur substance&amp;nbsp;?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Car l'avertissement adressé au gouvernement français va bien au-delà du seul cas d'EDF. La décision de la Commission, particulièrement bien argumentée sur le plan juridique, pose des principes dont on voit mal pourquoi ils ne s'appliqueraient pas demain à La Poste ou à la SNCF. &lt;I&gt;&quot;Les effets de ces aides sont importants dans le contexte actuel de la libéralisation progressive des marchés de l'électricité et de l'expansion des activités d'EDF à l'étranger qui représentaient, en 1999, 18&amp;nbsp;% de son chiffre d'affaires, contre 12&amp;nbsp;% en 1998. Le produit de ses ventes en dehors du marché français de l'électricité était de 35&amp;nbsp;% pour l'ensemble du groupe en 2001, l'objectif pour 2005 étant de 50&amp;nbsp;%&quot;&lt;/I&gt;, expliquent les services du commissaire à la concurrence, Mario Monti. Il serait normal que la Commission adopte demain le même raisonnement pour la SNCF, qui poursuit déjà une stratégie d'expansion en Europe dans les domaines du fret et du transport de voyageurs ou pour La Poste, devenue le deuxième transporteur de colis en Allemagne.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;TRIPLE &quot;A&quot; POUR LA RÉPUBLIQUE&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Habile, la Commission a choisi de rappeler ce principe sur EDF, alors que l'entreprise n'a pas bénéficié depuis de nombreuses années de garanties d'emprunts explicites. Sa décision n'aura donc que des conséquences financières très limitées ne portant que &lt;I&gt;&quot;sur la portion des emprunts obligataires non encore amortie&quot;&lt;/I&gt; (47&amp;nbsp;millions d'euros, une goutte d'eau pour EDF). Mais une fois ce principe affirmé, sans avoir provoqué une levée de boucliers, il sera plus facile de le mettre en œuvre dans d'autres cas plus sensibles. L'agence Standard &amp;amp;&amp;nbsp;Poors, qui accorde un prestigieux triple &quot;A&quot; à la SNCF et à La Poste, car ces entreprises &lt;I&gt;&quot;bénéficient de la signature de la République&quot;&lt;/I&gt;, ne cache pas que la situation évoluerait si la garantie de l'Etat était remise en question.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pas à pas, les services publics perdent donc leur spécificité. Leur monopole s'effrite (EDF, Gaz de France, La Poste), quand il n'a pas déjà disparu (France Télécom), le statut de leur personnel se banalise (les négociations à EDF et Gaz de France ont commencé) et les aides de l'Etat (directes ou indirectes) sont de plus en plus difficiles à faire admettre par Bruxelles. La Commission a beau rappeler &lt;I&gt;&quot;qu'elle ne remet aucunement en question le fait que l'Etat soit propriétaire du capital d'EDF et ne conteste pas non plus son statut d'EPIC&quot;&lt;/I&gt;, elle vide progressivement les services publics de leur substance.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La justification des services publics ne tient pas en effet à la propriété publique de leur capital. La théorie économique – puisqu'on parle bien ici de services publics industriels et commerciaux – les a d'ailleurs depuis longtemps justifiés. L'existence d'un monopole naturel, de rendements croissants (le coût d'un nouvel utilisateur du téléphone, de l'électricité, d'un pont ou d'une autoroute est quasi nul pour la collectivité) et d'économies d'échelle peut justifier, sur le plan de l'efficacité économique, l'appropriation collective de certains services au profit de tous. Une récente étude du cabinet anglo-saxon McKinsey vient d'ailleurs de reconnaître que la dérégulation était allée trop loin en matière de télécommunications aux Etats-Unis. Mais, dans le passé, la captation de la rente du monopole que s'est attribué l'Etat-actionnaire et l'inefficacité de certains services ont fait perdre de vue ces notions économiques de base et ont permis aux partisans d'un libéralisme conquérant de faire reculer le périmètre des services publics.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;REDÉFINIR PRIVILÈGES ET DEVOIRS&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, la double équation service public égale monopole, égale entreprise à statut n'est pas démontrée. Depuis plus d'un siècle, la distribution d'eau en France, service public par excellence, est confiée à deux entreprises privées. De plus, en lançant les services publics français à la conquête de marchés étrangers, les différents gouvernements français ont suscité les foudres des concurrents privés qui se sont logiquement retournés vers Bruxelles pour obtenir des règles du jeu loyales et équitables. Les services de la Commission n'ont fait que leur devoir&amp;nbsp;: empêcher que l'Etat français n'avantage ses entreprises nationales hors de ses frontières.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Plutôt que d'entretenir en France un débat biaisé sur le service public, il conviendrait sans doute de changer les règles du jeu à Bruxelles même et d'en redéfinir les contours, les privilèges et les devoirs. Puisque l'actuel président de la Commission semble y être sensible, il faut le prendre au mot et redéfinir, au niveau communautaire, les contours d'un &quot;service public à l'européenne&quot;. Alors que l'Europe se prépare à accueillir les anciens pays du bloc de l'Est, la réflexion pourrait même porter sur la place des Etats dans l'économie, les secteurs stratégiques (en dehors de la défense), les aides autorisées (en matière de recherche et développement, par exemple) ou les aides d'urgence. Ne vient-on pas, ces dernières semaines, de voir Gerhard Schröder défendre le statut particulier de Volkswagen, Tony Blair voler au secours d'entreprises privatisées par ses prédécesseurs, mais en grande difficulté, et Silvio Berlusconi se poser en sauveur de Fiat&amp;nbsp;?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Christophe Jakubyszyn et Frédéric Lemaître&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 02.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
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						<title>LAGARDERE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/01#2697</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=PubDate&gt;L'Express du 31/10/2002&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;IMG height=0 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=1&gt;&lt;SPAN class=SurTitre&gt;&lt;CHAMP id=5 nom=&quot;surtitre&quot;&gt;Jean-Luc Lagardère&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=Titre&gt;&lt;CHAMP id=6 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Titre&quot;&gt;Comment il est devenu si puissant&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=Auteur&gt;&lt;CHAMP id=7 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Auteur3&quot;&gt;par Vincent Nouzille, Renaud Revel&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=1&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=1&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=20 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=Chapo&gt;&lt;CHAMP id=8 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Chapo&quot;&gt;En rachetant Vivendi Universal Publishing, le patron gascon est devenu, à 74 ans passés, le n°1 de l'édition en France. De l'aéronautique à l'armement, en passant par l'automobile et les médias, ce boulimique a su se tailler un empire à la mesure de son appétit. Pourtant, ça n'a pas toujours été facile. Retour sur une ascension en dents de scie&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=20 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=35&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=35&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=395&gt;&lt;CHAMP id=9 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Texte&quot;&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=10&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right width=250&gt;&lt;SPAN class=CreditsVignette&gt;© S. Gladieu pour L'Express&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=163 alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lexpress.fr/Express/Info/Economie/Dossier/lagarder/images/lagardere.jpg&quot; width=250&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Legende&gt;Arnaud et Jean-Luc Lagardère. «Arnaud incarne, à mes yeux, la continuité.»&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=5 height=5&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=250 height=5&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Ce 23 octobre, ils sont venus nombreux assister, en rangs serrés, à la remise de l'ordre national du Mérite à la romancière Irène Frain par Jean-Luc Lagardère. La veille, le patron du groupe éponyme a décroché contre toute attente le pôle édition de Vivendi Universal. C'est la première sortie publique de l'entrepreneur depuis l'annonce de l'opération et l'occasion pour un parterre d'écrivains, d'éditeurs et de journalistes de prendre le pouls du champion. Inutile de dire que Lagardère est hilare. Avec le sourire jubilatoire des jours de victoire, son adrénaline. Multipliant les poignées de main, «Jean-Luc» semble sur un nuage.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Il biche... En vérité, l'homme adorerait qu'on retienne de lui, à cet instant, qu'il excelle dans les grandes manœuvres comme aux premiers jours. Dans l'assistance, l'éditorialiste politique Philippe Alexandre ne perd pas une miette du spectacle et lâche d'un ton amusé à l'un de ses voisins: «S'il commence à remettre des décorations à tous ses auteurs, il n'a pas fini!»&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Pour l'heure, l'industriel savoure son succès, obtenu à l'arraché. Avec un chèque de 1,25&amp;nbsp;milliard d'euros, il devrait pouvoir ajouter les maisons d'édition de VU (Plon-Perrin, Presses de la Cité, Robert Laffont, Dunod, Larousse, Bordas, Nathan, 10/18, etc.) à son pôle livres (Hachette, Grasset, Fayard, Lattès, Livre de poche, etc.). «On va ainsi sécuriser notre base nationale», explique Arnaud Largardère, fils unique de Jean-Luc, qui pilote les activités médias du groupe depuis 1998. La veille, dans les étages de la rue de Presbourg, au siège de son groupe, les effusions, à la mesure du coup de théâtre, allaient bon train. «Un heureux dénouement qui vient compenser les jours sans», savoure l'un des féaux de Jean-Luc.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;TABLE width=400 align=center&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV class=Relance1 align=center&gt;Il a la mine enchantée d'un gamin espiègle &lt;BR&gt;qui s'ingénierait à perpétuellement surprendre &lt;BR&gt;son monde&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Après un coup de fil, aux environs de 17 heures, de Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi Universal, venu lui annoncer la bonne nouvelle, Jean-Luc Lagardère est allé féliciter ses troupes. Une&lt;SPAN class=Italique&gt; task force&lt;/SPAN&gt; composée d'Arnaud Lagardère, de Jean-Louis Lisimachio, le patron de la branche livre du groupe; de Dominique D'Hinnin et Jean-Luc Alavennat, les financiers; de Frédérique Bredin, qui aura géré le dossier à Bruxelles, de Thierry Funck-Brentano et Jean-Pierre Joulin, deux sherpas, chargés de la communication, efficaces lobbyistes à leurs heures.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Le Gascon triomphe, avec cet air ravi qui semble dire: «Eh oui, c'est moi encore qui l'ai fait.» Comme aux temps bénis, quand il rachetait à la hussarde Hachette, redressait l'audience d'Europe 1 ou reprenait le contrôle de Matra privatisée. Il a la mine enchantée d'un gamin espiègle qui s'ingénierait à perpétuellement surprendre son monde, jusqu'à son propre fils, pour montrer qu'il a encore du panache. L'éternel retour d'un homme qui n'a cessé de rebondir. N'en déplaise parfois à ses lieutenants, ces «Lagardère boys» redoutés qu'il bouscule souvent sans jamais les punir vraiment, Jean-Luc reste, à 74&amp;nbsp;ans passés, le maître du jeu. «Dès qu'il relâche un peu la pression, il sent que des forces centrifuges sont à l'œuvre, alors il ne peut s'empêcher de penser qu'il doit reprendre les choses en main», s'amuse l'un de ses proches. D'aucuns y voient le syndrome d'un monarque vieillissant, incapable de lâcher prise, se croyant toujours indispensable. Mais, avec l'opération VUP, les barons, une fois encore, ont compris que le boss n'était pas près de dételer!&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Ce Gascon hyperactif n'a pas toujours été aussi fin tacticien. Lorsqu'il déboule, en 1962, aux commandes de la petite société Matra, le jeune ingénieur de Supélec, qui a planché durant dix ans sur les tables à dessin de Dassault, est alors un trublion vibrionnant. «Il était animé d'une véritable fureur d'entreprendre», se souvient l'un des compagnons de l'époque. Il commence ses réunions à 7&amp;nbsp;h&amp;nbsp;45 du matin, recrute à tour de bras, se passionne pour l'aventure spatiale, voyage quarante-huit heures d'affilée pour aller vendre ses missiles en Australie. Au volant de sa DS, il roule à tombeau ouvert, au point que ses troupes finissent par le surnommer «Vroum Vroum». Rien ne l'arrête. Avant d'agir, la seule question fondamentale qu'il se pose est: «A ma place, que ferait John Wayne?» Dégainer avant de réfléchir. Cette ligne de conduite rustique permet à Matra de décoller. Néanmoins, elle se révèle parfois dangereuse. Car Lagardère préfère risquer un dérapage que retenir un élan. Et, gaulliste devenu pompidolien avant de se convertir au giscardisme, il s'enflamme pour les grands projets industriels du pays. Les contrats d'armement pleuvent. Giscard lui promet une chaîne de télévision et lui offrira Hachette sur un plateau. Du coup, il est sollicité pour sauver d'autres secteurs. Il avait refusé de reprendre Lip, mais, au milieu des années 1970, il vient au secours des compteurs Jaeger, de Solex, des horlogers Yema et Jaz, des composants électroniques, du fabricant de munitions Manurhin, d'usines de téléphonie.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Erreurs de taille&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;La plupart de ces diversifications se termineront, sous Mitterrand, en véritable Berezina industrielle! Au moment de l'arrivée au pouvoir des socialistes, en 1981, Jean-Luc plaide d'ailleurs la mauvaise santé financière de ses activités «civiles» pour éviter une nationalisation complète et un démantèlement de son empire… Ce sont les juteuses commandes d'armes, notamment de l'Irak, qui sauvent finalement le groupe d'une faillite au milieu des années 1980.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Lagardère l'a échappé belle. «Jamais plus je ne me laisserai dicter mes décisions par les politiques», dit-il alors. Conjurant cette erreur - «Je ne fais jamais deux fois la même», répète-t-il souvent - il en commet immédiatement une autre, et de taille: celle de se croire invincible quand il est donné favori lors de la privatisation de TF 1 en 1987. Soutenu officieusement par Jacques Chirac à Matignon et François Léotard au ministère de la Culture, Jean-Luc Lagardère prend à peine le soin de préparer sérieusement sa candidature, avec ses lieutenants Etienne Mougeotte et Yves Sabouret. Puisque Hachette doit devenir un «grand groupe français multimédia», le Gascon ne voit pas ce qui pourrait l'arrêter! Il sous-estime le pouvoir de lobbying du challenger Francis Bouygues, qui mitonne son offre en s'adjoignant, notamment, les services de Bernard Tapie et de Robert Maxwell. Cet étrange attelage bénéficie de l'appui de publicitaires, comme Jacques Séguéla, qui hurle contre les futurs pouvoirs de Hachette, la «pieuvre verte», tout en ayant l'oreille de Francois Mitterrand à l'Elysée. Au terme d'une intense bagarre médiatique et de pressions discrètes, le lièvre Hachette est battu sur le fil par la tortue Bouygues. «De ma vie, je n'ai jamais contesté la décision d'un arbitre ni souhaité mauvaise fortune au vainqueur. Il paraît que cette élégance me coûte cher. Tant pis», écrit-il, dans une chronique publiée le 5 avril 1987 dans l'un de ses journaux,&lt;SPAN class=Italique&gt; Le Journal du dimanche,&lt;/SPAN&gt; au lendemain de sa défaite. Mais l'homme d'affaires contrit ne peut s'empêcher d'entonner un couplet cocardier dont il est coutumier: «Je pense (...) à la France et j'éprouve une grande tristesse.»&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;En réalité, Lagardère, en patriote fervent, admirateur de De Gaulle comme de Louis XIV, croit toujours que ses intérêts servent le drapeau qu'il arbore avec fougue. Pour cet industriel de l'armement, qui a connu plusieurs dizaines de ministres de la Défense depuis ses débuts en 1952, ce credo est naturel. A ses yeux, promouvoir Matra ou Hachette, c'est défendre des attributs de la souveraineté nationale, dont il se sent un peu le dépositaire. Les évincer, c'est affaiblir le blason tricolore! Il est vrai que, avec ses missiles, ses satellites, ses Airbus, ses livres scolaires, sa radio influente (Europe 1), ses éditeurs renommés et sa kyrielle de magazines (de&lt;SPAN class=Italique&gt; Paris Match&lt;/SPAN&gt; à&lt;SPAN class=Italique&gt; Elle&lt;/SPAN&gt;), Jean-Luc Lagardère gère des «secteurs sensibles», dont l'influence dépasse largement leur seul poids économique. «C'est ma responsabilité et ma fierté», avoue-t-il, dans un de ses accès de fausse modestie dont il a le secret.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Il a toujours joué avec force - et parfois avec une emphase agaçante aux yeux de ses concurrents - de ces arguments. Lorsque La Cinq, reprise aveuglément en 1990 à un Robert Hersant ravi de l'aubaine, s'abîme dans un désastre financier, Hachette risque le dépôt de bilan. Lagardère répète alors partout que le danger est grand de voir les géants américains ou allemands fondre sur les livres scolaires de l'Hexagone! Effrayés, Pierre Bérégovoy à Matignon et Jean-Yves Haberer au Crédit lyonnais décident d'aider le Gascon. La banque publique appuiera la fusion Matra-Hachette, qui sauve le groupe du désastre en 1992. Et permet à Jean-Luc de mettre enfin son nom de famille au fronton du nouvel ensemble, qu'il contrôle désormais fermement. La cause «nationale» rejoint ainsi les intérêts patrimoniaux et le projet dynastique de Lagardère!&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Intérêts tricolores&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Ce mélange des genres ne le choque pas. Mais peu de gens se rappellent qu'il n'a pas toujours conservé les actifs «nationaux» dont il avait hérité: ses composants furent autrefois revendus à l'allemand AEG, son horlogerie au japonais Seiko, ses équipements automobiles à l'italien Fiat. Et, aujourd'hui, il cherche désespérément un repreneur, probablement étranger, pour les usines de Matra Automobile, qui viennent d'arrêter la fabrication de l'Espace, son modèle best-seller.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Il n'empêche. Lagardère continue de plaider la «défense des intérêts tricolores» pour pousser ses pions. Et cela marche! Ainsi, écarté de la privatisation de Thomson en 1997, Lagardère est revenu par la fenêtre dans le dossier Aerospatiale en 1998: «Il a dealé avec Jospin de manière très politique en lui disant: “Confiez-moi les clefs d'Aerospatiale et je vais en faire le noyau d'un grand groupe européen d'aéronautique et de défense, dont vous pourrez être fier.” Jospin lui a fait confiance. Et Lagardère, qui a reçu ce cadeau inespéré, a tenu parole», raconte un initié. Le géant EADS est né à Strasbourg en octobre 1999. Jean-Luc est son parrain incontesté, décidé à rester aux manettes au moins jusqu'en 2006!&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;TABLE width=400 align=center&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV class=Relance1 align=center&gt;Même s'il se sait désormais incontournable, le Gascon prépare méticuleusement le terrain&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Ses ambitions ne s'arrêtent pas là. Lagardère rêve d'une télévision pour son empire. «Il n'est pas question d'une quelconque revanche, mais la télévision fait partie des activités nécessaires à un grand groupe de communication», explique Arnaud. En juillet dernier, Jean-Luc a refusé le dossier Canal +, qu'il jugeait trop plombé. Son fils n'a pas dit son dernier mot, si le train de Canal + venait à repasser ou si France 2 devait être privatisée. Le père garde aussi un œil vigilant sur toutes les opportunités de croissance dans l'aéronautique et la défense. Il ne croit guère aux alliances transatlantiques, contrairement aux espoirs de son bras droit, Philippe Camus, qui codirige EADS avec l'Allemand Rainer Hertrich. Pour renforcer définitivement le camp français au sein d'EADS, il aimerait reprendre des morceaux de Thales (l'ex-Thomson) qui lui avait échappé en 1997 ou arrimer solidement l'avionneur Dassault à son navire amiral. Seul problème: Thales veut préserver son indépendance et Serge Dassault, maître chez lui, n'est pas du genre à se laisser croquer par l'ami Jean-Luc, qu'il a toujours considéré comme un missilier sous-traitant!&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Du coup, même s'il se sait désormais incontournable, le Gascon prépare méticuleusement le terrain. Il a retenu quelques leçons de ses erreurs passées: suivre sa voie, bien étudier les actifs à reprendre, ne pas trop croire les promesses des politiques, ne pas partir à l'offensive en super-favori, user à bon escient de la fibre patriotique, faire jouer les bons réseaux de lobbying. Sous Jospin, il avait discrètement recruté comme conseiller un certain Jean-Jacques Piette, ancien banquier qui avait ses entrées privilégiées à Matignon. Il utilisait les carnets d'adresses des publicitaires, comme Maurice Lévy, proche de DSK, ou Stéphane Fouks, conseiller de Jospin.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Branle-bas de combat&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;La donne change-t-elle, comme en mai dernier? Lagardère s'adapte. Il a immédiatement écrit à Jacques Chirac, qu'il tutoie depuis les années 1960, pour le féliciter de sa réélection et l'assurer de son loyal soutien d'industriel. Le 29 mai, il a déjeuné secrètement en tête à tête avec Jean-Pierre Raffarin, histoire de lui expliquer ses projets, tant dans le domaine de la communication que de la défense. Son lieutenant fidèle, Jean-Pierre Joulin, garde le contact avec son ami Dominique de Villepin. Son fils, Arnaud, qui a embauché Isabelle Juppé, épouse du maire de Bordeaux, comme chargée d'études, apprend également l'art des réseaux à la française. Jean-Luc est son maître. Et dans son offensive sur VUP, une pure opportunité, il a déployé tous ses talents.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;«On ne lâche rien!» D'emblée, Jean-Luc Largardère met la pression quand, au début de septembre, il décide de foncer. Jacques Chirac à l'Elysée et Jean-Pierre Raffarin à Matignon - craignant qu'une partie du patrimoine culturel français ne tombe entre les mains de fonds d'investissements anglo-saxons - ont fini de le convaincre de jouer les chevaliers blancs. Le 13 septembre, le groupe officialise son intention de rachat. Et c'est le branle-bas de combat. Dans les étages de la rue de Presbourg, aucune place n'est laissée au doute. Invoque-t-on devant lui ses faibles chances de gagner, le groupe risquant d'être accusé de concentration excessive, le voilà qui se crispe et durcit le ton: l'œil plus noir, Lagardère répond combativité, défi majeur, enjeu culturel… A quelques rectifications de frontières près - on le dit prêt à céder les éditions Bordas et Nathan à Albin Michel - son dossier passera l'obstacle bruxellois, il s'en dit convaincu. «Nous respecterons scrupuleusement les textes et nous sommes disposés à discuter avec tout le monde», lâche Arnaud Lagardère. Son père y croit dur comme fer. Comme il a cru aux missiles, à l'électronique, aux voitures ou à la radio, avec cette évidence qui lui tient lieu de logique. Pour le reste, qu'on le laisse conduire l'opération. Il a les capitaux, les structures, l'entregent, les hommes et… la haine de la défaite.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;En ville, Arnaud Lagardère ne s'embarrasse pas de nuances pour comparer, sans ambages, la bataille qui s'annonce alors à l'épopée napoléonienne produite par l'une des filiales du groupe, GMT, et que France 2 s'apprête à diffuser. Après que le père et le fils ont fêté de concert et en grande pompe, le 20 septembre, sous la coupole des Invalides, le lancement de cette saga avec des accents martiaux, VUP doit être leur «pont d'Arcole!»&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;«C'est une longue histoire», commente Arnaud. Le groupe français, associé à la firme d'investissement new-yorkaise Ripplewood, affronte deux concurrents, deux consortiums financiers: l'un emmené par Paribas Affaires industrielles - qui aura mobilisé pour cela une équipe de 140 personnes - l'autre conduit par Eurazeo, filiale de la banque Lazard, associée au Crédit agricole et à la banque d'affaires américaine Carlyle. L'enjeu est de taille. Jamais, en effet, en France, le monde de l'édition n'avait connu une opération d'une telle envergure.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Un zeste de nervosité&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Les handicaps de Lagardère? Ils sont légion, en ce début de septembre: il y a d'abord l'emprise qu'il exerce déjà sur un large pan du monde de l'édition. Il y a aussi cette menace que ferait peser cet accord sur le pluralisme et que dénoncent les éditeurs indépendants, emmenés par Gallimard et le Seuil. Il est vrai que l'alliance Hachette-VUP pèserait entre 40 et 50% du chiffre d'affaires de l'ensemble de l'édition hexagonale, et même 80% pour le livre scolaire, le livre de poche ou la distribution. Il y a encore la Commission européenne de Bruxelles, qui surveille de près le respect des règles de concurrence. Sans compter l'intense campagne de lobbying que déclenchent, tous azimuts, ses deux concurrents, bien décidés à briser les reins de Lagardère. Un front compact, auquel il faut ajouter les réticences d'Agnès Touraine, patronne de VUP, celles de l'ancien patron d'Axa, l'influent Claude Bébéar, et les extrêmes réserves de son affidé Jean-René Fourtou, président de VU, plus enclin à succomber aux sirènes de Paribas, donné grand favori.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;La bataille est loin d'être gagnée. Mais l'industriel n'en laisse rien paraître. Seuls ses proches peuvent déceler un zeste de nervosité, une élocution plus brusque, des éclats de rire convenus. En vérité, l'homme est au four et au moulin, jamais meilleur bretteur que quand il se retrouve le dos au mur. Car ses concurrents ont sous-estimé deux choses dans cette affaire. Le poids du politique, d'abord: en privilégiant les seuls aspects financiers du dossier, ses concurrents - aréopage de banquiers - sont passés à côté de la plaque. Et la ténacité de Jean-Luc Lagardère, en personne, ensuite. Armé de son seul calepin et d'un téléphone, il a ratissé des jours durant l'establishment, convainquant, un à un, ceux qui pouvaient entraver sa route, s'assurant du soutien de ceux qui pourraient peser sur l'issue finale. C'est Jacques Chirac, au premier chef, qui l'encourage à aller jusqu'au bout. C'est Jean-Jacques Aillagon, le ministre de la Culture, qui lui apporte son appui au fil de fréquents entretiens téléphoniques. Il sait aussi qu'il peut compter sur l'oreille attentive de Jean-Bernard Levy, l'un de ses anciens collaborateurs devenu le n° 2 de Vivendi Universal. Ou de Jacques Espinasse, actuel directeur financier de VU et ancien cadre dirigeant du groupe Havas, qui s'opposa, en 1992, au projet de raid que préparait son PDG de l'époque, Pierre Dauzier, sur le groupe Hachette.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Entre-temps, Jean-Luc Lagardère, qui n'a pas renoncé à sa partie de tennis quotidienne, aura pris la plume pour dire son «amour du livre» dans une tribune fleuve publiée par&lt;SPAN class=Italique&gt; Le Monde.&lt;/SPAN&gt; En même temps, il assiste, ravi, à la montée en ligne, bien orchestrée, de quelques-uns de «ses» éditeurs fétiches, dont Claude Durand, le patron de Fayard. Lagardère l'outsider, drapé dans sa toge de défenseur de l'exception culturelle, sera finalement gagnant. Pour cela, il aura fallu persuader Jean-René Fourtou, qu'il fit nommer naguère au sein du conseil de surveillance d'EADS comme personnalité extérieure, qu'il était plus judicieux de vendre séparément, et non d'un bloc, les parties française et américaine - en l'occurrence l'éditeur Houghton Mifflin - de VUP. Puis le convaincre de la justesse de son offre, avec mieux-disant financier et culturel à la clef. Lagardère s'y est employé, l'Elysée et Matignon également. Et l'accord s'est fait après que Bernadette Chirac eut organisé un dîner qui a permis aux deux hommes de régler en aparté les ultimes détails d'une opération rondement menée. Même les détracteurs de Jean-Luc Lagardère en sont restés pantois. Un grand banquier d'affaires parisien commente: «Avec cette opération commando sur VUP, il a fait preuve d'un sens de la manœuvre exceptionnel. Jean-Luc nous a tous roulés dans la farine. Chapeau bas!»&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;/CHAMP&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INTERVIEW DE XAVIER DARCOS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/01#2695</link> 

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&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=PubDate&gt;L'Express du 31/10/2002&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;IMG height=0 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=1&gt;&lt;SPAN class=SurTitre&gt;&lt;CHAMP id=5 nom=&quot;surtitre&quot;&gt;Xavier Darcos&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=Titre&gt;&lt;CHAMP id=6 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Titre&quot;&gt;«Redonnons une certaine solennité à l'école»&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right&gt;&lt;SPAN class=Auteur&gt;&lt;CHAMP id=7 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Auteur3&quot;&gt;propos recueillis par Claire Chartier&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.senat.fr/senimg/darcos_xavier.jpg&quot;&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=Chapo&gt;&lt;CHAMP id=8 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Chapo&quot;&gt;Ses prédécesseurs ont déjà lancé six plans antiviolence en une décennie. Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire, s'attelle, à son tour, à la lourde tâche de rétablir la «paix scolaire» sous les préaux de la République et dévoile son plan antiviolence à &lt;SPAN class=Italique&gt;L'Express&lt;/SPAN&gt;. Suivi des élèves, rappel des règles, collaboration de l'école avec des partenaires extérieurs: Xavier Darcos épouse avec une ardeur nouvelle une philosophie déjà appliquée dans certains établissements de pointe. En insistant sur le nécessaire retour à l'autorité&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=20 src=&quot;http://www.lexpress.fr/redimg/point.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TD width=395&gt;&lt;CHAMP id=9 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Texte&quot;&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Vous souhaitez un «changement de mentalité», dites-vous. Mais encore?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;La discipline procède du savoir. Il faut rappeler cette évidence pour rétablir l'autorité des enseignants et la hiérarchie entre les jeunes et les adultes. Mais nous devons aussi redonner une certaine solennité à l'école. A chaque rentrée, les élèves et leurs parents seront reçus séparément par un membre de la communauté éducative - un enseignant, par exemple. Ils devront lire le règlement intérieur et signer un «code d'honneur». C'est une façon de responsabiliser les familles.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Comment réagir face aux élèves les plus violents?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Au lycée, les jeunes majeurs doivent pouvoir être exclus définitivement sans conseil de discipline. Pour les autres, nous venons de signer une convention avec la Ligue de l'enseignement et d'autres associations de l'éducation populaire afin d'assurer leur prise en charge. Les élèves qui sont vraiment intenables en cours doivent être éloignés un temps de leur établissement et recevoir un enseignement adapté. Des classes relais avec de très petits effectifs existent déjà. Nous y ajoutons des ateliers relais de six à dix jeunes, pilotés par les associations, qui feront collaborer leurs membres et leurs réseaux.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;N'est-ce pas se décharger du problème?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Il n'est pas normal qu'une poignée d'élèves empêche tous les autres de travailler! Nous n'abandonnons pas ces jeunes. Ce «détour» pédagogique ne pourra pas se prolonger au-delà d'une année scolaire. Ensuite, nous évaluerons l'évolution de chaque élève. Pour ceux qui sont réceptifs aux sanctions, nous insisterons sur les mesures de réparation - les travaux d'intérêt général, notamment. Les élèves exclus temporairement pourront suivre un stage de quelques jours dans un Samu, par exemple, ou dans une caserne de pompiers, pour qu'ils comprennent ce que veut dire l'engagement, la responsabilité, la souffrance. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes perdent complètement le réel de vue. Quant aux victimes de violence - enseignants, élèves, chefs d'établissement - elles pourront s'adresser à un adulte référent.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Et sur le plan pédagogique?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Les élèves de première et de terminale seront encouragés à aider les plus jeunes sous la forme du tutorat. Nous instaurerons également une vraie continuité dans les programmes d'éducation civique, de l'école primaire au lycée. Enfin, nous souhaitons augmenter le nombre de postes d'enseignant «à exigences particulières» dans les zones sensibles.&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=Chapo&gt;&lt;CHAMP id=8 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Chapo&quot;&gt;Ses prédécesseurs ont déjà lancé six plans antiviolence en une décennie. Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire, s'attelle, à son tour, à la lourde tâche de rétablir la «paix scolaire» sous les préaux de la République et dévoile son plan antiviolence à &lt;SPAN class=Italique&gt;L'Express&lt;/SPAN&gt;. Suivi des élèves, rappel des règles, collaboration de l'école avec des partenaires extérieurs: Xavier Darcos épouse avec une ardeur nouvelle une philosophie déjà appliquée dans certains établissements de pointe. En insistant sur le nécessaire retour à l'autorité&lt;/CHAMP&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TD width=395&gt;&lt;CHAMP id=9 type=&quot;texte&quot; nom=&quot;Texte&quot;&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Vous souhaitez un «changement de mentalité», dites-vous. Mais encore?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;La discipline procède du savoir. Il faut rappeler cette évidence pour rétablir l'autorité des enseignants et la hiérarchie entre les jeunes et les adultes. Mais nous devons aussi redonner une certaine solennité à l'école. A chaque rentrée, les élèves et leurs parents seront reçus séparément par un membre de la communauté éducative - un enseignant, par exemple. Ils devront lire le règlement intérieur et signer un «code d'honneur». C'est une façon de responsabiliser les familles.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Comment réagir face aux élèves les plus violents?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Au lycée, les jeunes majeurs doivent pouvoir être exclus définitivement sans conseil de discipline. Pour les autres, nous venons de signer une convention avec la Ligue de l'enseignement et d'autres associations de l'éducation populaire afin d'assurer leur prise en charge. Les élèves qui sont vraiment intenables en cours doivent être éloignés un temps de leur établissement et recevoir un enseignement adapté. Des classes relais avec de très petits effectifs existent déjà. Nous y ajoutons des ateliers relais de six à dix jeunes, pilotés par les associations, qui feront collaborer leurs membres et leurs réseaux.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;N'est-ce pas se décharger du problème?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Il n'est pas normal qu'une poignée d'élèves empêche tous les autres de travailler! Nous n'abandonnons pas ces jeunes. Ce «détour» pédagogique ne pourra pas se prolonger au-delà d'une année scolaire. Ensuite, nous évaluerons l'évolution de chaque élève. Pour ceux qui sont réceptifs aux sanctions, nous insisterons sur les mesures de réparation - les travaux d'intérêt général, notamment. Les élèves exclus temporairement pourront suivre un stage de quelques jours dans un Samu, par exemple, ou dans une caserne de pompiers, pour qu'ils comprennent ce que veut dire l'engagement, la responsabilité, la souffrance. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes perdent complètement le réel de vue. Quant aux victimes de violence - enseignants, élèves, chefs d'établissement - elles pourront s'adresser à un adulte référent.&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=Intertitre&gt;Et sur le plan pédagogique?&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=Texte align=left&gt;Les élèves de première et de terminale seront encouragés à aider les plus jeunes sous la forme du tutorat. Nous instaurerons également une vraie continuité dans les programmes d'éducation civique, de l'école primaire au lycée. Enfin, nous souhaitons augmenter le nombre de postes d'enseignant «à exigences particulières» dans les zones sensibles.&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					<item> 

						<title>FAUX-PAPIERS EN FRANCE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/11/01#2693</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;TOULON &lt;/B&gt;Les documents contrefaits servaient à ouvrir des comptes en banque &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;L'affaire des faux papiers dissimule une vaste escroquerie au crédit &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Toulon : Robert des Nauriers&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[01 novembre 2002]&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.elysee.fr/europe/pfue/dosprat/images/billets.gif&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Le trafic de faux papiers et d'escroquerie découvert dans le Sud-Est en juin dernier et qui vient de donner lieu à l'arrestation de trois suspects &lt;I&gt;(Le Figaro du 29 octobre) &lt;/I&gt;ne se limiterait pas à une simple affaire de voyous. Il pourrait atteindre des proportions inouïes et éclabousser des personnalités françaises, monégasques, suisses et italiennes. Mais le conditionnel s'impose car enquêteurs et magistrats se montrent d'une très grande discrétion sur ce dossier. Le juge d'instruction toulonnais Philippe Pataud concède cependant que les organisateurs du système sophistiqué mis en place &lt;I&gt;« n'ont rien de Pieds Nickelés »&lt;/I&gt;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Rappelons que l'antenne niçoise du SRPJ de Marseille a procédé récemment à l'arrestation de deux hommes contrôlant à La Seyne (Var) et à Bendejun (Alpes-Maritimes) deux officines où se fabriquaient des centaines de documents contrefaits : permis de conduire, cartes d'identité, certificats d'assurance, etc. Les faussaires utilisaient du matériel informatique et de reprographie dernier cri, des tampons officiels parfaitement imités ainsi que des cachets authentiques. Selon les éléments recueillis par les policiers, les papiers d'identité apocryphes ainsi obtenus servaient à ouvrir de multiples comptes bancaires ou à négocier des dossiers de crédit auprès d'établissements spécialisés. Jonglant avec les dates de virements, les opérateurs clandestins effectuaient des retraits massifs sans craindre la moindre poursuite, les banques ne pouvant se retourner contre des titulaires fictifs. 
&lt;P&gt;C'est en juin dernier que, pour la première fois, deux agences bancaires du Var découvraient le pot-aux-roses. Leur dépôt de plainte contre X déclenchait une enquête préliminaire confiée à la section financière de la PJ. Les limiers niçois allaient orienter leurs soupçons vers un repris de justice belge et un ancien kinésithérapeute azuréen en rupture avec sa profession. 
&lt;P&gt;Un autre suspect, de nationalité hors Union européenne, devait être aussi longuement entendu. Cet énigmatique personnage, aujourd'hui réfugié à l'étranger, a fait des confidences aux enquêteurs et mis en cause des dizaines de notables établis sur la Côte d'Azur, à Monaco, en Italie et en Suisse. Jouant les « gorges profondes », cet intarissable informateur aurait aussi communiqué les noms des complices exerçant parfois d'éminentes fonctions dans les maisons de crédit et les banques concernées. Lui-même impliqué dans ce trafic, l'homme jouerait aujourd'hui les repentis moins, selon ses dires, pour se soustraire aux foudres de la justice que pour sauver sa peau. Il affirme avoir fourni des preuves irréfutables. 
&lt;P&gt;S'agit-il d'accusations fondées ou bien du délire d'un mythomane ? Le juge toulonnais, seul magistrat chargé du dossier à ce jour, ne se prononce pas : &lt;I&gt;« Je n'ai pas eu connaissance de tels éléments. » &lt;/I&gt;Mais ces derniers existent bel et bien et déjà le microcosme judiciaire s'agite. Certains évoquent l'hypothèse d'une seconde information ouverte cette fois au cabinet d'un juge niçois. L'avocat toulonnais Jean-Claude Guidicelli, que l'on dit désormais &lt;I&gt;« proche du dossier », &lt;/I&gt;observe un silence prudent : &lt;I&gt;« Cette affaire est à la fois trop dangereuse physiquement et procéduralement. » &lt;/I&gt;Bref, on se croirait presque revenu aux semaines de plomb qui suivirent l'assassinat de Yann Piat. Il est vrai que le sang aurait déjà coulé. Ainsi, la « gorge profonde » établit un lien entre ce trafic et l'assassinat d'un malfrat sur la promenade des Anglais à Nice. Il pourrait s'agir de Philippe di Christo, abattu en janvier dernier devant la baie des Anges. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ARNAQUE AU CARREFOUR D'IVRY-SUR-SEINE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/31#2658</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial color=#003399 size=2&gt;Ivry-sur-Seine &lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;B&gt;Les vigiles escroquaient l'hypermarché &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=2 width=1 align=left border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.leparisien.fr/illustrations/dxadm/3515738_o.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial color=#003399 size=1&gt;
&lt;DIV align=left&gt;IVRY, HIER MIDI. Cinq agents de sécurité et des caissiers de cet hypermarché avaient trouvé le moyen d'écouler des chèques volés au sein de leur entreprise. Le montant du préjudice serait de plusieurs centaines de milliers d'euros. &amp;nbsp; (LP/M.S.) &lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;
&lt;P&gt;LA VIGILANCE du directeur de l'hypermarché Carrefour d'Ivry a permis de mettre au jour un trafic qui durait depuis plusieurs mois et qui porte sur plusieurs centaines de milliers d'euros : des agents de sécurité avaient trouvé le moyen d'écouler des chèques volés. La direction de Carrefour a refusé de confirmer le montant du préjudice. Quoi qu'il en soit, il y a quelques semaines, le directeur du magasin constate que ses caisses ont accepté un nombre important de chèques qui se sont avérés avoir été volés. S'il arrive, classiquement, que quelques-uns échappent aux contrôles, cette fois-ci, le phénomène se répète un peu trop souvent pour qu'il ne soit dû qu'à une simple coïncidence. Dans un premier temps, le directeur cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer. Il va même jusqu'à contacter ses collègues des hypers voisins pour tenter de voir s'il s'agit d'un cas isolé sur son magasin ou si les autres ont également constaté une recrudescence de chèques volés. Il est visiblement le seul à être victime de telles malversations. &lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;B&gt;Le client murmurait un mot de passe &lt;/B&gt;&lt;/I&gt;C'est donc au sein de son magasin qu'il commence les premières recherches pour se rendre compte que les procédures de vérifications des encaissements n'ont visiblement pas été respectées pour une vingtaine de chèques perçus par une dizaine de caissières différentes. Saisie de la plainte du magasin, l'Unité d'investigations et de recherches du commissariat d'Ivry s'acharne à chercher où le système de contrôle, pourtant bien rodé, a pu pécher. A chaque chèque dépassant une certaine somme, la caissière doit faire appel aux agents de sécurité, qui appartiennent à une société privée, qui vérifient la validité des chèques auprès des organismes officiels et le contresignent. Et très vite, les policiers se rendent compte que ce sont toujours les mêmes agents qui ont contresigné les chèques volés. Parfois, alors que se présente un client, ce dernier murmure un mot de passe à l'intention de l'agent de sécurité venu auprès de la caissière pour procéder aux vérifications d'usage. Une sorte de Sésame qui fait que l'agent stoppe net le contrôle et valide le chèque en apposant sa signature. D'un montant allant de 400 à 700 euros (2 600 à 4 700 francs), les chèques se succèdent. L'enquête démontrera qu'un caissier a ainsi enregistré, à lui tout seul, une cinquantaine de chèques volés. Au total, une dizaine de personnes, agents de sécurité et caissières confondues ont été interrogées avant d'être mises en examen pour escroquerie en bande organisée, recels de vols, falsifications de chèques et usages ou encore complicité de falsification. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Fabienne Huger &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien , vendredi 25 octobre 2002&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
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						<title>PERBEN ET LA DECENTRALISATION</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/30#2633</link> 

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 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ccccff height=90&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;DIV align=center&gt;
&lt;H3 align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE RELATIF &lt;BR&gt;A L'ORGANISATION DECENTRALISEE DE LA REPUBLIQUE&lt;/FONT&gt;&lt;/H3&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;B&gt;DISCUSSION AU SENAT, &lt;BR&gt;Séance du mardi 29 octobre 2002&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.radio-france.fr/chaines/info2000/operations/elections/citoyen/img/perben_assnat.jpg&quot;&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ffffff&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;I&gt;Le prononcé fait foi&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;SPAN class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Monsieur le Président,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Mesdames, Messieurs les Sénateurs, &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;M. le Premier Ministre vient de poser les bases du débat refondateur pour la vitalité de notre République, que vous allez ouvrir dans un instant.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Avec ce texte, nous avons en effet pour ambition de bâtir le socle constitutionnel d'une &lt;B&gt;véritable République des proximités&lt;/B&gt;. Une République caractérisée par plus de démocratie, plus de libertés, plus de citoyenneté, plus de garanties. &lt;BR&gt;&lt;B&gt;L'unité n'est pas l'uniformité&lt;/B&gt;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La conception uniforme de la République ne rend plus compte des aspirations de nos concitoyens. Selon une récente enquête d'opinion, 74% d'entre eux se prononcent en faveur d'une véritable démocratie de proximité, 73% considèrent qu'elle permettra un meilleur développement économique et 75 % qu'elle améliorera la qualité des services publics locaux. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Il faut désormais trouver un nouvel et un meilleur équilibre entre le principe d'égalité et le respect des libertés locales.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;Ce projet, vous le savez, doit beaucoup à la volonté du Président de la République et du Premier ministre. A Rouen, le 16 avril dernier, le Président de la République avait appelé à un élan et à un souffle nouveaux pour notre Démocratie. Rarement révision &lt;BR&gt;constitutionnelle n'aura été autant nourrie par la réflexion des parlementaires et tout particulièrement par la vôtre, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, vous qui représentez les collectivités territoriales de la République, selon les termes mêmes de l'article 24 de la Constitution. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Vos travaux ont très directement inspiré, en effet, la réflexion du Gouvernement, comme vous le rappeliez, il y a un instant, Monsieur le Premier Ministre. Vous-même vous y avez contribué, lorsque vous siégiez sur ces bancs. &lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;A l'origine de ces réflexions et propositions, il y a un même constat, désormais très largement partagé et que traduit le corps même de notre Constitution : &lt;B&gt;la place des collectivités territoriales y est très modeste&lt;/B&gt; ; un seul article scelle, dans le titre relatif aux collectivités territoriales, le sort des collectivités métropolitaines ; trois autres articles concernent les collectivités d'outre-mer et un titre spécifique , la Nouvelle Calédonie.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Pendant tout le siècle dernier, le principe dit de libre administration des collectivités territoriales a donc résumé l'aspect constitutionnel de la question.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Dans ce cadre, la décentralisation a donc été l'œuvre du législateur. Issue de la réflexion du Général de GAULLE, celle-ci a été conçue au début des années 1970 comme un allègement des tutelles de l'Etat, principalement sur les communes. Elle a par la suite emprunté à titre temporaire - faudrait-il dire aujourd'hui expérimental ? - la voie de la déconcentration avec la création en 1972 des régions comme établissements publics. &lt;BR&gt;Je tiens à rappeler ici le rôle précurseur joué par le Sénat qui adoptait dés le 22 Avril 1980 , après 15 mois de travaux , un projet de Loi relatif au développement des responsabilités locales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La décentralisation s'est alors développée progressivement dans un mouvement de transfert de compétences portant, pour l'essentiel, sur la gestion de services publics. &lt;BR&gt;A sa suite, les lois de décentralisation des 2 mars 1982 et 7 janvier 1983 constituent davantage l'aboutissement d'un mouvement déjà nettement amorcé qu'une rupture. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les acquis de la décentralisation lancée par Gaston DEFFERRE sont justement appréciés. Vingt ans après les lois de 1982 et 1983, les collectivités locales sont reconnues comme les espaces d'une démocratie de proximité, à même d'assurer la satisfaction de bon nombre des besoins de nos concitoyens. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Mais, vous le savez mieux que quiconque, Monsieur le Président, ce mouvement a aujourd'hui atteint ses limites.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La décentralisation des années passées fut &lt;B&gt;octroyée par l'Etat&lt;/B&gt;. Celle que nous vous proposons de mettre en place, est, comme le souligne très justement le rapport de votre commission des lois, &lt;B&gt;portée par l'initiative des élus locaux eux-mêmes.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Depuis 1998, Monsieur le Président, vous avez pris votre bâton de pèlerin avec un bon nombre de vos collègues sénateurs pour animer, dans presque toutes les régions de métropole et d'outre-mer, les états généraux des élus locaux. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les conclusions de ce travail de fond ont bien mis en évidence les limites d'une décentralisation qui, si elle fait désormais partie de notre patrimoine républicain, s'apparente à un &lt;B&gt;processus inachevé,&lt;/B&gt; au &quot;&lt;B&gt; milieu du gué &lt;/B&gt;&quot; qui a même été fragilisé par des tentations recentralisatrices.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;D'abord, l'enchevêtrement des compétences, en dépit d'une logique affichée de transfert par bloc, nuit clairement à l'efficacité de l'action publique. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Sur une même question plusieurs collectivités, et l'Etat, peuvent intervenir concomitamment : qu'il faille entretenir ou construire des voies ouvertes à la circulation routière, la compétence en reviendra au maire , mais ses pouvoirs s'arrêteront si la commune est traversée par une route nationale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;78% des Français avouent leur perplexité face à la confusion actuelle. Ne parlons pas des mécanismes de co-financement.....&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ensuite, la rigidité institutionnelle n'a pu être desserrée, en France métropolitaine qu'à Paris ou en Corse. S'agissant des collectivités d'outre-mer, elle aurait continué d'imposer des modifications constitutionnelles successives après celles opérées pour la Nouvelle Calédonie et celle envisagée pour la Polynésie Française.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;A ces limites structurelles, s'ajoutent des difficultés fonctionnelles si souvent soulignées. Dans l'exercice de leurs compétences, les collectivités territoriales restent soumises à la législation et à la réglementation nationales. L'Etat a été amené à intervenir de plus en plus au lieu de se recentrer sur ses compétences essentielles, en privant ainsi les collectivités locales de leur liberté d'initiative et de l'exercice de leurs responsabilités. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ce phénomène s'est doublé d'une perte d'autonomie financière. &lt;B&gt;L'évolution de la structure des ressources des collectivités locales marque un mouvement de &quot; recentralisation financière &quot; qui a été particulièrement mise en évidence par votre Haute Assemblée&lt;/B&gt; : &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- la suppression de la part régionale de la taxe d'habitation,&lt;BR&gt;- la disparition de la &quot; vignette automobile &quot;, &lt;BR&gt;- les exonérations et réductions de droit de mutation, &lt;BR&gt;- le remplacement de ces recettes fiscales par des dotations allouées par l'Etat ont incontestablement conduit à un démantèlement de la fiscalité locale et par, là-même, à un affaiblissement de l'autonomie financière des collectivités territoriales. Faute d'avoir affirmé de façon suffisamment nette ce principe d'autonomie financière, l'Etat a laissé progressivement se tarir une part croissante de la fiscalité locale qu'il n'a pas su réformer.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Nous ne pouvons plus nous résoudre à voir les finances locales dépendre toujours davantage de l'Etat, au fil des législations et des lois de finances.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Avec ces réformes, la part de la fiscalité locale dans les ressources globales hors emprunt a été réduite à moins de 37% pour les régions, 43% pour les départements et 48% pour les communes. Quant au poids des compensations versées aux collectivités par l'Etat, il a été multiplié par 13 depuis 1983.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il s'agit aujourd'hui de définir le cadre global et cohérent d'une nouvelle architecture des pouvoirs entre l'Etat et les collectivités territoriales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Surtout, il s'agit de donner des garanties aux collectivités pour qu'en matière normative comme financière, l'Etat ne vienne pas paralyser d'une main, le mouvement qu'il encourage de l'autre. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Enfin, l'approfondissement de la décentralisation doit dépasser le seul cadre représentatif et s'accompagner d'une progression résolue de la démocratie directe locale. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Tels sont, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, les objectifs de la présente révision constitutionnelle.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Ces objectifs ne pourront être atteints qu'en desserrant, chaque fois que cela est nécessaire, l'étau qui bride les initiatives locales.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Bien sûr, affirmer puis décliner l'organisation décentralisée de la République, ce n'est en aucun cas remettre en cause ses principes fondateurs, ni ses grands équilibres. Le Chef de l'Etat a rappelé toute l'importance qu'il attache au respect des principes essentiels que sont &lt;B&gt;l'indivisibilité de la République&lt;/B&gt; et &lt;B&gt;de l'égalité des citoyens devant la loi&lt;/B&gt;. L'ambition de cette réforme est, selon ses propres termes, de donner à la démocratie &quot; &lt;B&gt;le souffle de l'initiative et l'efficacité de la proximité&lt;/B&gt; &quot;. Cette ambition trouve sa source dans l'identité même de la Ve République qui fera, une nouvelle fois, la preuve de sa solidité, de sa maturité, et de son adaptation aux &quot; nécessités de notre temps &quot;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Mais avant d'en venir en détail au contenu de la réforme, je n'oublie pas, en tant que Garde des Sceaux, les qualités, tant symboliques que juridiques, de la norme constitutionnelle : &lt;B&gt;claire dans ses ambitions et concise dans son expression, ferme sur les principes qu'elle énonce et ouverte quant à leur mise en œuvre.&lt;/B&gt; Le projet que le Gouvernement vous soumet répond, je le crois, à la difficile synthèse de ces exigences fondamentales. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ce texte repose sur quatre piliers : l'organisation décentralisée de la République, la démocratie locale directe, l'autonomie financière des collectivités territoriales et la rénovation du statut des collectivités d'outre-mer. La grande majorité de ces dispositions rénove le titre XII de la Constitution consacré aux collectivités territoriales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;J'ajouterai un cinquième volet qui concerne directement le fonctionnement de l'Etat lui-même.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;1- L'organisation décentralisée de la République&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;L'article premier de notre loi fondamentale est des plus symboliques. Il exprime la quintessence des principes fondateurs de notre République : (je cite)&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&quot; La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances &quot;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Nous vous proposons d'y ajouter le nouveau principe de l'organisation décentralisée de la République.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il ne s'agit pas d'une simple règle d'organisation administrative. C'est un véritable engagement politique du Constituant. Toutes les autres dispositions du projet de révision constitutionnelle en découlent. L'insérer dans l'article 1er, à côté du caractère un et indivisible de la République, c'est bien mettre en avant cette complémentarité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Votre commission des lois vous propose un autre choix. J'en comprends la logique. Mais il me paraît réduire quelque peu la portée de la réforme.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le Gouvernement vous propose de poser le principe de l'organisation décentralisée de la République dès l'article1er. Ce principe est ensuite décliné au nouvel article 72. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;A - La région est enfin consacrée par la constitution à côté du département et de la commune.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Apparue discrètement dans notre paysage législatif il y a trente ans comme simple établissement public, devenue collectivité territoriale de plein exercice 15 ans plus tard, la région peut aujourd'hui faire son entrée dans la constitution.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le champ de ses compétences n'a cessé de s'élargir à l'aménagement du territoire, au développement économique et social, à la formation professionnelle et plus récemment aux transports ferroviaires.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Trente années après sa création à l'initiative de Georges Pompidou, la région ne peut plus se contenter d'une place qui demeurerait en quelque sorte expérimentale dans notre République. Nous voyons bien que l'avenir économique de la France en Europe dépend en grande partie de la vitalité de ses régions. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il est temps de consacrer leur existence et de consolider leur dynamisme en leur faisant une place dans notre loi fondamentale à côté des départements et des communes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;B - Une autre modification d'organisation vous est proposée .&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Parce qu'il n'y a pas d'organisation territoriale idéale, et parce que notre pays est heureusement marqué par sa diversité, des formes d'organisation différentes doivent pouvoir coexister. Pour adapter les structures territoriales à l'extrême diversité des situations locales, nous vous proposons donc de reconnaître la faculté de créer par la loi une collectivité &quot; à statut particulier &quot;, en lieu et place , le cas échéant, des collectivités de droit commun. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les &quot; collectivités d'outre-mer &quot; succèderont quant à elles, aux &quot;territoires d'outre-mer&quot;. Les possibilités d'organisation particulière offertes à ces collectivités seront revues. J'y reviendrai tout à l'heure. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;C- Troisième aspect fondamental de la décentralisation : les compétences dévolues à l'ensemble de ces collectivités devront répondre à un &lt;B&gt;objectif inspiré du principe de subsidiarité&lt;/B&gt;. Désormais &lt;B&gt;&quot; Les collectivités territoriales auront vocation à exercer l'ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à l'échelle de leur ressort &quot;&lt;/B&gt;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il ne s'agit pas de privilégier par dogmatisme, une collectivité sur une autre, la commune sur le département, le département sur la région.. Il ne s'agit pas davantage de recopier une subsidiarité d'inspiration communautaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Loin des constructions abstraites, cet objectif exprime l'idée, de bon sens, selon laquelle il appartient au législateur, lorsqu'il intervient dans la répartition des compétences, de rechercher le meilleur échelon pour l'efficacité de l'action au service de la démocratie. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les collectivités nous ont déjà montré l'exemple : les conseils régionaux ont remarquablement développé la formation professionnelle, les départements jouent un rôle essentiel en matière d'action sociale et les maires se mobilisent en faveur de la sécurité de leurs administrés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;D- Bien sûr, pour pouvoir œuvrer efficacement, les collectivités territoriales doivent disposer d'un certain pouvoir normatif. Le projet de loi constitutionnelle consacre explicitement leur &lt;B&gt;pouvoir réglementaire&lt;/B&gt;. &lt;B&gt;Celui-ci s'inscrit dans la logique&lt;/B&gt; des jurisprudences du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etat. Ce pouvoir s'exercera dans la mesure où le législateur l'a prévu, afin de mettre en œuvre des compétences que ces collectivités tiennent de la loi, dans le respect du pouvoir réglementaire national.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Votre commission des lois estime que le projet de révision ne garantit pas suffisamment l'exercice effectif du pouvoir réglementaire des collectivités. J'aurai l'occasion de revenir sur ce point au cours des débats.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;E- Surtout, le projet a pour ambition d'ouvrir aux collectivités territoriales &lt;B&gt;une capacité d'expérimentation&lt;/B&gt; qui leur permettra, dans le cadre de leurs compétences et sur une habilitation ad hoc, de déroger aux dispositions législatives ou réglementaires existantes. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il s'agit de leur offrir la possibilité d'éprouver, pendant une durée déterminée, soit de nouvelles règles d'exercice de leurs compétences, soit le transfert de nouvelles compétences. Au terme de l'expérience, le législateur appréciera si celle-ci a vocation à être généralisée sur l'ensemble du territoire, éventuellement avec des aménagements, ou simplement abandonnée. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;A l'heure actuelle, le Conseil Constitutionnel a exclu toute dérogation législative, fût-elle expérimentale, pour une collectivité.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Or, dans l'exercice de leurs compétences, les collectivités territoriales sont particulièrement bien placées pour apprécier l'adéquation des lois et règlements à un objectif poursuivi, identifier leurs éventuelles imperfections et éprouver les réformes dont ces textes pourraient faire l'objet. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Les craintes, exprimées ici ou là, d'une atteinte excessive au principe d'égalité ne m'apparaissent pas fondées.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Bien sûr, ces expérimentations ne pourront nullement porter atteinte à nos droits fondamentaux, aux valeurs essentielles qui sont les nôtres.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;F- Je terminerai sur ce premier pilier en soulignant une dernière innovation : la possibilité pour une collectivité territoriale d'être désignée comme &quot; chef de file &quot; pour coordonner l'action d'autres collectivités. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il s'agit de favoriser la coopération sur des sujets transversaux, en désignant &lt;B&gt;non pas un tuteur, mais un pilote de projet.&lt;/B&gt; Votre commission des lois propose d'ailleurs d'inscrire expressément dans notre Constitution le principe d'interdiction de la tutelle d'une collectivité territoriale sur une autre. J'observe que ce principe est déjà reconnu par la jurisprudence du Conseil Constitutionnel.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;2- J'en viens maintenant à la démocratie locale directe.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le projet de loi Constitutionnelle, qui vous est soumis, propose trois nouveaux instruments d'expression populaire pour favoriser le dialogue avec nos concitoyens: &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;-&lt;B&gt; le droit de pétition&lt;/B&gt; permettra à un ensemble d'électeurs d'obtenir l'inscription à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante d'une question relevant de sa compétence. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Votre commission des lois n'entend reconnaître qu'une simple faculté de demander cette inscription. Cela réduit considérablement la portée de cette nouvelle liberté.&lt;/B&gt; J'aurai l'occasion de m'en expliquer dans la suite des débats.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- &lt;B&gt;le référendum local &lt;/B&gt;offrira aux électeurs d'une collectivité territoriale, mais à la seule initiative de celle-ci, la faculté de décider eux-mêmes de l'adoption de mesures relevant de sa compétence ;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- enfin, le projet ouvrira la possibilité d'une &lt;B&gt;consultation locale&lt;/B&gt; sur les questions tenant à l'organisation institutionnelle des collectivités territoriales : changement ou modification de leur statut, variation de leurs contours territoriaux. Cette consultation sera décidée par la loi.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Votre commission des lois souhaite n'autoriser la consultation qu'en cas de création d'une collectivité se substituant à d'autres. Nous en reparlerons. &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;D'une manière générale, il est certain que l'expression de la démocratie directe doit être encadrée pour parer aux abus, pour éviter que soient imposés des choix minoritaires à la population, voire pour empêcher la paralysie des institutions par des groupes de pression. Le texte que nous vous proposons permettra précisément cet encadrement. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La loi, simple ou organique selon les cas, déterminera les conditions, les modalités et la périodicité des recours à ces nouveaux outils du suffrage populaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Elle veillera notamment à assurer les conditions d'une juste représentativité, en termes de participation, ainsi que le contrôle du déroulement de ces opérations et de la validation des résultats.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;3- Pour que la démocratie de proximité puisse vivre, nous devons aussi donner une véritable autonomie financière aux collectivités territoriales.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;On trouve dans les comptes rendus du Comité consultatif constitutionnel cette réplique d'un commissaire du gouvernement, dans la nuit du 12 au 13 août 1958 : &quot; vous savez très bien, comme moi, que la véritable limite à la décentralisation ce n'est pas le pouvoir de tutelle mais l'inexistence d'une réforme de la fiscalité locale &quot;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Aujourd'hui, ce constat résonne encore ici comme un aveu d'échec. Aucune disposition ne consacre explicitement dans la Constitution, l'autonomie financière des collectivités territoriales. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le Conseil constitutionnel a, certes, développé une jurisprudence en ce sens, fondée sur le principe de libre administration. Mais, à défaut d'une base plus précise, celle-ci est demeurée limitée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;L'autonomie financière des collectivités territoriales sera désormais constitutionnellement garantie. &lt;/B&gt;Le projet de loi reconnaît leur capacité fiscale qui leur permettra, dans les limites prévues par la loi, de fixer aussi bien le taux que l'assiette des impôts locaux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;Nous vous proposons, de surcroît, de consacrer le principe selon lequel les ressources propres des collectivités territoriales constituent une part &quot; déterminante &quot; de l'ensemble de leurs ressources dans des conditions qui seront précisées par une loi organique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je n'ignore pas que cet alinéa sera ardemment débattu et que tous ses mots en seront soigneusement pesés. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Nous savons tous que la part actuelle des ressources fiscales des collectivités territoriales est insuffisante. Pour certaines d'entre elles, l'objectif d'un seuil de 50 % apparaît encore comme un lointain mirage.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Fallait-il renoncer à inscrire dans la Constitution des principes relatifs à l'autonomie financière des collectivités locales au motif qu'il faudrait auparavant une réforme globale de la fiscalité locale, toujours invoquée, souvent évoquée, mais jamais réalisée depuis 1958 ? Certainement pas.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Conscient de la difficulté, le Gouvernement a fait le choix d'une construction dynamique. Celle-ci n'empêche pas les nécessaires évolutions, tant de la fiscalité de l'Etat que de la fiscalité locale. Elle ne met pas en péril la structure et l'équilibre des finances locales. Le gouvernement a cherché à définir un principe opérationnel, qui puisse être décliné, selon un échéancier tout à la fois ambitieux et réaliste. Tel sera l'objet de la loi organique. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Par ailleurs, la nécessité de garantir l'autonomie financière des collectivités territoriales ne doit pas rendre impossible tout futur transfert de compétences en faisant d'une réforme fiscale un préalable absolue. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Votre commission des lois a préféré poser d'ores et déjà, le principe d'une part &quot;prépondérante&quot; des ressources propres c'est-à-dire de plus de 50 %. Je crains que le gouvernement ne puisse adhérer à cette proposition. &lt;/B&gt;Nous y reviendrons dans le cours des débats.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le projet de loi vous propose également d'ériger au rang constitutionnel le principe de compensation des transferts de charges correspondant aux transferts de compétences.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Là encore, il s'agit d'établir un principe opérationnel, susceptible de donner prise à un réel contrôle. Il n'est possible d'engager l'Etat à transférer aux collectivités que ce dont il dispose effectivement, c'est-à-dire les ressources réelles qu'il consacrait aux compétences et aux charges transférées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Reste un dernier aspect du volet de l'autonomie financière : la nécessaire solidarité entre les collectivités, qu'elles soient riches ou pauvres. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Des craintes se sont exprimées à ce sujet. Le transfert de compétences créerait entre les collectivités une inégalité de ressources et de charges insupportable. Une telle crainte est pour le moins paradoxale : la réalité actuelle, c'est précisément l'inégalité entre collectivités. La révision constitutionnelle se propose d'y remédier. Comme le Premier Ministre l'a souligné, l'égalité républicaine sera respectée par des mécanismes de péréquation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;4. J'en viens aux dispositions intéressant l'Etat&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Cette révision constitutionnelle est aussi un vrai levier de la réforme de l'Etat. Il est donc vain de tenter d'opposer l'une et l'autre. &lt;BR&gt;&lt;B&gt;C'est aussi parce que l'Etat doit se réformer que cette révision constitutionnelle vous est proposée. Et c'est parce qu'elle vous est proposée que l'Etat pourra le faire.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le Président de la République l'a rappelé dans son discours de Rouen : &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;&quot; L'affirmation d'une démocratie des territoires, démocratie de proximité, d'engagement et d'action, constitue une chance historique de faire accomplir par l'Etat l'effort de transformation radicale de ses structures et de ses méthodes qui créera les conditions d'une bonne gouvernance pour le XXIème siècle &quot;.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le projet de révision contient à cet égard deux mesures importantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- en premier lieu, il renforce ce que vous appelez, Monsieur le Président, le &quot;bonus constitutionnel &quot; du Sénat. Le rôle spécifique de représentation des collectivités territoriales de votre Haute Assemblée, défini à l'article 24 de la Constitution, est conforté. Les projets de loi ayant pour objet principal la libre administration des collectivités territoriales seront soumis en premier lieu au Sénat. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les Français sont attachés au Sénat. Ils reconnaissent la compétence irremplaçable de cette Assemblée en matière de collectivités locales. Dans le respect d'un bicamérisme équilibré, conforme à l'esprit des institutions, cette disposition renforcera la &quot;valeur ajoutée&quot; du Sénat. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;- L'expérimentation sera un facteur essentiel de stimulation des initiatives locales. Il eût été paradoxal de priver l'Etat, dans le champ de ses compétences, de ce formidable outil pour un meilleur service rendu aux citoyens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le projet qui vous est présenté autorise la loi et le règlement à comporter, pour une période limitée, des dispositions à caractère expérimental. Là encore, il s'agit d'éprouver, pendant une durée déterminée, la mise en œuvre d'une réforme sur un champ d'application territorial ou matériel restreint. L'autorité compétente pourra ainsi apprécier le bien-fondé de la généralisation de l'expérience.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Votre commission des lois propose d'inscrire expressément dans la Constitution le caractère limité de l'objet et de la durée de l'expérimentation. Cette précision m'apparaît particulièrement heureuse.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Formons ici le vœu que l'Etat saura saisir cette chance de démontrer, face au dynamisme des collectivités territoriales, sa capacité d'innovation et de transformation. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Votre commission des lois propose néanmoins de restreindre le champ d'application de l'expérimentation à la matière législative. Le gouvernement ne partage pas ce point de vue. Je pense notamment aux expérimentations qui pourraient être faites en procédure civile, matière qui relève du niveau réglementaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;5- Je terminerai par le statut des collectivités d'outre-mer&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Conformément aux engagements du Président de la République, ce projet de révision dote notre Constitution de règles démocratiques nouvelles pour nos collectivités d'outre-mer. &lt;BR&gt;Il fallait assouplir et clarifier un cadre constitutionnel devenu inadapté à leurs spécificités et aux aspirations de leurs habitants.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ce texte refonde le statut des collectivités d'outre-mer, à l'exception de la Nouvelle-Calédonie qui demeure régie par les dispositions transitoires figurant au titre XIII.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il confirme la différence de statut entre les régions et départements d'outre-mer, d'une part, et les collectivités d'outre-mer (ex territoires d'outre-mer), d'autre part. Les premiers sont régis selon le nouvel article 73 par le principe d'assimilation législative adaptée. Les secondes par le principe de spécialité législative modulée, selon l'article 74. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La désignation nominative de chacune de ces collectivités dans la Constitution marque solennellement leur appartenance à la République. Elle aura pour effet d'empêcher toute sortie de la communauté nationale sans révision préalable de la Constitution. C'est un symbole fort, notamment pour Mayotte, dont le nom ne figure, à l'heure actuelle, que dans la Constitution de l'Etat étranger qui la revendique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le projet institue également des garanties démocratiques nouvelles, dont le texte constitutionnel était jusqu'alors dépourvu, s'agissant de la possibilité ouverte au législateur de modifier l'organisation et le régime législatif des collectivités d'Outre-mer. Les électeurs de ces dernières disposeront désormais d'un véritable &quot; droit de veto &quot; sur tout changement du régime de l'article 73 vers celui de l'article 74, ou inversement. L'expérience montre que cette garantie est nécessaire, car un choix aussi fondamental que le passage de l'assimilation adaptée vers la spécialité législative ne saurait être imposé à une population qui n'en voudrait pas. Le texte donne ainsi toute sa portée au droit pour les électeurs d'Outre-mer de choisir sous lequel des deux grands régimes ils entendent vivre. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La situation actuelle des collectivités d'outre-mer n'est donc en rien modifiée : une collectivité qui ne souhaiterait pas évoluer ne sera pas contrainte à engager un quelconque processus de modification statutaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La décision finale en la matière continuera de relever du Parlement . A supposer même qu'une consultation locale aboutisse à un résultat peu lisible, avec un taux de participation limité, le Parlement restera libre de ne pas donner suite à une demande d'évolution. Il ne sera pleinement lié par les résultats de la consultation que dans le cas d'une réponse négative des électeurs ; ce refus n'emportera d'ailleurs que l'obligation de respecter le statu quo.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Par ailleurs, le régime normatif des départements et régions d'outre-mer est assoupli, en considération de leurs caractéristiques et contraintes particulières. Il leur sera permis dans leur domaine de compétences, d'avoir eux-mêmes la capacité d'adaptation des lois et règlements voire, en certaines matières, de les modifier, moyennant une exception limitée au principe d'assimilation législative. Ce principe est réaffirmé avec force par le nouvel article 73. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;S'agissant des collectivités d'outre-mer régies par l'article 74, chacune d'entre elles aura un statut particulier, défini par la loi organique, selon ses intérêts propres, qui leur reconnaîtra des compétences susceptibles de relever du domaine de la loi voire, pour certaines d'entre elles, une véritable autonomie. La nouvelle rédaction de l'article 74, très souple, permettra de régler des situations aussi différentes que celles de Saint-Pierre et Miquelon, de Mayotte, de Wallis et Futuna et de la Polynésie française.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Cette dernière a naturellement une vocation particulière à bénéficier de ces nouvelles dispositions sur &quot; l'autonomie &quot;. Ce terme qui figurait dans l'article 77 d'origine de la Constitution pour les Etats de la Communauté, y retrouve donc sa place. Il ne figurait jusqu'ici que dans la loi organique statutaire de 1996. Seront ainsi reconnus à la une marge de manœuvre et d'appréciation ainsi qu'un espace de décision beaucoup plus importants que ceux d'une simple autorité administrative. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;S'agissant des actes pris par la collectivité dans le domaine de la loi, l'article 74 prévoira un contrôle juridictionnel &quot; spécifique &quot;. Intervenant dans des matières qui sont, en métropole, de la compétence du législateur, ils ne se verront opposer que les normes elles mêmes opposables au Parlement c'est à dire le &quot; bloc &quot; de constitutionnalité et les engagements internationaux. Les délibérations de la collectivité auront donc, dans le domaine de sa compétence ,une force juridique supérieure aux règlements ordinaires.. La loi organique précisera les modalités de ce contrôle juridictionnel, qui relèvera en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Dans le domaine de l'emploi, du droit d'établissement et de la protection du patrimoine foncier, la collectivité pourra prendre des mesures en faveur des populations locales, pour autant que les &quot; nécessités locales &quot; - le terme est repris de l'article 56 de la Convention européenne des droits de l'Homme - l'exigent. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;La loi organique pourra ainsi fixer, pour l'accession aux emplois publics ou privés et pour le droit d'établissement, une certaine durée de résidence qui devra être raisonnable. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Dans un but de protection du patrimoine foncier intimement liée à l'identité polynésienne , une procédure d'autorisation préalable pourra concerner certains transferts de propriété à vocation spéculative. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Les collectivités dotées d'un statut d'autonomie pourront également être associées à l'exercice par l'Etat de ses propres compétences . &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Ainsi puisque l'Etat conservera la compétence en matière de libertés, d'ordre et de sécurité publics et de procédure pénale la collectivité pourra lui proposer de prendre des mesures dans ces domaines. Elle pourra aussi exercer, par délégation de l'Etat, une compétence normative dans ces matières. &lt;BR&gt;S'agissant de compétences régaliennes, l'Etat conservera toujours le droit de s'opposer à un acte intervenu dans ce champ de compétence ou de le réformer, pour des motifs de légalité comme de pure opportunité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Le statut de Mayotte et de Saint-Pierre et Miquelon est naturellement pris en compte par la révision. Il est aujourd'hui juridiquement fragile, car aucune disposition constitutionnelle n'autorise une collectivité qui n'est pas un territoire d'outre-mer à réglementer dans le domaine de la loi : la révision constitutionnelle met fin à cette incertitude. En soumettant ces deux collectivités au régime de l'article 74, certaines des composantes de leur statut actuel relèveront de la Loi organique. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Mais les deux lois statutaires, des 11 juin 1985 et 11 juillet 2001, n'auront pas à être complétées, sinon de manière marginale, pour être mises en conformité avec le nouvel article 74 : elles contiennent en effet déjà tous les éléments nécessaires à l'application de cet article.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Enfin, un mécanisme d'habilitation permanente permettra au Gouvernement, d'actualiser, par voie d'ordonnance, le droit applicable aux collectivités d'outre-mer, dans les matières qui restent du domaine de la loi et qui relèvent des compétences de l'Etat. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Il s'agit de mettre fin à une situation préoccupante de &quot; droit à double vitesse &quot; qui perdure malgré les efforts du Gouvernement comme du Parlement. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je salue ici l'intérêt que votre Haute Assemblée a régulièrement manifesté sur cette question. Le Parlement pourra toujours maîtriser l'application de cette procédure, soit en s'y opposant expressément par une disposition ad hoc, soit en procédant lui-même à l'extension souhaitable. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Votre commission propose d'apporter à ce dispositif des aménagements sur lesquels je m'expliquerai dans la suite de vos travaux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;***&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;Voilà Mesdames et Messieurs les Sénateurs, ce que je souhaitais vous dire après Monsieur le Premier Ministre, au seuil de ce débat essentiel qui nous rassemble aujourd'hui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je tiens à rendre hommage à la richesse et à la qualité du travail que vous avez effectué sur ce texte qui, je le sais, vous tient particulièrement à cœur. Car vous êtes, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, par votre expérience d'élus locaux et de parlementaires, au centre de la République territoriale que vous voulons aujourd'hui consacrer dans notre loi fondamentale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je sais que dans le débat qui s'ouvre nous partageons la volonté de permettre à la République, en se ressourçant dans les énergies locales, de se fortifier elle-même.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;En révisant la Constitution, vous contribuerez à construire une &lt;B&gt;République&lt;/B&gt; qui réponde davantage aux attentes des citoyens. Une &lt;B&gt;République&lt;/B&gt; qui permette à l'Etat et aux collectivités territoriales de mieux vivre ensemble&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Une &lt;B&gt;République&lt;/B&gt; plus efficace et plus humaine. C'est de l'avenir et du renouveau de la démocratie dont il s'agit. Je ne doute pas de votre engagement et de votre détermination. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Je vous remercie.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-2&gt;© Ministère de la justice - octobre 2002&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>CULTURE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/30#2631</link> 

						<description> 
 &lt;P align=right&gt;&lt;SPAN class=titrejaune&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.lexpress.fr/Express/Info/Culture/Dossier/proust/images/aillagon.jpg&quot;&gt;Allocution de Jean-Jacques AILLAGON sur la stratégie immobilière du ministère de la culture et de la communication&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=pttxt&gt;29 octobre 2002&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Le 4 juillet dernier, je vous confiais mon souhait de livrer l'ensemble de la stratégie immobilière et institutionnelle du ministère de la Culture et de la Communication à Paris à un examen approfondi.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je souhaite tout d'abord vous préciser que c'est la première fois que l'on tente, ici dans ce ministère, d'avoir une vision globale des projets immobiliers à un instant T. Compte tenu du nombre considérable de chantiers conduits par l'Etat durant ces trente dernières années, du nombre de projets que j'ai trouvé dans les cartons, et du nombre de bâtiments qui appellent à court ou moyen terme d'importants travaux, j'ai voulu cette remise à plat.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Après 4 mois de travail et de consultation, je suis en mesure de vous indiquer les choix ou les positions de principe que j'ai arrêtés. J'ai maintenu toutes les continuités souhaitables, j'ai procédé à toutes les réorientations nécessaires.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;1 - Ces choix concernent tout d'abord les projets engagés dont je confirme la mise en œuvre, après en avoir infléchi, rectifié et amélioré les modalités.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;A - Immeuble des Bons Enfants :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai demandé à l'architecte Francis Soler de réduire &quot;la voilure&quot; de la résille qui doit venir envelopper la façade, en remontant son niveau de façon à préserver la lisibilité des éléments décoratifs du bâtiment de l'architecte Vaudoyer sur la rue Saint-Honoré. Les travaux sont engagés et se poursuivent à un rythme soutenu afin qu'au second semestre 2004, l'essentiel des services de l'administration centrale du ministère, aujourd'hui éclatés sur 17 sites, puissent être regroupés.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;B - 51 rue de Bercy :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Ce projet sera désormais désigné sous le nom de Cinémathèque Française.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai souhaité que ce projet qui prévoyait la création d'un groupement d'intérêt public associant la cinémathèque, la bibliothèque du film et le service des archives du film, ne gomme pas l'identité historique de la Cinémathèque Française.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai cependant demandé au Président de la Cinémathèque et à son conseil d'administration que ce choix soit l'occasion d'une clarification des relations entre l'Etat et la Cinémathèque. Un projet de convention en ce sens est en cours d'élaboration.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai demandé par ailleurs à Serge Toubiana de conduire une mission d'expertise sur la politique patrimoniale française en matière cinématographique. Ses conclusions me seront rendues à la fin de cette année.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Sur la base des conclusions de cette mission et des propositions qui me seront faites par David Kessler, Directeur général du Centre national de la Cinématographie, je serai attentif à ce que le Service des Archives du Film et la Bibliothèque du Film trouvent une place équitable dans l'ensemble du dispositif.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Compte tenu des ces infléchissements, sous réserve de la contractualisation avec la Cinémathèque, je donne mon accord à l'engagement des travaux au 51 rue de Bercy. Ils débuteront au début de l'année 2003, intégrant les adaptations éventuelles orientations proposées à l'issue de la mission de Serge Toubiana. La nouvelle Cinémathèque Française ouvrira ainsi ses portes à la fin de l'année 2004.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;C - Le projet de l'Institut national de l'histoire de l'art :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Comme vous le savez, le Ministère de la Culture et de la Communication pilote ce projet en partenariat avec le Ministère chargé de la recherche. Les nouvelles propositions que je vais vous présenter ont bien entendu reçu l'accord du cabinet de Madame Claudie Haigneré.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Le projet tel que j'en ai pris connaissance ne ménageait pas une prise en compte suffisante des besoins de la BNF et ne traitait pas de la situation indigne des départements spécialisés de cette institution (arts du spectacle, cartes et plans, estampes et photographies, manuscrits occidentaux et manuscrits orientaux, monnaies et médailles).&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;L'institut et la BNF étaient enlisés dans une problématique douloureuse de partage du quadrilatère Richelieu. La question de l'installation des écoles, école des chartes, école nationale du patrimoine, n'avait pas non plus donné lieu à des arbitrages satisfaisants aux yeux des différents utilisateurs.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Les choix que j'ai arrêtés concernent :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;la réhabilitation de l'ensemble du bâtiment et des équipements du site Richelieu&lt;/B&gt; afin de mieux assurer la sécurité des personnes et des biens, particulièrement des collections patrimoniales.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;la recherche de solutions pragmatiques et raisonnables pour résorber le déficit de surface&lt;/B&gt; et les dépassements financiers.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;le libre accès de la bibliothèque de recherche de l'INHA, qui sera calibré à 265.000 volumes&lt;/B&gt;. La bibliothèque s'implantera soit dans la salle Labrouste soit dans la salle Ovale.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;l'ouverture par la BNF d'une salle de lecture commune à tous les départements spécialisés&lt;/B&gt; présents sur le site, dans la salle non affectée à l'INHA. Accessible à un large public, cette bibliothèque offrira une documentation imprimée générale ainsi que l'accès à des collections numérisées ou des reproductions provenant des départements.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Sur Richelieu, il convient à présent de cesser d'opposer les projets BNF et INHA. C'est bien le bon déploiement des deux établissements et la complémentarité de leurs offres qui permettra la constitution d'un pôle original d'art et d'histoire de l'art. Je serai bien entendu attentif à ce que les bibliothèques créées prennent en compte les dernières technologies, et notamment la possibilité de numériser les collections. L'ensemble de cette opération sera réalisé à l'horizon 2006-2007.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;D - La Cité de l'Architecture et du Patrimoine :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai pris en compte la nécessité :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;de rendre au musée des monuments français une installation digne&lt;/B&gt; et d'en inscrire l'activité dans un contexte stimulant;&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- &lt;B&gt;de donner à l'institution nationale de la culture architecturale qu'est l'institut français d'architecture les moyens immobiliers et techniques de son fonctionnement&lt;/B&gt;, étant entendu que son installation rue de Tournon est arrivée au terme du possible; - d'inscrire l'activité de l'école de Chaillot, qui forme des architectes spécialisés dans le domaine du patrimoine, dans un cadre culturel et institutionnel adapté.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Ayant examiné attentivement le projet de la Cité de l'architecture et du patrimoine, j'ai décidé d'en engager la mise en œuvre en choisissant :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- de confier la totalité de l'aile Paris du Palais de Chaillot au projet ; la cinémathèque française étant appelé à concentrer l'ensemble de son activité à Bercy;&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- de demander à Wanda Diebolt, Directrice de l'Architecture et du Patrimoine, d'élaborer un cadre institutionnel qui assure l'activité culturelle de l'ensemble tout en garantissant à chacune de ces composantes, sa vocation patrimoniale, d'enseignement et culturelle selon le cas.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je souligne combien j'ai apprécié la qualité du projet architectural élaboré par Jean-François Bodin.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai donné mon feu vert à l'engagement des travaux qui débuteront au premier trimestre 2003, pour une ouverture de la cité au début de l'année 2005.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ajoute que, dans les prochains mois, l'IFA quittera ses locaux vétustes de la rue de Tournon pour aller provisoirement s'installer sur le site du MAAO, avec les services du musée des monuments français et de l'école de Chaillot, regroupant dès à présent l'ensemble des entités qui formeront la Cité de l'Architecture et du Patrimoine.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;E - Le Grand Palais :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Alors que les travaux de soutènement et de restauration du bâtiment vont bon train, j'ai demandé à Serge Louveau de promouvoir avec les parties concernées un projet de redistribution des activités culturelles dans le bâtiment de façon à ce que le Palais d'Antin devienne le pivot des activités du Grand Palais. Le Palais de la Découverte sera positionné au sud de la rotonde et les galeries nationales se déploieront au Nord. La rotonde d'Antin deviendra l'espace d'accueil général de l'équipement, marquant ainsi l'attachement conjoint du ministère de la culture et de la communication à la culture artistique et à la culture scientifique.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Pour les autres espaces, et en particulier la nef, je souhaite que les grandes manifestations artistiques ou commerciales qui se tenaient là depuis la construction du bâtiment et jusqu'à sa fermeture en 1993, puissent retrouver leur place dans cet espace unique et prestigieux du cœur de Paris.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai décidé de confier à un ou plusieurs opérateurs professionnels la charge de concevoir, d'aménager, de financer et de gérer ces espaces. Un appel public à candidatures pour la prise en charge des travaux d'équipement du Grand Palais et ultérieurement de son exploitation sera publié dans les jours qui viennent, en vue de la sélection du ou des opérateur(s) dans le courant de l'année 2003 à l'issue d'un appel d'offres européen.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Le renouveau du Grand Palais sera ainsi réalisé d'ici 2007.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;2 - Ies choix que je vous présente maintenant concernent des projets envisagés dont le financement n'avait pas été stabilisé.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai tout d'abord veillé à ce que le budget 2003 prévoit les crédits nécessaires à la mise en œuvre du relogement de deux écoles d'architectures parisiennes :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- celle de &lt;B&gt;Paris-Belleville&lt;/B&gt; qui s'installera pour la rentrée 2005 dans les locaux de l'ancien lycée Diderot dans le 19ème arrondissement, à l'issue des travaux de restauration conduits par l'architecte Jean-Paul Philippon,&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;- celle de &lt;B&gt;Paris-Val de Seine&lt;/B&gt; qui déménagera pour la rentrée 2005 sur le site de l'ancienne usine d'air comprimé de la SUDAC dans le 13ème arrondissement. Les travaux seront réalisés par l'architecte Frédéric Borel.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;De façon générale, je me fixe l'ambition de remettre à niveau l'ensemble des écoles supérieures qui relèvent de mon ministère.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Mon premier objectif est de traiter la situation du centre national supérieur d'art dramatique, dans une situation de vétusté et de pénurie d'espaces dramatique. Je demande à Sylvie Hubac, Directrice de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles, de mettre les réflexions et études préalables en chantier.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;3 - Mes choix concernent également les mesures d'urgence que j'ai prises pour mettre à l'abri d'une possible crue centennale de la Seine les réserves d'un certain nombre de musées particulièrement vulnérables.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Le souvenir d'une crue de la Seine, d'une ampleur comparable à celle de 1910 qui avait inondé le centre de Paris s'est progressivement effacé de nos mémoires collectives mais nous ne pouvons plus ignorer la réalité de ce risque pour cet hiver, ou les hivers prochains.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai donc pris toutes les mesures nécessaires en conséquence et débloqué une somme de 3,1 Millions d'euros, pour que les réserves du musée du Louvre, du musée d'Orsay, de l'Union centrale des arts décoratifs et de l'école nationale supérieure des beaux-arts puissent être transférées dès cet hiver. Ce déménagement de grande ampleur vers un site non inondable, qui sera déterminé à l'issue de l'appel d'offres qui vient d'être lancé, s'engagera au début du mois de décembre.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je sais que l'établissement public du Musée du Quai Branly a déjà pris dans son projet toutes les mesures nécessaires pour que le futur musée soit protégé d'une possible crue de la Seine.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai de même demandé à l'EMOC d'examiner les dispositions éventuelles devant être prises pour protéger les nouveaux projets, notamment le 51, rue de Bercy ou le Grand Palais, situés à proximité de la Seine.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;4 - Mes choix concernent enfin trois dossiers qui appellent une plus ample concertation de façon à ce que les décisions les plus pertinentes soit définitivement arrêtées.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;A - La création d'une salle symphonique à Paris.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;La volonté de doter la Capitale d'un nouvel auditorium est ancienne. L'Etat ne possède aucune grande salle de concert symphonique à Paris, alors qu'il dispose de très bons orchestres : l'orchestre de Paris, l'orchestre national de France, l'orchestre national d'Ile de France, l'orchestre philharmonique de Radio France, l'orchestre de l'opéra de Paris, que complètent des orchestres associatifs qui font un excellent travail de diffusion.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Paris dispose pourtant de lieux qui ont pu ou qui auraient pu trouver une vocation symphonique. Je pense en particulier à la salle Pleyel qui est à l'évidence une salle prestigieuse et emblématique, mais l'Etat, pour des raisons incompréhensibles, après en avoir annoncé l'achat, a finalement renoncé à l'acquérir en 1998.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Cette situation a conduit, du fait des travaux que les nouveaux propriétaires entendent engager, à chercher un lieu d'accueil et de diffusion pour l'orchestre de Paris, et le théâtre Mogador a été transformé en ce sens, à grands frais. L'orchestre de Paris bénéficie donc aujourd'hui d'une résidence satsifaisante jusqu'en 2005, en attendant une solution définitive qui puisse convenir à ce grand orchestre.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Il reste que le besoin d'une nouvelle salle de concert à Paris, ayant la vocation de renouveler l'accès des publics à la musique comme d'accueillir, dans de bonnes conditions acoustiques et professionnelles, les concerts de grandes formations, demeure.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;A cet égard la construction d'une grande salle à la Villette, au sein de la Cité de la musique, pourrait être le complément logique d'une démarche entamée il y a plus de dix ans, afin de regrouper dans un même lieu plusieurs fonctions musicales.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Il est clair, cependant, que cette grande salle ne sortira de terre que si la Ville de Paris et la Région Ile de France participent, avec l'Etat, à son financement et à son fonctionnement. J'ai écrit au Maire et au Président de la Région, sur ce point, le 11 juillet dernier. Le Président de la Région ne m'a pas pour l'instant répondu. Le Maire de Paris m'a indiqué que la municipalité ne participerait que de façon symbolique au financement des études.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je compte rencontrer Jean-Paul Huchon et Marie-Pierre de la Gontrie, Président et Vice-Présidente du Conseil Régional, pour faire le point sur l'état du dossier entre l'Etat et la Région. Je verrai le Maire au retour de sa convalescence.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;A l'issue de ces entretiens, j'examinerai toutes les solutions possibles et je choisirai la meilleure.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;B - La Cité des Archives.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Les estimations financières du projet de Cité des archives, que j'ai trouvées à mon arrivée, sont, hors coût du foncier, de l'ordre de 175 M€, soit près de 1,15 milliard de francs.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;J'ai eu la surprise de constater que cette enveloppe ne prévoyait pas cependant la restauration du Centre Historique des Archives, installé dans le Marais.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Il me semble qu'une équation plus raisonnable, demandant la moitié de cet investissement, peut et doit être trouvée. Elle consiste à :&lt;BR&gt;- dégager les moyens pour réhabiliter le centre historique,&lt;BR&gt;- renforcer le site de Fontainebleau, dont les installations existantes sont fonctionnelles et de qualité, sauf à trouver un site nouveau en région parisienne qui présenterait les mêmes avantages.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je demande à Martine de Boisdeffre, Directrice des archives de France, de reprendre le projet dans le respect de ces principes.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;C - L'écheveau où se mêlent les questions relatives aux politiques nationales pour l'art contemporain, pour la photographie et les arts décoratifs.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Cet écheveau, il convient de le démêler. Voici les données du problème :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;- pour l'art contemporain&lt;/B&gt;, nous n'avons pas cessé de créer de nouveaux fronts pour pallier l'insuffisance du dispositif. La galerie nationale du Jeu de Paume était censée pallier l'insuffisance du musée national d'art moderne dans ce domaine. Le site d'art contemporain du Palais de Tokyo, celle de la Galerie nationale du Jeu de Paume. J'observe en passant que la création de ce site ne règle en rien la question de la destination de la partie du Palais de Tokyo appartenant à l'Etat, dans un état de délabrement affligeant. La galerie nationale du Jeu de Paume a par ailleurs fini par remplir à l'égard de &quot;l'art moderne récent&quot; une mission non négligeable au profit de présentations d'artistes appartenant plutôt aux &quot;générations intermédiaires&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;- pour la photographie&lt;/B&gt;, c'est la dispersion, l'éclatement, le manque de visibilité et de cohérence. Le Centre national de la photographie est locataire d'un bâtiment rue Berryer, dont la localisation est insuffisamment attractive. Le patrimoine photographique est présenté dans quelques salles en sous-sol de l'hôtel de Sully. Même si de très belles expositions sont régulièrement organisées par la BNF, le Musée d'Orsay ou le Centre Georges Pompidou, l'Etat n'a pas, à travers un lieu dédié, de politique affirmée dans le domaine de l'image photographique et vidéographique.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;- pour les arts décoratifs&lt;/B&gt;, nous sommes confrontés à plusieurs éléments d'insatisfaction. Le musée des arts décoratifs est à l'étroit dans le Palais du Louvre. Depuis 20 ans, on n'a cessé d'y faire des travaux pour tenter de répondre à des programmes fluctuants. Un nouveau projet global a été élaboré et sa mise en œuvre progressive est en cours. Par ailleurs, on le sait, se pose la question du meilleur développement de l'action publique dans le domaine du design, action aujourd'hui assurée par la délégation aux arts plastiques, le Centre Georges Pompidou (MNAM-CCI) et le musée des arts décoratifs.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txtgras&gt;Pour clarifier ces situations, j'ai demandé :&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;- à Béatrice Salmon, directrice des musées de l'Union centrale des arts décoratifs&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;, l'étude d'une installation d'un département des arts décoratifs du XXème siècle sur le site du MAAO.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;- à la direction des musées de France et à la délégation aux arts plastiques&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; de m'indiquer de quelle façon plus satisfaisante, dans le cadre institutionnel et immobilier du ministère, traiter la question des arts décoratifs et du design.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;- à la délégation aux arts plastiques&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; de mettre en œuvre la rationalisation de l'action du ministère dans le domaine de l'image. Je souhaite que la galerie nationale du Jeu de Paume devienne le pivot de cette rationalisation et acquière ainsi une identité fortement marquée.&lt;BR&gt;J'ai confié à Michel Ricard, Directeur de projet pour la photographie, et à Jacques Charpillon, inspecteur général des affaires culturelles, une mission sur les modalités de cette reconversion, en envisageant les évolutions que devront de ce fait connaître les associations du Jeu de Paume, du Centre National de la Photographie et du patrimoine photographique. J'ai indiqué que le ministère de la Culture veillera à ce que les situations de chacun des agents soient prises en compte au mieux. Aucun plan social n'aura lieu. Je rappelle que Daniel Abadie est chargé de la direction de la galerie nationale du Jeu de Paume jusqu'au 31 décembre 2003. La programmation arrêtée pour l'année prochaine sera de ce fait intégralement réalisée.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Par ailleurs, je tiens à souligner l'attachement que je porte aux donations et au respect des engagements de l'Etat dans ce domaine. Ainsi les fonds de la donation Jacques-Henri Lartigue sont en caisse depuis la fermeture du Grand Palais depuis 1993. J'ai décidé de leur affecter l'Orangerie de l'hôtel de Sully pour lieu d'exposition permanent. Les travaux débuteront l'année prochaine.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;- à la direction des musées de France, à la réunion des musées nationaux et au centre Georges Pompidou&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; que soit amélioré le dispositif national de diffusion tant à Paris qu'en régions, de l'art moderne et contemporain. Cette étude devra notamment prendre en compte les conséquences de l'évolution des missions du Jeu de Paume sur la présentation des artistes des &quot;générations intermédiaires&quot; de l'art moderne. J'annoncerai par ailleurs début décembre avec Bruno Racine, Président du Centre Georges Pompidou et Alfred Pacquement, Directeur du Centre national d'art moderne, les dispositions arrêtées pour donner corps au projet de création d'une antenne permanente du Centre en région.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;&lt;B&gt;Pour ce qui est de l'art contemporain&lt;/B&gt;, je crois nécessaire d'attendre le bilan du mandat de Messieurs Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud au Palais de Tokyo et d'aviser pour l'avenir en prenant en compte les projets de la Ville de Paris, notamment pour le 104 rue d'Aubervilliers, auquel l'Etat participe au titre du contrat de plan Etat-Région.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt align=center&gt;* * * &lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je conclurai en disant que ces clarifications étaient nécessaires pour assurer, à l'action du ministère de la culture et de la communication, efficacité et cohérence.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;L'ensemble de ces choix exprime d'abord ma volonté déterminée de mettre un frein à la prolifération de projets sur Paris intra-muros. Cette volonté procède de ma décision de mettre fin à l'abandon dont souffrent les bâtiments partagés entre plusieurs affectataires. C'est le cas notamment du Palais de Tokyo pour lequel je souhaite une clarification du partage des espaces et de leur entretien avec la Ville de Paris.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Je citerai aussi le Palais de Chaillot, occupé par le théâtre national de Chaillot, le musée de la marine, le musée de l'Homme et demain la cité de l'architecture et du patrimoine, pour lequel il faut désormais un seul gestionnaire pour l'ensemble du bâtiment : c'est au ministère de la culture et de la communication, affectataire du bâtiment d'assurer cette gestion de façon plus dynamique. D'ores et déjà, j'ai demandé que les procédures préalables à l'engagement des travaux du parvis des droits de l'homme soient accélérées, en vue d'un début de chantier de réfection au printemps 2003.&lt;/P&gt;
&lt;P class=txt&gt;Cette volonté procède également et surtout de la nécessité de rééquilibrer l'action du ministère en direction du reste du territoire. J'aurai, dans les prochains mois, l'occasion de vous informer de mes choix à cet égard, ce sera notamment l'occasion d'aborder le projet du musée des civilisations de l'Europe et de la méditerranée à Marseille, déterminant pour l'avenir des collections du musée des arts et traditions populaires, ainsi que, je l'espère, bien d'autres initiatives.. &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>VIOLENCE A L'ECOLE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/30#2630</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=643 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=484&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN class=titre&gt;Violence à l'école : pour &quot;une pédagogie de l'autorité&quot;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=1&gt;Dernière mise à jour : &lt;FONT color=#00639f&gt;&lt;B&gt;30-10-2002 | 16:30&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=txtbleu&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;IMG alt=&quot;un professeur et  ses élèves dans un lycée de Pontoise. Photo MAE&quot; hspace=10 src=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/ressources/illustrations/130602.gif&quot; align=left vspace=10 border=0&gt; 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Lors du Conseil des ministres, le 30 octobre, le ministre délégué à l'Enseignement scolaire, Xavier Darcos, a présenté les grandes lignes d'orientation du Gouvernement&amp;nbsp;en matière&amp;nbsp;de prévention de la violence à l'école. Cette politique de lutte contre la violence scolaire s'inscrit dans les 6 chantiers prioritaires qu'avait exposés le ministre de l'Education nationale et de le Recherche dès sa nomination. 
&lt;P&gt;Malgré la mise en place de&amp;nbsp;six plans de lutte contre la violence scolaire, la petite délinquance des mineurs a augmenté de 79% en&amp;nbsp;dix ans. Il s'agit&amp;nbsp; donc de&amp;nbsp;&quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;changer les mentalités&lt;/SPAN&gt; &quot; car&amp;nbsp; &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;c'est à l'école que l'essentiel se joue&lt;/SPAN&gt; &quot;.&amp;nbsp; &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;Sans respect des règles à l'école, il n'y a pas de respect de la loi ni de citoyen responsable&lt;/SPAN&gt; &quot; a souligné Xavier Darcos&amp;nbsp;lors de la conférence de presse.&amp;nbsp; 
&lt;P&gt;En effet,&amp;nbsp;le Gouvernement souhaite&amp;nbsp;insuffler un nouvel esprit&amp;nbsp;dans sa politique de prévention de la violence à l'école. C'est pourquoi&amp;nbsp;il est prévu un ensemble de mesures qui s'adressent à l'ensemble des établissements, afin de réduire les actes de violence des jeunes. 
&lt;P&gt;Elles&amp;nbsp;s'orientent dans trois directions&amp;nbsp; : &quot;le savoir, l'autorité et les réponses de proximité&quot; 
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titrebleuactu3&gt;&quot;Une réponse éducative, pédagogique et préventive&quot;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;La démarche du Gouvernement est à la fois&amp;nbsp; &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;éducative, pédagogique et préventive&lt;/SPAN&gt; &quot;. En effet, la politique de prévention de la violence&amp;nbsp;à l'école&amp;nbsp; tend à associer à l'instruction scolaire une éducation&amp;nbsp;civique et diversifiée.&amp;nbsp;Ainsi est prévue la mise en place d'un parcours &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;civique&lt;/SPAN&gt;&quot;, afin de faire connaître les règles de vie en collectivité.&amp;nbsp; 
&lt;P&gt;De plus,&amp;nbsp;le Gouvernement entend diversifier les parcours scolaires dès le collège, dans le but de valoriser les talents de chacun. Il&amp;nbsp;augmentera&amp;nbsp;en outre&amp;nbsp;les dipositifs &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;relais&lt;/SPAN&gt;&quot; pour faciliter la réinsertion des élèves et organisera &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;l'école ouverte&lt;/SPAN&gt;&quot; (l'étabissement ouvert hors temps scolaire) afin de donner une autre image de l'institution.&amp;nbsp; 
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titrebleuactu3&gt;&quot;Une nouvelle légitimité à l'autorité&quot;&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;Par ailleurs,&amp;nbsp; cette politique de prévention de la&amp;nbsp;violence devra donner une nouvelle légitimité&amp;nbsp;à l'autorité exercée dans l'établissement, à travers à un &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;contrat de vie scolaire&lt;/SPAN&gt;&quot;.&amp;nbsp;Ce contrat, qui liera les familles et les élèves à l'établissement, contient&amp;nbsp; pour chacun des droits et des devoirs ainsi que des sanctions. 
&lt;P&gt;Pour lutter contre l'absentéisme mais éviter l'exclusion, il est prévu des sanctions de substitution et des mesures réparatrices sur place comme des travaux du type &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;travaux d'intérêt général&lt;/SPAN&gt; &quot;.&amp;nbsp; 
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titrebleuactu3&gt;&quot;Des réponses de proximité&quot;&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;Enfin, cette politique suit une logique de proximité. Différentes mesures sont prises dans ce sens, notamment le développement d'un partenariat avec les autorités de proximité (la justice, la police, la gendarmerie) et les collectivités locales&amp;nbsp;. 
&lt;P&gt;L'aide aux victimes devient une priorité. Dans cet esprit, &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;un adulte réferent&lt;/SPAN&gt; &quot;&amp;nbsp;sera désigné dans chaque établissement, notamment.&amp;nbsp; 
&lt;P&gt;Afin de personnaliser la gestion des personnes qui exercent dans les établissements sensibles, &quot;&lt;SPAN class=txtit&gt;un contrat de début de carrière&lt;/SPAN&gt;&quot; sera mis en place. Il permettra de récompenser les premières affectations, encourager le volontariat et stabiliser les équipes pédagogiques pendant au moins trois ans. &lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LA LOI 1948 LAISSE AUSSI DES LOCATAIRES INVESTISSEURS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2613</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.lemoneymag.fr/Kalideo/Redactor/images/0/0/1024/255/I_1279.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=4&gt;Dans un immeuble parisien, cinquante ans de vie à l'ancienne, mode d'emploi&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 29.10.02 | 12h08&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot;&gt;
&lt;P&gt;Leur appartement est une machine à remonter le temps. Le mobilier, les appareils électroménagers, la décoration... Tout est &lt;I&gt;&quot;à l'ancienne, comme nous&quot;&lt;/I&gt;, plaisante Jeanne, une toute petite femme de 92&amp;nbsp;ans, adorable dans sa robe de chambre bleue. Le salon ressemble à une maison de poupées. Sur le rebord de la cheminée trône une pendulette. Des petits abat-jour égayent les murs, couleur bleue pâle. Une armée de figurines se presse sur le piano droit. C'est Jeanne qui les a construites, en assemblant des coquillages.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Voilà près d'un demi-siècle qu'elle et son époux René, 88&amp;nbsp;ans, vivent ici, dans un immeuble du 9e&amp;nbsp;arrondissement de Paris, à quelques enjambées des &quot;grands boulevards&quot;. En 1956, quand ils ont emménagé, les lieux étaient très sommairement équipés. Pas de salle de bain, pas de chauffage central. Rien d'étonnant pour un logement soumis à la loi de 1948. Mais un tel dénuement effrayait Jeanne&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Je voulais presque divorcer&quot;&lt;/I&gt;, confie-t-elle aujourd'hui. Mois après mois, l'appartement a été entièrement retapé à leurs frais, pour devenir un nid douillet perché au cinquième étage.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Craignent-ils d'en être délogés si le gouvernement abroge la loi de 1948&amp;nbsp;? Non, répondent-ils. Le ministre a assuré que les personnes âgées seraient &quot;épargnées&quot;. Et puis Jeanne et René ont bien d'autres chats à fouetter. Depuis quelques années, les ennuis s'amoncellent. Une voisine négligente, des infiltrations d'eau. Jeanne a écopé jusqu'à en perdre haleine. &lt;I&gt;&quot;Je vidais parfois vingt bassines&quot;&lt;/I&gt;, raconte-t-elle. Le plafond d'une pièce attenante au salon s'est voûté. Quelques étais ont été posés, en attendant que des hommes de l'art mettent fin au désordre. C'était à la fin de l'année 2000.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Depuis, rien n'a bougé ou presque. Pis, Jeanne et René sont en conflit avec le propriétaire, une société civile immobilière (SCI). Ils lui reprochent d'avoir exigé leur départ sans motif valable. Pas du tout, rétorque la SCI&amp;nbsp;: il s'agissait seulement de rénover le logement&amp;nbsp;; le couple aurait, in fine, réintégré les lieux, après avoir été hébergé sous un autre toit, le temps des travaux. Jeanne et René n'y croient guère. Le bailleur n'avait, d'après eux, qu'une seule idée en tête&amp;nbsp;: les voir s'en aller pour relouer leur appartement à prix d'or. Aujourd'hui, Jeanne et René payent environ &lt;I&gt;&quot;7&amp;nbsp;000&amp;nbsp;francs &lt;/I&gt;[1&amp;nbsp;067&amp;nbsp;euros] de loyer par trimestre&quot;, pour 93&amp;nbsp;mètres carrés. Dans le secteur libre, la quittance pourrait aisément être multipliée par quatre ou cinq, à surface et localisation équivalentes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La justice s'est penchée sur cette drôle de situation. Elle a annulé le &lt;I&gt;&quot;congé reprise&quot;&lt;/I&gt; que la SCI avait adressé à Jeanne et René. Pour le reste, rien ne presse, a estimé le tribunal d'instance. La remise en état de l'appartement&amp;nbsp;? Les &lt;I&gt;&quot;deux parties&quot; &lt;/I&gt;n'ont qu'à &lt;I&gt;&quot;trouver un accord&quot;&lt;/I&gt; sur ce point. Le juge a tout de même sommé la SCI de réparer l'interphone et l'ascenseur, en panne depuis deux ans. Il serait temps. Jeanne, qui souffre d'insuffisance cardiaque, vit avec un pacemaker. Mais le dépanneur n'est toujours pas intervenu, huit mois après le jugement. La vieille femme se désole d'être traitée de la sorte, au crépuscule de sa vie. &lt;I&gt;&quot;C'est lamentable&quot;&lt;/I&gt;, soupire-t-elle.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;&quot;UN PEU EFFARÉE&quot;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Deux étages plus bas, il y a Michèle, 61&amp;nbsp;ans. Elle et son mari ont trouvé ce logement il y a vingt ans, &lt;I&gt;&quot;trop heureux&quot;&lt;/I&gt; de voir que le loyer obéissait à la loi de 1948. Là aussi, les lieux étaient dans un triste état. L'eau chaude, la salle de bains... Tout était à faire ou à refaire. &lt;I&gt;&quot;Dans la cuisine, il y avait... un bac et un pommeau de douche&quot;&lt;/I&gt;, se souvient Michèle. Spartiate. Alors, le ménage a emprunté de l'argent et retroussé ses manches pour aménager &lt;I&gt;&quot;quelque chose de vivable&quot;&lt;/I&gt;. Aujourd'hui, Michèle vit avec sa&lt;I&gt; &quot;dernière fille&quot; &lt;/I&gt;dans un quatre-pièces de 105&amp;nbsp;mètres carrés. Loyer&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;12&amp;nbsp;000&amp;nbsp;francs &lt;/I&gt;[1&amp;nbsp;829&amp;nbsp;euros] par trimestre&quot;, charges comprises. Pour rien au monde elle ne quitterait son appartement. Aussi fut-elle &lt;I&gt;&quot;un peu effarée&quot;&lt;/I&gt; d'apprendre que le gouvernement voulait accélérer la disparition de la loi de 1948. Michèle a peur de perdre le bénéfice de ce &lt;I&gt;&quot;bon droit&quot;&lt;/I&gt;. Avec une retraite qui s'élève à &lt;I&gt;&quot;8&amp;nbsp;000&amp;nbsp;francs &lt;/I&gt;[1&amp;nbsp;219&amp;nbsp;euros] par mois&quot;, où pourrait-elle se loger&amp;nbsp;? Gilles de Robien, ministre du logement, a pourtant précisé que les ménages à revenus modestes n'auraient pas à souffrir de cette réforme.&lt;I&gt; &quot;Qu'entend-on par ressources modiques&amp;nbsp;? Où se trouve la limite&amp;nbsp;?&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;Je me méfie beaucoup&quot;&lt;/I&gt;, renchérit Hélène, qui aura &lt;I&gt;&quot;60&amp;nbsp;ans dans un mois.&quot;&lt;/I&gt; Locataire dans le 13e&amp;nbsp;arrondissement de Paris, elle paye 2&amp;nbsp;000&amp;nbsp;francs (305&amp;nbsp;euros) par mois, charges comprises, pour un appartement de 39&amp;nbsp;mètres carrés. Avec 7&amp;nbsp;500&amp;nbsp;francs (1&amp;nbsp;143&amp;nbsp;euros) de revenus mensuels, un loyer loi de 1948 n'a rien de &lt;I&gt;&quot;luxueux&quot;&lt;/I&gt;, souligne-t-elle, d'autant que son immeuble est bruyant et de qualité moyenne. Parisienne depuis&lt;I&gt; &quot;plusieurs générations&quot;&lt;/I&gt;, Hélène ne se voit pas vivre en dehors de la capitale. Même à la campagne&amp;nbsp;?&lt;I&gt; &quot;Je n'ai pas de famille &lt;/I&gt;[dans le monde rural], répond-elle.&lt;I&gt; Ce serait un mouroir.&quot;&lt;/I&gt; En banlieue&amp;nbsp;? Pas question, &lt;I&gt;&quot;quand on voit ce qui s'y passe&quot;&lt;/I&gt;. Après tout, son bailleur, une société d'économie mixte de la Ville de Paris, a les reins assez solides pour supporter &lt;I&gt;&quot;le fardeau&quot;&lt;/I&gt;&amp;nbsp;: d'après Hélène, 15&amp;nbsp;% des ménages logés par ce bailleur relèvent de la loi de 1948&amp;nbsp;; c'est peu, à ses yeux. Surtout, elle ne comprend pas que le gouvernement se soit précipité. Ce régime juridique allait disparaître, conclut-elle,&lt;I&gt; &quot;il fallait le laisser mourir de sa belle mort, car plus grand-monde n'est concerné&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Bertrand Bissuel&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.10.02&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PERMIS DE CONDUIRE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2612</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.inca.nc/prnc/images/permis.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;LE ¨PERMIS DE CONDUIRE NE SERA PLUS DEFINITIF...&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE CONSEIL DE PARIS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2609</link> 

						<description> 
 &lt;IMG src=&quot;http://www.parisinsites.com/paris-arc.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.leparisien.com/home/images/filet_bleu.gif&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;ILS ONT DÉCIDÉ&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Stationnement &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Le paiement du stationnement par carte à puce augmente. La généralisation progressive du parc d'horodateurs acceptant Paris Carte impose à la Ville de multiplier, dans les trois prochaines années, les points de distribution « en comptoir » dans les tabacs, pour 1 500 000 à 6 000 000 cartes, mais également par la vente par « automates » de l'ordre de 300 000 à 1 200 000 cartes. L'année dernière, Paris a vendu pour 22 millions d'euros de cartes. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Electricité &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* La Ville de Paris a profité de la centralisation de ses commandes pour faire des économies de 30 % de sa facture de téléphone. Tout en gardant le même opérateur, France Télécom, elle a réduit sa facture de 4,5 millions d'euros. Pour ses dépenses d'énergie électrique, la lutte pour les économies a également commencé. Une lettre a été adressée à tous les employés de l'Hôtel de Ville pour les inviter à éteindre leur bureau en partant. Objectif : réduire de 15 % la consommation électrique. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Ecoles &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Près de 700 établissements scolaires municipaux et centres de loisirs sont concernés par le nouveau marché qui vient d'être passé, pour un montant de 1 500 000 euros TTC annuels. Cela concerne notamment le mobilier de base pour les classes maternelles ou élémentaires et les établissements du second degré, le mobilier de restauration, couchettes, tableaux, bancs et mobilier pour arts plastiques. * Les élus ont relancé le marché de distribution de lait dans les écoles maternelles et les centres de loisirs : 3 050 000 briquettes environ sont données aux enfants chaque année, pour un prix de 550 000 euros annuels. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Intégration &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Les élus ont décidé d'attribuer pour un total de 71 088 euros de subventions aux associations qui consacrent leurs activités à favoriser l'intégration des étrangers de Paris. Neufs associations sont concernées. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Prostituées &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Depuis 1989, l'association des Amis du bus des femmes travaille pour le soutien, les actions sociales, l'information et l'aide à la réinsertion des prostituées parisiennes. Les élus ont décidé de lui attribuer une aide de 30 500 euros. Depuis septembre 2001, l'association propose une permanence mobile hebdomadaire pour la recherche d'emploi. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Trottoirs &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Les bordures de trottoir en granit font l'objet d'une utilisation de plus en plus importante avec les travaux en cours actuellement sur la chaussée. La Ville a décidé de faire ses gros achats de l'année : 22 kilomètres de bordure, 1 300 couronnes de bouche d'égout, 300 bornes en granit pour empêcher l'envahissement des trottoirs par les automobilistes et 7 kilomètres de séparateurs ou d'éléments de jardinières pour les couloirs de bus. 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Tramway &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;* Les travaux de mise en place du tramway dans Paris n'ont pas commencé, mais il faut prévoir, dès maintenant, les travaux préparatoires de modification de l'éclairage public et de signalisation tricolore sur les axes concernés. Un contrat sera passé pour un montant évalué entre 700 000 et 2 millions d'euros pour déposer et réinstaller de façon provisoire les éclairages. L'ensemble de ces modifications commencera au printemps prochain. Quant aux travaux d'aménagement du tramway, ils débuteront fin 2003, début 2004. &lt;/FONT&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, mardi 29 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PRATIQUE DU VELO</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2602</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial size=2&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&lt;A href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=members.aol.com/jeanraiso/velo.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://members.aol.com/jeanraiso/&amp;amp;h=342&amp;amp;w=361&amp;amp;prev=/images%3Fq%3DVELO%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26ie%3DUTF-8%26oe%3DUTF-8&quot;&gt;&lt;IMG height=110 src=&quot;http://images.google.fr/images?q=tbn:3PP5QNSvyXQC:members.aol.com/jeanraiso/velo.jpg&quot; width=116&gt;&lt;/A&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;Discours de mme la secrétaire d'état à Chambéry lors du colloque du Club des villes cyclables, le 25 octobre 2002&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Monsieur le Président, mesdames et messieurs les maires et élus, Mesdames, Messieurs,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Permettez-moi avant toute chose de vous remercier.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De vous remercier d'être à cette tribune :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- afin de vous faire connaître toute l'importance que j'attache aux initiatives des 532 communes, réunies au sein du Club des Villes Cyclables,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- afin de souligner combien la pratique du vélo est un mode de déplacement urbain, à part entière,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- afin de rappeler à chacun ce qu'est le développement durable, qui est autant une démarche qu'un objectif et qui prend un caractère concret par les actions que vous menez. &lt;BR&gt;Comme vous le savez, 80 % de la population française vit en ville. Il est par conséquent essentiel, de mon point de vue, que les citoyens puissent prendre conscience de l'intérêt d'adopter une démarche de développement durable dans leur cadre de vie urbain.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour cela, plusieurs grands axes d'actions se présentent :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- Il faut d'une part assurer la qualité de l'air, la gestion de l'eau et des déchets, adopter des choix d'énergie efficace et économe, lutter contre le bruit.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- Il faut ensuite, dans une démarche de développement durable définir une véritable politique de déplacement urbain et intégrer de la sorte différentes pratiques de la mobilité en ville : le vélo bien sûr, sans nier la voiture, les transports publics aussi, sans abandonner… la marche à pied !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il n'est pas question, à mon sens, de limiter les déplacements en ville. &quot; Etre mobile en ville &quot; est devenu une condition d'accès aux échanges sociaux, culturels, économiques, indispensable à cette qualité de vie urbaine, qui est un des facteurs d'une ville durable.&lt;BR&gt;- Enfin, un autre grand axe d'intervention consiste à ne pas laisser certaines populations &quot;en panne &quot; d'un environnement de qualité, de construction de logements attractifs, de modes de déplacement où seule la voiture individuelle est privilégiée. C'est promouvoir, de cette façon, une certaine égalité écologique. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;De quels moyens disposons nous ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Nous disposons déjà d'un cadre législatif, favorable en ce qu'il incite les villes et leurs partenaires à adopter une approche combinant plusieurs modes de déplacement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;A cet égard, les Plans de Déplacement Urbain (PDU) de la loi sur l'air de 1996 ont certainement contribué à cette prise en compte, par les villes les plus volontaristes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dans ce cadre, le rôle des organismes comme le Club des Villes Cyclables est primordial. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il est un facteur d'entraînement auprès d'autres municipalités, par la mise en évidence des bénéfices résultant de ces initiatives. C'est aussi une source d'expertise et donc de conseil auprès des élus que je me permets d'encourager.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En tant qu'appui à la mise en œuvre de ces PDU, je rappelle - tout en sachant le rôle joué par le Club des Villes Cyclables en la matière - que la circulaire du 10 juillet 2001 permet de financer à hauteur de 35 % les investissements sur les réseaux cyclables de l'agglomération.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;D'autres outils sont à notre disposition : je vise ici les Agenda 21 locaux auxquels je souhaite donner un véritable élan, permettant de les généraliser.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La forte participation des collectivités territoriales au Sommet de Johannesbourg, en septembre dernier, et leur volonté de s'investir dans cette démarche de développement durable trouve, avec les Agenda 21 locaux, une réelle possibilité de &quot; passer à l'acte &quot;. Le vélo et plus généralement des plans de déplacement urbain renouvelés peuvent y trouver leur place.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je pense que les Agendas 21 actuellement en préparation dans les communes de Chambéry et d'Aix les Bains ne manqueront pas d' intégrer cette préoccupation. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un troisième &quot; outil &quot; est, en quelque sorte, à notre disposition : celui de l'implication de chaque acteur de notre société dans cette démarche de développement durable. &lt;BR&gt;- l'Etat d'abord car il se doit d'être exemplaire dans l'application des politiques qu'il préconise : concrètement, un séminaire gouvernemental, sous l'autorité du Premier Ministre, se tiendra le mois prochain, afin de mobiliser l'ensemble de mes collègues ministres et leur administration sur l'intégration du développement durable dans les politiques qu'ils mènent. Je m'implique très fortement dans la préparation de ce séminaire gouvernemental.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- la deuxième grande catégorie d'acteurs, ce sont les collectivités territoriales : votre regroupement au sein du Clubs des Villes Cyclables et les actions entreprises démontrent votre dynamisme ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- la troisième catégorie est constituée par la société civile, c'est-à-dire nous tous en tant que citoyen et utilisateur du vélo de façon ponctuelle ou régulière, à des fins sportives, de loisirs ou de façon purement utilitaire. Les associations et les usagers doivent participer , au niveau local, à des débats publics permettant le développement de ce mode de transport et son intégration dans les schémas de déplacements des professionnels, des résidents, des services de toute sortes qui irriguent les agglomérations.&lt;BR&gt;Pour conclure :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je trouve que le titre de votre 14ème congrès : &quot; Le vélo, construisons la ville qui va avec &quot; est tout à fait significatif :&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- A partir du vélo, c'est la question de l'aménagement urbain que vous soumettez au débat, demandant à chacun de proposer des solutions concrètes et non exclusive de ce mode de transport.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- Le développement durable, c'est pareil : c'est donner à chacun la possibilité de penser son domaine d'activité autrement et d'intégrer des facteurs environnementaux, économiques et sociaux.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Merci de votre attention.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LA NOUVELLE CANTINE SCOLAIRE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2593</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.fontaine-le-comte.fr/ecole/images_ecole/cantine.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;98%&quot; align=center border=0 vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR bgColor=#000000&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=1 cellPadding=3 width=&quot;100%&quot; border=0 vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top bgColor=#ffffff&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;SOCIETE, lundi 28 octobre 2002, p. 21 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Ceux qui montrent patte blanche mangeront&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Dans le Var, une &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;cantine scolaire&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; va utiliser un système de reconnaissance de la main. 
&lt;P&gt;GROS Marie-Joëlle 
&lt;P&gt;Pour entrer à la cantine, les 750 demi-pensionnaires du collège Joliot-Curie de Carqueiranne (Var) vont devoir, dès le mois prochain, glisser la main dans un boîtier électronique capable de reconnaître les contours des doigts et de la paume. C'est la première fois que des mesures biométriques entrent à l'école. Chaque élève aura au préalable confié sa main à la machine, qui effectue 90 points de mesure (longueur, épaisseur des doigts, etc.) Une fois le gabarit de la main mis en mémoire, un code personnel lui sera attribué. Chaque jour, l'élève tapera son code sur le clavier de la machine installée dans le couloir de la cantine, puis posera la main sur un plateau muni de «tétons» pour maintenir les doigts écartés. Si la machine reconnaît le contour de la main, le tourniquet d'accès se débloque. Temps moyen de l'opération : &lt;I&gt;«Quelques secondes»&lt;/I&gt;, assure le fabricant, INT System. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;«Disproportionné».&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Ce dispositif a obtenu, le 15 octobre, un avis favorable de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Il y a un peu plus d'un an, celle-ci avait refusé une innovation du même fabricant qui conditionnait l'accès à la cantine d'un lycée de Nice à la reconnaissance des empreintes digitales. &lt;I&gt;«Recueillir celles-ci nous semblait totalement disproportionné,&lt;/I&gt; explique-t-on à la Cnil&lt;I&gt;. Nous avons aussi estimé qu'il existait un risque de détournement des données : les fichiers d'empreintes digitales sont ceux des fichiers de police.»&lt;/I&gt; Le fabricant, qui avait déjà démarché une soixantaine d'établissements scolaires, a donc été prié d'imaginer autre chose. &lt;I&gt;«L'identification par le contour de la main ne prête pas à dérapages,&lt;/I&gt; assure la Cnil. &lt;I&gt;A la différence des empreintes digitales, cet élément biométrique ne laisse pas de traces repérables sur les objets qui nous entourent.»&lt;/I&gt; Autre fait sécurisant : le gabarit d'une main d'adolescent évolue, et les fichiers sont vite obsolètes. La direction du collège assure qu'elle effacera toutes les mesures en fin d'année scolaire. Pour les reprendre l'année suivante. 
&lt;P&gt;&lt;I&gt;«Les enfants, les parents et les enseignants ont accueilli favorablement le projet»&lt;/I&gt;, commente le principal du collège. Le côté «James Bond» de la machine plaît aux premiers. Pour les parents, c'est une technique rassurante : pas de vols, pas d'oubli, aucune chance de racket. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Absences.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Ce collège accueille des enfants de milieu plutôt aisé. Jusque-là, l'accès à la cantine se faisait à l'ancienne: les classes entraient à la cantine et le personnel cochait les noms sur les listes. Le nouveau système, relié à un logiciel, doit permettre de &lt;I&gt;«mieux gérer les absences»&lt;/I&gt;. En plus de l'identité de l'enfant et sa classe, le fichier indiquera le nom du responsable légal à contacter en cas d'absence non prévue. Certes, le coût de la machine est dix fois plus élevé (environ 3 800 euros) que celui d'un lecteur de badge. Mais la question du renouvellement des cartes perdues ou détériorées ne se pose plus. Et le conseil général du Var finance l'expérimentation. 
&lt;P&gt;Jusque-là, les mesures biométriques étaient surtout expérimentées par quelques entreprises pour le contrôle d'accès et le pointage des employés. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Iris de l'oeil.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Devant le déluge de demandes, la Cnil a consacré un chapitre entier à la biométrie dans son dernier rapport. &lt;I&gt;«Il n'existe pas de meilleur identifiant que le corps lui-même»&lt;/I&gt;, remarque-t-elle. D'où la nécessité de freiner les ardeurs. Pour la Cnil, les empreintes digitales ou l'ADN ne se justifient pas pour de simples &lt;I&gt;«contrôles d'accès»&lt;/I&gt;. L'iris de l'oeil, autre mesure biométrique, a toujours suscité des craintes : &lt;I&gt;«C'est l'idée d'aller voir tout au fond des gens»&lt;/I&gt;, dit un chercheur... Mais il y a des exceptions. Aéroports de Paris a obtenu un feu vert pour identifier le personnel qui transite en «zones sensibles» : reconnaissance de l'iris, empreintes digitales et contour de la main. Mais l'Urssaf de Corse, qui voulait utiliser les empreintes digitales, a dû se contenter du contour de la main. Même choix pour le personnel de nettoyage du musée du Louvre et celui du centre commercial des Quatre-Temps à la Défense.&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>L'AFFAIRE BEN BARKA</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2591</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://image.pathfinder.com/time/europe/magazine/20010813/morroco.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;Ben Barka : Paris&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;et Rabat accusés &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'avocat de la famille de l'opposant marocain dénonce la &quot;complicité&quot; des pouvoirs français et marocain pour &quot;entraver l'action de la justice&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'avocat de la famille de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka, enlevé il y a 37 ans jour pour jour à Paris, a dénoncé ce mardi la &quot;complicité&quot; des pouvoirs français et marocains pour &quot;entraver l'action de la justice&quot;, qui n'a jamais fait la lumière sur cette affaire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;J'accuse les gouvernements français et marocain à l'époque même de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka, de ne pas avoir fait de sérieux efforts pour rechercher la vérité sur ce crime&quot;, a déclaré Me Maurice Buttin dans un communiqué.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'avocat a évoqué le refus des autorités marocaines de livrer quatre &quot;truands&quot; qui auraient pu être impliqués dans l'assassinat, alors que trois d'entre eux devaient par la suite également &quot;disparaître&quot;, en 1974.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;Ahmed Boukhari&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Il a dénoncé le refus systématique opposé par les autorités françaises à la levée du secret défense qui aurait permis de communiquer à la justice le dossier des services du SDECE, l'ancêtre de la DGSE, sur cette affaire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin, a-t-il souligné, &quot;les autorités marocaines ont toujours refusé à ce jour de donner un passeport à Ahmed Boukhari pour qu'il vienne s'expliquer, à sa demande même, devant le juge d'instruction&quot; en charge de l'enquête.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En juin 2001, cet agent des services secrets marocains avait fait des révélations explosives dans la presse, affirmant que le dirigeant socialiste avait été torturé puis assassiné par le général Mohammed Oufkir, alors ministre marocain de l'Intérieur, et son adjoint, le commandant Ahmed Dlimi, aujourd'hui décédés. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Selon M. Boukhari, Mehdi Ben Barka est mort le 30 octobre 1965 dans une villa à Fontenay-le-Vicomte (Essonne), en région parisienne. Sa dépouille aurait été rapatriée à Rabat où elle aurait été dissoute dans une cuve d'acide. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Lucida Sans Unicode&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt; 
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						<title>LA CNIL ET LA LOI SARKOZY</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2535</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.groupe-tgs.mc/images/cnil.gif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Loi Sarkozy : la Cnil&lt;BR&gt;veut des garanties &lt;BR&gt;La Commission nationale de l'informatique et des libertés demande un contrôle accru sur les fichiers de police et l'alimentation du fichier ADN. &lt;BR&gt;Nicolas Sarkozy (photo AP) &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Après avoir examiné le projet de loi pour la sécurité intérieure, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), demande plus de garanties sur l'accès aux fichiers de police et sur l'alimentation du fichier informatique ADN, a-t-elle indiqué vendredi dans un communiqué.&lt;BR&gt;La Cnil, qui s'était auto-saisie de l'examen du projet de loi a regretté de ne pas avoir été consultée lors de son élaboration. Elle s'inquiète notamment de l'extension prévue de la consultation des fichiers de police judiciaire.&lt;BR&gt;&quot;La commission appelle l'attention sur les graves dangers d'atteinte aux libertés individuelles et au respect des droits des personnes susceptibles de résulter de l'utilisation des fichiers de police judiciaires pour des enquêtes ou d'autres tâches administratives&quot;, écrit la commission dans son communiqué.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Habilitation&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&quot;Cette extension risque de faire jouer aux fichiers de police judiciaire le rôle d'un casier judiciaire parallèle moins contrôlé&quot;, prévient-elle en prenant acte du fait que l'existence même des fichiers de police judiciaire est &quot;désormais consacrée par la loi, ce que la Cnil avait souhaité en décembre 2000&quot;.&lt;BR&gt;Ces fichiers contiennent des informations sur des procédures en cours qui peuvent se terminer ensuite par un acquittement, une relaxe, un non-lieu ou un classement sans suite &quot;comme il s'en produit 300.000 par an&quot;, rappelle la Cnil qui estime donc qu'elle devrait être consultée sur la liste des personnes habilitées à les consulter.&lt;BR&gt;Concernant le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), qui pourrait recenser les empreintes ADN des suspects et plus seulement ceux des condamnés, la Cnil estime que l'initiative de l'inscription dans ce fichier ne peut relever que d'un juge d'instruction ou d'un procureur. &lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>LUTTE CONTRE L'ILLETRISME</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2522</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://pro.wanadoo.fr/jerome.grondin/Images/illet.GIF&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Lutter ensemble contre l'illettrisme : réunir pour mieux agir&lt;BR&gt;intervention de Luc Ferry au Conseil économique et social, à Paris, le 24 octobre 2002&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&quot;Il y a un grand intérêt à examiner les politiques et les pratiques d'autres pays dans leur lutte contre l'illettrisme&quot;, a indiqué Luc Ferry en ouvrant les travaux du colloque organisé à Paris au Conseil économique et social par l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANCLI). &quot;C'est en effet en &quot;décentrant notre regard&quot;, a poursuivi le ministre, que nous saurons éviter les fausses causalités pour comprendre le phénomène complexe de l'illettrisme et repérer des pratiques ayant fait la preuve de leur efficacité.&quot; &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Rappelant les différents moyens retenus dans le plan de prévention décidé par le ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Luc Ferry a insisté sur le moment capital que constitue le premier apprentissage de la lecture au cours préparatoire : &quot;Pour prévenir l'échec, extrêmement douloureux pour les enfants qui le connaissent, nous devons nous efforcer de mutualiser les bonnes pratiques. Le livret &quot;Lire au CP&quot;, destiné aux maîtres du cycle 2, doit nous y aider.&quot; D'ores et déjà consultable sur le site www.eduscol.education.fr, ce livret sera enrichi par les contributions de tous les acteurs concernés, puis diffusé à tous les maîtres en décembre 2002.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lors de sa participation aux travaux de la première table ronde consacrée au rôle essentiel de la prévention, le ministre a également souligné l'importance des opérations d'aide à la lecture organisées pendant les vacances et, hors du temps scolaire, dans les centres de loisirs, avec le concours de la direction de la jeunesse et de l'éducation populaire. &quot;Ces opérations seront plus nombreuses encore en 2003&quot;, a-t-il affirmé. Il a ajouté que le nombre de contrats éducatifs locaux signé avec les associations et les collectivités locales et territoriales serait porté à 3 000. Intéressé par les expériences étrangères, notamment anglaises, grecques et polonaises, Luc Ferry a déclaré pour conclure qu'il convenait de mieux prendre en compte l'apport des familles afin de les associer plus efficacement à la politique de prévention de l'illettrisme.&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>LES ENFANTS PLACES</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2515</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.quebecweb.com/domainefraisair/images/enfants.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le parcours chaotique des enfants placés • LE MONDE | 25.10.02 | 12h28 Sont-ils vraiment placés ou juste déplacés, de foyer en famille d'accueil, de famille d'accueil en &quot;lieu de vie&quot;, comme les boules d'un mauvais jeu de billard ? Sur la &quot;petite quarantaine&quot; d'enfants que Geneviève Tissier a vu défiler sous son toit en vingt-trois ans de carrière d'assistante maternelle, rares sont ceux qu'elle revoit. Des autres, elle n'a aucune nouvelle. Elle se rappelle encore cette gosse de 5 ou 6 ans, arrivée ici, dans la Nièvre, avec ses quatre frères et sœurs qu'on avait &quot;retirés en urgence&quot; de leur famille, &quot;à cause d'une histoire d'inceste et de coups&quot;. Il avait fallu plusieurs mois à &quot;la petite&quot; pour qu'un jour, se sentant en confiance, elle raconte comment son papa la &quot;soignait&quot;, en lui mettant &quot;un suppositoire qui grossissait&quot;. Les cinq gamins étaient restés quatre ans chez les Tissier, dans l'un des dix-huit pavillons du village d'enfants Pierre-Saury, à Châtillon-en-Bazois, près de Nevers. Quatre ans, sans que leur mère d'accueil et son mari n'en apprennent beaucoup plus sur leur passé. &quot;Quand ils sont partis, c'était un déchirement&quot;, dit pourtant Mme Tissier. Confiée par la suite à une famille adoptive dans le département voisin de l'Yonne, &quot;la petite&quot; avait attendu d'avoir 18 ans pour prendre la clé des champs et disparaître du paysage. Sur les quelque cinq cent mille enfants qui vivent, en France, hors de leur famille, la majorité sont des pensionnaires d'internat scolaire. Les enfants placés – par décision administrative ou judiciaire – sont, quant à eux, environ 150 000. &quot;En quatre ans, je suis passée par deux familles d'accueil, trois foyers et un séjour en hôpital psychiatrique après une tentative de suicide&quot;, récapitule Priscillia, 16 ans, qui vit de nouveau avec sa mère, dans un appartement de la banlieue parisienne. Elle avait 11 ans quand l'assistante sociale est venue la voir, pour la conduire au tribunal. &quot;Quand j'ai entendu le mot tribunal, j'ai cru que j'avais fait une bêtise !&quot;, raconte l'adolescente. La juge pour enfants, qu'elle rencontre brièvement, ne lui pose pas de question. &quot;Je n'ai rien compris à ce qui se passait, ma mère et mon frère non plus. Je me souviens juste de cette expression : il fallait me &quot;mettre en sécurité&quot;. Mais pour me protéger de quoi ? Personne ne me l'a dit.&quot; Elle ne l'apprendra que quatre ans plus tard, par la bouche d'une autre juge pour enfants. &quot;Une femme géniale, celle-là ! Elle m'a pris à part, elle m'a parlé comme à une personne : jamais un juge ne m'avait traitée comme cela.&quot; Ce qu'elle découvre l'abasourdit. Longtemps, faute d'explications, Priscillia a cru qu'on l'avait éloignée de sa mère car celle-ci, à l'époque, n'avait pas de logement à elle : la petite famille vivait chez l'ami d'une tante. &quot;Quand la juge m'a parlé des &quot;mauvais traitements&quot; que j'avais subis de la part de ma mère, je suis tombée des nues. Personne, dans ma famille, ne m'a jamais frappée !&quot; A en croire l'adolescente, il avait suffi des médisances du présumé ami de la tante – peut-être soucieux de se débarrasser d'une nichée encombrante ? –, pour que &quot;la machine&quot; se mette en branle. Drôle de &quot;machine&quot;, trop goulue et pressée aux yeux des uns, trop lente et indécise aux yeux des autres ! Faut-il incriminer l'Aide sociale à l'enfance (ASE), la justice, la police, les familles d'accueil ou la famille tout court ? Jean-Pierre Roger, 31 ans, n'en veut à personne, même pas à sa mère, dont il ne sait pratiquement rien, sinon qu'elle était ouvrière près d'Auxerre, et qu'elle l'a placé, sans plus jamais demander à le voir, alors qu'il était âgé de 6 ans. &quot;Jusqu'à 20 ans, je suis toujours resté chez la même mère d'accueil : c'est une grande chance !&quot;, souligne le jeune homme. Ayant grandi au village Pierre-Saury, où il travaille maintenant comme jardinier, il réalise à quel point sa sédentarité a quelque chose d'exceptionnel, comparée à la vie ballottée de ses pairs. Une seule chose le chiffonne : retrouver ses frères et sa sœur. Car lui qui, si longtemps, s'était cru fils unique, a découvert tardivement, par les hasards de la paperasserie administrative, qu'il n'était pas seul au monde. &quot;Quand j'avais 15 ans, explique-t-il, je voulais entrer en apprentissage, et on m'a demandé une fiche d'état civil : j'ai ainsi appris par la Ddass que j'avais deux frères et une sœur.&quot; Mais il n'en sait guère plus, l'administration l'assurant &quot;ne pas avoir d'autres éléments&quot;. Les dossiers ont-ils été égarés ? Ont-ils suivi les frères et la sœur ? Ceux-ci ont-ils été placés, comme lui ? Le jeune homme ne connaît que leurs prénoms et leurs dates de naissance – &quot;Daniel, né le 17-11-1963 ; Sylvie, née le 15-2-1965 ; Jean-Noël, né le 12-12-1966&quot;–, qu'il jette, vite, comme une bouteille à la mer. &quot;On ferme les dossiers, sans que le parcours des enfants ait été reconstitué. Résultat : on ne sait pas ce qu'ils deviennent, déplore Marceline Gabel, cofondatrice de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (ODAS). Ce qui est nouveau et positif, c'est que ce problème commence – enfin – à être considéré comme préoccupant.&quot; Mobilisant des acteurs multiples, le secteur de la protection de l'enfance relève, depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la décentralisation, de l'autorité des conseils généraux et des responsables départementaux de l'ASE. Les autorités judiciaires, les services de la protection maternelle et infantile (PMI), tout comme la brigade des mineurs ou les caisses d'allocations familiales, ont également leur mot à dire. Ce système énorme, qui draine, à l'échelle des départements, un budget annuel de 4,5 milliards d'euros, &quot;n'est ni vraiment piloté ni réellement évalué&quot;, avaient jugé, en juin 2000, le chef de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS), Pierre Naves, et le chef de l'inspection générale des services judiciaires (IGSJ), Bruno Cathala, dans leur rapport sur &quot;Les accueils provisoires et les placements d'enfants et d'adolescents&quot;. En coulisse, certains fonctionnaires disent les choses plus crûment, décrivant le secteur de la protection sociale comme &quot;un bateau ivre, protégé par les nuages du secret professionnel : ce qui revient à donner l'impunité aux personnels du social&quot;. Quand on lui parle d'omnipotence, Dominique Bioret, éducatrice spécialisée, hausse les épaules. Elle-même, aujourd'hui employée à la Maison de l'adolescent, au Havre (Seine-Maritime), a travaillé plusieurs années à l'ASE. &quot;Quand j'ai commencé, en 1997, j'avais soixante-dix dossiers à suivre. Chaque dossier, ça veut dire un enfant ou une fratrie. Et ça veut dire qu'on pleure tous les soirs, parce qu'on ne peut pas y arriver&quot;, résume-t-elle. Les décisions de placement ne sont-elles pas prises, trop souvent, parce que c'est plus commode, plus rapide, et parce qu'on sait, au fond, que personne ne va contrôler ni critiquer cette décision ? &quot;On ne fait pas forcément ce qu'il faut quand il faut&quot;, admet-elle prudemment. Bernard et Marie, parents d'accueil dans un village de Charente-Maritime, en savent quelque chose. Dirigeants d'un &quot;lieu de vie&quot; et membres du Groupe d'études&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;et de recherche sur les pratiques en lieux d'accueil (Gerpla), ils n'ont connu, en dix-huit ans d'activité, que &quot;deux enfants sur quinze qui ne sortaient pas d'un échec en famille d'accueil&quot;. L'histoire d'Irène, restée &quot;pendant neuf ans&quot; chez un couple qui la maltraitait, lui faisant notamment subir des attouchements sexuels, leur est restée en travers de la gorge. &quot;Elle n'avait pas le droit de choisir ses vêtements, elle devait se laver dans une bassine, enfermée dans le garage, et elle ne pouvait aller aux toilettes – dans la nature, pas aux WC – que lorsqu'eux-mêmes l'autorisaient !&quot;, s'indigne Marie. C'est l'assistante sociale du collège qui, s'étant rendu compte que &quot;quelque chose ne tournait pas rond&quot;, a donné l'alerte aux responsables de l'ASE. Ceux-ci &quot;ont mis un an avant de se décider à changer Irène de famille !&quot;, précise Marie. Mais il faudra encore plusieurs mois, assure-t-elle, et de &quot;multiples interventions&quot; – y compris une lettre d'Irène –, &quot;avant que l'ASE arrête d'envoyer des gamins&quot; au couple de maltraitants. Pas question que les uns ou les autres reconnaissent leurs torts : &quot;Qu'il s'agisse de l'ASE, de l'éducation nationale ou des gens du village, se désole Marie, le leitmotiv est partout le même : surtout, pas de vagues ! Notre image avant tout et silence dans les rangs !&quot; Marie et Bernard sont-ils des exceptions ? S'il y avait un guide rouge des familles et des lieux d'accueil, nul doute qu'ils mériteraient un cinq étoiles. Mais ce qui se fait pour les restaurants n'existe pas pour les enfants. &quot;Comme on manque de familles d'accueil, on n'est pas regardant !&quot;, s'exclame Catherine Gadot, fondatrice, avec Pierre Verdier, un ancien directeur de la Ddass, de l'association Le Fil d'Ariane, qui rassemble des parents d'enfants placés. Elle-même a mis plusieurs années avant de retrouver sa fille, Angélique, placée à l'âge de 10 mois, à la suite d'une dénonciation de son compagnon avec lequel elle ne s'entendait plus. &quot;Le placement, en soi, je n'ai rien contre, précise-t-elle. Avec le recul,je pense même que le placement d'Angélique a été une bonne chose : ça m'a permis de me séparer de mon compagnon et de nous éviter une vie d'enfer, à la petite et à moi-même.&quot; Catherine Gadot mène la lutte, avant tout, &quot;contre le manque d'écoute, l'irrespect, les abus de pouvoir : bref, contre le mépris&quot; dont sont victimes, selon elle, les parents d'enfants placés. Le libre accès au dossier judiciaire – en particulier au rapport de signalement rédigé par les agents de l'ASE, indiquant les dangers encourus par l'enfant – est l'une des principales revendications du Fil d'Ariane, dont la brochure d'information, Mon enfant est placé, j'ai des droits, a été préfacée par Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille et à l'enfance dans l'ancien gouvernement. Jusqu'à présent, les familles ne peuvent accéder à leur dossier judiciaire que par l'intermédiaire d'un avocat, &quot;qui, lui-même, lors de la consultation de ce dossier, n'a le droit ni de prendre des notes ni d'établir des copies&quot;, a regretté, dans son rapport de l'année 2000, la défenseure des enfants Claire Brisset. &quot;La bonne justice, c'est celle qui est publique et contradictoire – et c'est ce qu'on a trouvé de moins mauvais pour éviter les dérives&quot;, renchérit l'ancien avocat Paul Bouchet, président d'ATD-Quart Monde. Mais on n'en est pas là. Faudrait-il, comme le suggère Alain Grevot, auteur de Voyage en protection de l'enfance, une comparaison européenne (Vaucresson, 2001), s'inspirer des méthodes et de la philosophie de nos voisins pour tenter d'améliorer les choses ? &quot;En France, quand un enfant est placé, le travail demeure souvent inexistant avec les parents&quot;, souligne le chercheur, citant en contre-exemple les pays anglo-saxons, la Belgique et les Pays-Bas. Priscillia, elle, rêve d'être photographe. Les mots, ce n'est pas son truc. Mais elle ne veut rien oublier. &quot;De toute façon, ce qui m'est arrivé, c'est écrit au fluo, c'est gravé, dit-elle en se tapotant la tête. Un enfant qui est placé, je n'ai pas de conseil à lui donner. Sinon d'être très patient et très fort.&quot; Catherine Simon • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 26.10.02 &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					<item> 

						<title>Decentralisation en Corse</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2510</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.people.virginia.edu/~cgf2d/images/corse.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;CORSE Le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux se rendent sur l'île pour expliquer le processus de décentralisation &lt;BR&gt;«J'aimerais convaincre les Corses qu'ils peuvent avoir un avenir brillant et j'aimerais surtout qu'à partir d'aujourd'hui, on parle davantage de vos réussites que de vos échecs», a déclaré le ministre de l'Intérieur. (Photo AFP.) &lt;BR&gt;Sarkozy prône le développement corse &lt;BR&gt;Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a appelé vendredi les Corses à accomplir «un saut collectif» et à sortir de «la fascination d'un passé révolu», lors des assises des libertés locales, à Borgo (Haute-Corse), près de Bastia. «Avec le développement, vous aurez les moyens d'affirmer votre culture, de développer votre identité, d'être à la hauteur de votre histoire. Avec la stagnation, il y a l'amertume, la pauvreté, le sous-développement et la violence, cette violence qui a toujours tiré la Corse vers le bas», a résumé M. Sarkozy, qui présidait la première des trois tables rondes prévues lors de ces assises dans l'île. «J'aimerais convaincre les Corses qu'ils peuvent avoir un avenir brillant et j'aimerais surtout qu'à partir d'aujourd'hui, on parle davantage de vos réussites que de vos échecs», a-t-il ajouté. (AFP) &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Guillaume Tabard &lt;BR&gt;[25 octobre 2002]&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Malgré les seize attentats de vendredi dernier en guise de bienvenue – dans l'île, on parle de « nuit bleue » –, Nicolas Sarkozy fait toujours le pari que la décentralisation peut aider au règlement de la question corse. Trois mois après sa première visite, le ministre de l'Intérieur vient expliquer, aujourd'hui près de Bastia, demain à Ajaccio, les avantages que la Corse pourra retirer du processus lancé par la loi de décentralisation pour toutes les régions françaises. Patrick Devedjian, le ministre des Libertés locales, chargé des assises régionales lancées la semaine dernière à Nantes, sera à ses côtés. &lt;BR&gt;Un troisième ministre sera du voyage. Le ministre de la Justice, Dominique Perben, vient rencontrer « les responsables de la pénitentiaire et les élus locaux pour évoquer la situation en matière de prisons ». Le gouvernement a en effet accédé à la revendication des nationalistes d'un regroupement des détenus issus de leurs rangs et qu'ils qualifient de « prisonniers politiques ». Le ministre de l'Intérieur avait ouvert la voie à cette hypothèse et le garde des Sceaux a confirmé mercredi sur Europe 1 que les détenus corses purgeant une condamnation seront rapatriés dans l'île « dans les semaines qui viennent ». &lt;BR&gt;Puisque les maisons d'arrêt d'Ajaccio et de Borgo n'accueillent que les prévenus condamnés à des peines inférieures à un an, Pierre Bédier, secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la justice, était venu annoncer, début octobre, la construction d'un centre de détention dans un délai de « quatre ou cinq ans ». « Les condamnés insulaires seront rapprochés de leurs familles non parce qu'ils sont corses mais parce que c'est la loi. » Dans l'immédiat, Perben devrait annoncer que ce regroupement se fera à Borgo. &lt;BR&gt;Puisque le garde des Sceaux monte désormais en première ligne sur le volet judiciaire, le ministre de l'Intérieur est attendu sur le volet politique du dossier corse. Cet après-midi, il parlera à Borgo du développement économique et du dialogue social et, dans la soirée à Porto-Vecchio, de la culture et du patrimoine, un des secteurs sur lesquels des transferts de compétence en direction des régions pourraient être envisagés. &lt;BR&gt;Mais c'est demain, à Ajaccio, qu'il évoquera l'avenir institutionnel de l'île. « Durant toute la préparation de la loi constitutionnelle sur la décentralisation, il avait la Corse en tête : que faire pour que cela soit applicable là-bas », confie un membre de son cabinet. Le droit à l'expérimentation, la possibilité de déroger à la loi nationale, la possibilité de consulter la population ou de regrouper différentes collectivités locales... Autant de dispositions qui concernent en premier lieu la Corse. « Soyez de véritables précurseurs de la révision constitutionnelle », avait lancé Nicolas Sarkozy aux élus insulaires, le 27 juillet, lors de son premier déplacement. &lt;BR&gt;Nombre d'entre eux, à commencer par José Rossi, le président de l'Assemblée de Corse, plaident pour un regroupement avec les départements au sein d'une assemblée territoriale unique. Le ministre de l'Intérieur avait insisté sur la nécessité d'un accord unanime. Les conseillers généraux de la Haute-Corse ont cependant voté lundi contre le principe de la suppression des départements... Par la réforme Raffarin, Nicolas Sarkozy devrait expliquer qu'il sera possible de prendre en compte la « spécificité » de l'île sans reconnaître une « exception » corse puisque la nouvelle étape de décentralisation s'appliquera à l'ensemble des régions. &lt;BR&gt;Le souhait d'un référendum, largement exprimé sur place, pourrait également être satisfait puisque la Constitution autorisera l'État à « consulter les électeurs inscrits dans le ressort des collectivités intéressées » lorsqu'il sera envisagé la création d'une « collectivité territoriale dotée d'un statut particulier ». &lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>CONTRAT D'INTEGRATION</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/24#2458</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN id=titrerubrique&gt;IMMIGRATION &lt;/SPAN&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre02 (dans profils.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;François Fillon détaille&lt;BR&gt;le contrat d'intégration&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Non obligatoire mais fortement incitatif, ce dispositif devrait être opérationnel fin 2003, selon le ministre qui plaide pour une intégration réussie. 
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;TABLE width=170 align=right&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20020508.OBS0730.jpg&quot; width=168 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;François Fillon (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;e contrat d'intégration pour les étrangers en situation régulière &quot;devrait être largement opérationnel fin 2003&quot;, affirme le ministre des Affaires sociales François Fillon dans un entretien paru ce jeudi dans le quotidien &lt;I&gt;Libération&lt;/I&gt;. &lt;BR&gt;&quot;Nous avons besoin d'une immigration légale, marquée par une intégration réussie&quot;, estime-t-il. &quot;Le contrat d'intégration a pour objet de créer un élan de confiance partagé entre l'étranger et la communauté nationale&quot;. &lt;BR&gt;Plaidant pour une immigration &quot;positive&quot;, le ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité explique que l'idée du contrat d'intégration est née d'un constat: &quot;Aujourd'hui, les immigrés viennent d'Europe de l'Est, voire de beaucoup plus loin. Ils sont peu au fait de notre culture, ne parlent souvent pas notre langue, se trouvent donc isolés dans la société française&quot;. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Très incitatif&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le contrat -non obligatoire, mais fortement incitatif- comporte &quot;une première partie commune, avec les droits et les obligations de chacun, l'engagement d'adhésion à notre mode de vie et à nos valeurs républicaines&quot;, a souligné François Fillon. &lt;BR&gt;D'autre part, &quot;il y aura une offre de prestations de services diversifiés, parmi lesquels l'apprentissage du français (600 heures maximum), une trentaine d'heures pour l'apprentissage des droits et obligations civiques et un appui social et professionnel individualisé&quot;, a-t-il ajouté. &lt;BR&gt;Le ministre chargé des aspects sociaux liés à l'immigration n'est pas favorable au droit de vote des immigrés aux élections locales mais il souhaite &quot;faciliter l'accès à la naturalisation&quot;. &quot;Les délais sont beaucoup trop longs&quot;, a-t-il déploré. &lt;BR&gt;Enfin, en matière de discriminations, le gouvernement envisage l'installation d'une &quot;autorité préjuridictionnelle chargée de faire remonter vers le parquet les problèmes de discrimination, de manière plus satisfaisante&quot;, a indiqué le ministre. (AP) 
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PV</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/23#2425</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;SÉCURITÉ ROUTIÈRE&lt;/B&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les PV devront être payés sur-le-champ &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jean-Paul Croizé&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.clicweb.fr/saoulards/dessins/accidents.gif&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;[23 octobre 2002]&lt;/P&gt;&lt;I&gt;
&lt;P&gt;« Payez d'abord, contestez ensuite » &lt;/I&gt;Comme l'a révélé l'hebdomadaire &lt;I&gt;Auto plus &lt;/I&gt;dans son dernier numéro, ce principe devrait constituer un des points importants de la nouvelle loi sur la sécurité routière que le gouvernement prépare pour le printemps prochain. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans son numéro daté du 22 octobre, la revue évoque les principaux points de cette stratégie, qui, selon elle, aurait pour principal objectif de diminuer le prix de revient pour l'Etat de la &lt;I&gt;« punition routière », &lt;/I&gt;tout en instituant auprès des automobilistes une &lt;I&gt;« dissuasion par l'argent » &lt;/I&gt;plus efficace. Il deviendra donc impossible de retarder le paiement des contraventions de plusieurs mois, voire de plus d'un an, comme c'est souvent le cas actuellement. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De multiples procédures nouvelles devraient en effet être élaborées pour raccourcir ce délai, annonce la revue. Au-delà du principe de l'amende payée pour pouvoir être contestée – avec la création d'un dépôt de consignation qui pourra éventuellement être restitué au contrevenant –, il est ainsi envisagé de rendre le paiement immédiat plus « intéressant » sur le plan financier : la différence de prix entre amende payée sur le moment et de manière différée serait amplifiée, tandis que le nombre de points retirés sur le permis en cas de paiement immédiat serait réduit. En outre, sur un plan pratique, les forces de l'ordre seraient dotées de terminaux acceptant les cartes de crédit. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais la stratégie prévue passe aussi par un désengorgement progressif des tribunaux, grâce à deux autres principes : il s'agit d'une part de l'informatisation de toute la chaîne du traitement des infractions, non seulement à l'aide de radars et d'appareils photos numériques, mais également avec des terminaux capables de lire automatiquement les numéros d'immatriculation, puis de se connecter au fichier national des cartes grises pour directement imprimer les PV. D'autre part, il est envisagé de supprimer pratiquement toute comparution devant un tribunal, en établissant des forfaits pour la plupart des infractions constatées comme cela se pratique déjà pour les moins graves. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Seul problème – mais de taille –, si ce principe est effectivement appliqué aux contraventions assorties d'une suspension de permis de conduire, cette dernière deviendra elle aussi automatique. Cela rendrait impossible toute demande auprès d'un juge de disposer d'un « permis blanc » permettant de poursuivre son activité professionnelle durant la sanction. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin, il est également envisagé de transformer le principe du « propriétaire payeur » en celui de « propriétaire coupable ». Actuellement, la loi permet de réclamer le montant de l'amende au titulaire de la carte grise d'un véhicule constaté en infraction, même si ce dernier refuse de dénoncer celui qui était alors au volant. A l'avenir, le propriétaire pourrait, dans ce cas, être considéré comme coupable, ce qui l'amènerait non seulement à payer les amendes, mais également à subir des retraits de points et des suspensions de permis. A noter, cependant, que le Conseil constitutionnel s'est prononcé contre ce principe... &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE PERBEN</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2388</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ccccff height=97&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;DIV align=center&gt;
&lt;H3 align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;DISCOURS PRONONCÉ PAR MONSIEUR LE GARDE DES SCEAUX&lt;/FONT&gt;&lt;/H3&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;FONT size=-1&gt;CONGRÉS DE L'UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;VENDREDI 18 OCTOBRE 2002&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.radio-france.fr/chaines/info2000/operations/elections/citoyen/img/perben_assnat.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;85%&quot; bgColor=#ffffff&gt;
&lt;BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Reims, le 18 octobre 2002&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Monsieur le Secrétaire Général,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs les Magistrats, &lt;BR&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Je vous remercie de m'avoir invité à participer à votre Congrès ici à Reims. C'est, pour moi, la première occasion de m'exprimer directement devant autant de magistrats réunis. Je suis particulièrement heureux de le faire devant la première organisation représentative de la magistrature.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;A la question de savoir si la fonction de Ministre de la Justice est parmi les plus difficiles. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je vous réponds simplement que je suis fier d'être le Garde des sceaux, votre ministre : c'est une tâche dont je mesure, croyez-le bien, l'ampleur et les devoirs qu'elle impose.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;C'est aussi une mission passionnante, au service de la République, de la Nation, de la Justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Vous avez su, Monsieur le Secrétaire Général, trouver les mots justes pour exprimer la passion de votre métier. Cette passion, je la partage aussi, dans l'exercice des fonctions qui sont les miennes. C'est elle qui fonde notre ambition pour la Justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je crois utile, à ce propos, de préciser devant vous les fondements de l'action de ce gouvernement en matière de justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il y a quelques mois, les Français nous ont fait part, sans ambiguïté, de leur exigence démocratique et de leur volonté de changement, particulièrement dans les domaines relevant de l'autorité de l'Etat.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ces messages du suffrage universel, expriment notamment une immense attente à l'égard de la Justice. Non pas d'une justice qui serait abstraite ou lointaine. Mais d'une justice rempart des droits des citoyens, gardienne de leurs libertés et de leur sécurité, garante du respect des règles qui s'imposent à la marche de notre société.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;C'est dans ce cadre ambitieux, qui est aussi celui de votre propre engagement, de votre dévouement quotidien, que je tiens à situer mon action.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La Justice est une vertu cardinale. C'est aussi une institution. Or, cette institution se trouve aujourd'hui, j'en suis profondément convaincu, à un moment important de son histoire. Pour l'aborder, nous devrons tous faire preuve de courage. Vous avez souligné à juste raison que les magistrats n'en manquent pas et que c'est même leur vertu essentielle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je crois que nous pouvons largement nous accorder sur le constat : le droit devient sans cesse plus touffu, plus difficile d'accès. Dans le même temps, nos concitoyens, de mieux en mieux formés et informés, de plus en plus conscients de leurs droits, attendent toujours davantage des magistrats et de l'institution judiciaire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Vous avez évoqué l'inflation législative. La loi a perdu en force et en autorité au fur et à mesure qu'elle est entrée dans un niveau de détail, dont le constituant lui-même, avait signifié le danger.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;C'est pourquoi l'amélioration du fonctionnement de notre système judiciaire repose, certes, et je vais y revenir dans un instant, sur des moyens accrus. Mais elle dépend aussi de la qualité du travail législatif. Le Gouvernement doit y prendre sa part et j'y veillerai.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Forts de votre tradition syndicale, vous souhaitez un dialogue constant et nourri avec la chancellerie. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'y souscris entièrement et je suis persuadé que, dans le respect mutuel, nous saurons le faire vivre ensemble et cela d'autant plus que vos préoccupations sont exactement les miennes : comment en effet mener une action pragmatique et efficace sans prendre en compte vos préoccupations , vos besoins et vos charges ?..&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette mesure des besoins et de vos attentes, je ne puis la trouver qu'au plus près de la réalité des juridictions, et c'est pourquoi je me rendrai tous les mois dans une juridiction afin de vous écouter.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'ai en effet bien conscience que la justice de qualité, que nos concitoyens attendent, ne peut réussir que si elle est portée par chaque magistrat et chaque fonctionnaire, dans son travail quotidien.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;J'ai la conviction que nous y arriverons ensemble : &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;- grâce aux moyens nouveaux que j'ai obtenus du Parlement ;&lt;BR&gt;- en recherchant des modes de fonctionnement et une organisation rénovés ;&lt;BR&gt;- dans un cadre juridique garantissant l'efficacité de votre action, tout en préservant les principes fondamentaux du droit et les libertés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Ce plan d'action porte simultanément sur les hommes, les moyens et les méthodes.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;A) les hommes :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Depuis 20 ans, les magistrats et les fonctionnaires de justice ont porté la charge d'une activité qui n'a cessé de croître.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Ils ont eu à cœur d'améliorer la réponse judiciaire et l'accès des justiciables au droit et à la justice .&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Comme &lt;B&gt;je l'ai fait inscrire dans la loi de programmation, ces efforts doivent être reconnus. Je m'y emploie avec détermination.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je tiens à ce que l'effort de l'Etat pour la justice aille de pair avec l'amélioration des conditions matérielles et morales d'exercice de ceux qui la servent.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;En 2002 a été mise en oeuvre l'importante réforme statutaire, conçue en 1996 et introduite par la loi organique du 25 juin 2001 et ses textes réglementaires d'application. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;Cette réforme a modifié la physionomie du corps judiciaire. Elle a amélioré l'évolution de la carrière des magistrats en prenant en compte la spécificité de chaque fonction. Après ce premier pas, nous devrons réfléchir ensemble à la poursuite de ce mouvement &lt;/I&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les modifications statutaires déjà intervenues ont rendu nécessaires des reclassements d'une ampleur sans précédent.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les délais que j'ai constatés pour la première moitié de l'année étaient trop importants. C'est pourquoi j'ai demandé dès le mois de mai que tout soit mis en œuvre pour accélérer ces opérations. J'ai fait mettre les moyens nécessaires à disposition de la DSJ.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'élaboration des arrêtés collectifs et individuels de reclassement a été achevée en septembre 2002. Ces arrêtés sont actuellement mis en application. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'activité professionnelle antérieure des magistrats qui devaient faire parvenir leur demande de reconstitution de carrière au 30 juin 2002 sera prise en compte à la fin du mois. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'important mouvement de l'été donne lieu à des arrêtés d'élévation d'échelon ou de grade au fur et à mesure de la transmission par les cours des dates d'installation des magistrats concernés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Enfin, pour l'avenir j'ai donné des Instructions précises à la DSJ pour :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;- réduire les délais de reclassement ;&lt;BR&gt;- anticiper de trois mois la procédure de prise d'échelon afin que les incidences financières coïncident exactement avec la date d'effet juridique.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Comme vous le savez, le régime indemnitaire des magistrats de l'ordre judiciaire n'a pas été revalorisé depuis 1996.&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette revalorisation m'apparaît aujourd'hui indispensable. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;En effet, parmi les cadres du plus haut niveau de l'Etat, les magistrats sont ceux dont le régime indemnitaire est le plus défavorable. Et parmi ces personnes chargées de juger, ce sont les magistrats de l'ordre judiciaire qui ont, et de loin, les primes les plus basses. Non seulement, cette situation n'a pas de justification technique, mais en outre, elle est en totale contradiction avec la place que la Justice et ceux qui la mettent en œuvre ont aux yeux des Français.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le premier objectif que je me suis fixé, c'est que l'ensemble des magistrats relevant du Ministère de la Justice, c'est à dire les magistrats judiciaires et administratifs, aient un régime indemnitaire déjà au moins aussi favorable que les membres des chambres régionales des comptes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette première étape sera elle-même, pour des raisons de masse budgétaire, subdivisée : dès l'année 2003, votre taux moyen de prime passera de 37 % à 41 %, soit une augmentation de quatre points. Mais j'espère atteindre rapidement -très rapidement- le niveau des chambres régionales des comptes, c'est à dire 47,5 %.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cet alignement vers le haut nous amènera à examiner en très étroite concertation les conditions d'ensemble d'une répartition tenant compte, pour une part, de l'activité et des charges de travail. Dans le même esprit, les modalités de répartition des indemnités compensant les vacances de postes seront étudiées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Mais il est évident qu'au-delà, il faut réfléchir au niveau relatif des rémunérations des magistrats et des hauts fonctionnaires, ce sera mon second objectif.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les qualités humaines du magistrat sont primordiales. Sens de l'essentiel, volonté de comprendre, &lt;SPAN class=justifie&gt;e&lt;/SPAN&gt;sprit d'ouverture, refus des certitudes, indépendance, y compris vis-à-vis de l'opinion : autant de qualités indispensables lorsque l'on est amené à prendre des décisions qui peuvent bouleverser le cours d'une existence, l'équilibre d'une famille ou le destin d'une entreprise.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Toutes ces qualités doivent être étayées par de solides compétences juridiques, mais aussi techniques.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;C'est pourquoi la formation initiale des magistrats doit être aussi complète que possible. Elle est d'excellente qualité. Elle doit continuer de s'ouvrir aux évolutions de la société et du monde contemporains.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je sais que des efforts importants ont déjà été accomplis dans ce domaine. Ils doivent être développés, notamment dans ces matières aujourd'hui indispensables : techniques d'administration et de gestion ; définition et conduite de politiques publiques ; connaissance précise du monde socio-économique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le jeune magistrat doit disposer d'une large palette de possibilités de mobilité temporaire dans le secteur public. Ces mobilités doivent être encouragées et valorisées. Ils sont des gages d'enrichissement pour l'exercice de votre métier.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je sais que la situation matérielle des auditeurs de justice, et particulièrement leur régime indemnitaire, nécessite des réponses concrètes dans les délais les plus brefs. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La Cour des Comptes avait souligné l'absence de base juridique suffisante au versement des indemnités tel qu'il se pratiquait jusqu'à présent. Des mesures transitoires ont été prises en avril 2002. Je les ai étendues à l'ensemble des auditeurs début août.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Dès le début de l'an prochain, un nouveau régime aligné sur celui des grandes écoles de la fonction publique entrera en vigueur. Les projets de textes réglementaires nécessaires ont fait l'objet d'une concertation avec les organisations syndicales le 11 juillet dernier. A l'issue de l'examen interministériel en cours, ils pourront être publiés. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Parallèlement à l'effort mené en faveur des magistrats, les fonctionnaires des services judiciaires verront également leurs statuts évoluer dès 2003.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'objectif est d'utiliser au mieux l'ensemble des moyens disponibles et les capacités de chaque agent en rendant le travail de celui-ci plus intéressant à tous les niveaux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;B) Les moyens :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;J'ai souhaité ainsi que le renforcement de l'institution judiciaire passe par l'allocation de moyens sans précédent.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;En adoptant la loi du 9 septembre 2002, le Parlement, conformément à l'engagement pris devant les Français par le président de la République et le gouvernement, dote la justice de moyens supplémentaires d'une ampleur inégalée. D'importantes mesures de fond et de modernisation accompagnent ces moyens. Cet effort massif sera conduit dans la durée, sur des objectifs précis, et sur la base d'une évaluation inscrite dans la loi, tout au long de la législature.&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette démarche procède d'une &lt;B&gt;triple volonté de modernisation :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· Modernisation par l'augmentation des moyens matériels : ce préalable était, à l'évidence, indispensable. On a souvent trop demandé à la Justice sans lui donner les moyens correspondants. On a parfois fait des réformes non financées, et dépourvues d'un réel appui logistique. Ce premier objectif, qui est la clé de tout le reste est atteint. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· Modernisation par l'organisation des services : parce qu'il faut dans l'intérêt public utiliser la ressource disponible et parce qu'aux moyens doivent correspondre une méthode.&lt;BR&gt;· Modernisation par le droit : parce qu'il faut améliorer l'efficacité des procédures au service des citoyens, développer l'efficacité des réponses à la délinquance comme l'effectivité des mesures de réinsertion. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette programmation sans précédent remet la France en phase avec ses partenaires européens : la loi prévoit que le montant global des crédits affecté au ministère de la Justice s'élèvera à 3,650 milliards d'€ en dépenses ordinaires et en dépenses en capital. Elle renforce l'ensemble de l'institution par la création de 10.100 emplois.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le budget 2003 nous permettra de mettre en œuvre la première tranche de la programmation. Le budget du ministère de la justice progresse de 348 M€, soit une hausse de 7,43 %. Il comporte le 5ème des emplois prévus sur les 5 ans.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Ce budget crée en effet 2 026 emplois dont :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· 180 emplois de magistrats. Ces créations renforceront la chaîne pénale. Elles permettront d'améliorer l'exécution des peines et la réduction des délais de traitement des affaires.&lt;BR&gt;· 520 emplois de fonctionnaires des greffes.&lt;BR&gt;· 314 emplois pour la PJJ dans le cadre de la priorité donnée à la lutte contre la délinquance des mineurs.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Comme vous le savez, il n'y a pas de relation directe immédiate entre ces emplois et les moyens nouveaux arrivant en juridiction en raison notamment des délais de recrutement et de formation, des départs en retraite, etc… Aussi le chiffre que je souhaiterais que vous reteniez est le suivant : dès 2003, les juridictions disposeront de 290 magistrats supplémentaires, et de plus de 800 fonctionnaires des greffes. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les juridictions des mineurs seront considérablement renforcées : j'ai décidé de marquer cette priorité en augmentant de 20 % les effectifs de juges des enfants en 2003. Les sections des mineurs des parquets seront également renforcées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;BR&gt;Il s'agit de donner des moyens plus nombreux et adéquats au juge pour lui permettre de répondre à l'évolution de la délinquance et de conduire une réinsertion plus efficace et plus adaptée à chaque personnalité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;C) les méthodes :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les moyens du budget 2003 comme ceux de l'ensemble de la période, seront déployés sur un programme d'action précis et accompagnés d'un important effort de modernisation, de l'organisation et des méthodes.&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Ces moyens sont ciblés au service de la modernisation de la justice :&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il ne s'agit pas en effet de se limiter au quantitatif. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut recentrer les magistrats sur leurs missions essentielles. Des équipes d'assistants seront mises en place autour de vous. Vous serez délestés des tâches indues (certaines commissions administratives, par exemple). Vous disposerez de collaborateurs qualifiés, les &quot; greffiers-rédacteurs &quot;. Sous votre contrôle et selon vos instructions, ils prépareront des projets d'actes juridictionnels et accompliront des recherches juridiques.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Une nouvelle méthode d'allocation des ressources sera définie. Des &lt;B&gt;contrats d'objectifs&lt;/B&gt; seront passés avec les juridictions : des moyens en personnel et en crédits de fonctionnement seront alloués sur des objectifs précis de réductions des stocks et des délais. Ces contrats seront accompagnés de mesures d'organisation et d'amélioration du fonctionnement des juridictions définies en concertation avec l'ensemble des magistrats et fonctionnaires concernés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;La modernisation des règles de procédure civile sera poursuivie. &lt;/I&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La qualité de la justice civile passe par un procès au déroulement bien maîtrisé, où des rendez-vous judiciaires peuvent être programmés et tenus, où les incidents de procédure peuvent être réglés en amont pour permettre au juge de se consacrer le moment venu aux questions de fond.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut également intégrer le souci de simplification des procédures, tout en le conciliant avec les nécessités de la sécurité juridique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Des décrets ont été pris au cours de ces dernières années qui ont introduit certaines mesures relatives à l'instruction des procédures. Je pense, en particulier, à celui faisant suite au rapport du Président COULON et à la meilleure formulation des écritures.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;D'autres mesures sont actuellement en préparation qui seront replacées dans le cadre d'une réflexion plus globale, sur la qualité et l'efficacité de la justice civile, sur lesquelles vous serez bien sûr consultés. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La création d'un nouvel ordre de juridiction, les juges de proximité, participe de ce même mouvement d'amélioration du fonctionnement. Il ne s'agit pas d'empiéter sur la compétence des juges d'instance. Vous avez évoqué certains extraits de mes déclarations devant le Sénat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Permettez-moi de citer à mon tour des propos empreints de beaucoup de bon sens, d'un magistrat, tenus le 27 mars 2002, devant la commission des lois de cette assemblée : &quot; Les demandes de justice sont importantes, en matière pénale comme en matière civile, mais nous estimons que toutes les affaires ne sont pas d'égale importance (…) &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;BR&gt;Est-il utile de faire intervenir un juge en matière civile, parce qu'un client est mécontent, sans doute à juste titre, d'un pressing qui a taché une robe qu'il a payée 20 euros ? (…) Le juge doit demeurer un recours pour les affaires importantes, ce qui ne signifie pas que les personnes n'ont pas besoin de décisions. Il faut mettre en place de véritables moyens procéduraux simplifiés. (…) La crédibilité de l'Etat est ici en jeu. &quot; (fin de citation)&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je crois que je ne saurais mieux expliquer pourquoi 90 % des Français, interrogés par l'institut CSA, sont favorables à la création du juge de proximité et pourquoi le Parlement a voté massivement pour cette innovation, qui, comme toute innovation, peut faire l'objet de critiques.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L'institution d'une nouvelle juridiction ne constitue nullement une critique implicite des précédentes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les juges d'instance ont pleinement leur part dans l'œuvre judiciaire. La création du juge de proximité, loin de les dévaloriser, pourra être l'occasion de leur transférer de nouvelles attributions contentieuses nécessitant une expérience judiciaire à la mesure des qualités qui sont les leurs.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Mais un constat ne peut être occulté.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les Français, et ils le disent très clairement, ne trouvent pas dans l'institution judiciaire actuelle une réponse appropriée à certains types de contentieux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Et cette réponse ne peut consister dans la seule augmentation du nombre des magistrats professionnels.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Bien sûr, il faut renforcer les effectifs du corps, bien sûr il faut des moyens supplémentaires et cela, vous le savez, la loi de programmation l'a prévu.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Mais il faut aussi une approche diversifiée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le juge non professionnel est déjà une réalité de nos institutions. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Faut-il le cantonner à des contentieux très spécialisés comme celui des prud'hommes ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je suis convaincu, comme nos concitoyens, qu'il y a place, même dans le contentieux de droit commun à coté des juges d'instance et des conciliateurs de justice, pour un troisième personnage qui doit être facilement identifiable. C'est pour cela qu'il faut en faire une juridiction autonome.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le Conseil Constitutionnel a rappelé que le juge de proximité doit exercer une part limitée des compétences des tribunaux d'instance et bénéficier des garanties statutaires appropriées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;C'est précisément l'objet du projet de loi organique actuellement en discussion devant le Parlement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'ai conscience que la question de l'élargissement du recrutement et celle du renouvellement de fonction, sont délicates. La réflexion se poursuivra, j'y veillerai, au cours de la navette parlementaire, au regard, en particulier, des exigences de la jurisprudence du Conseil constitutionnel.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Quant aux moyens pour mettre en œuvre cette réforme, je tiens à vous assurer qu'ils sont prévus.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'aurais l'occasion de les exposer après l'adoption de la loi organique. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il faut aussi s'attacher à moderniser par le droit.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je veux vous dire clairement que le ministère de la justice est et doit demeurer le ministère du droit . &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je veille et je continuerai à veiller à ce que les principes fondateurs de notre droit et des libertés soient préservés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'ai besoin de votre concours dans cette mission :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;- par les avis et propositions dont vous pouvez me faire bénéficier dans le cadre d'une indispensable concertation sur les textes ;&lt;BR&gt;- par votre expérience de l'application de la loi.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Avant d'aborder brièvement le fond du droit, je voudrais préalablement dire quelques mots de l'expérimentation en matière normative.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Vous le savez le projet de loi constitutionnelle relatif à la décentralisation ouvre à l'Etat la possibilité d'expérimenter des réformes en matière législative comme réglementaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;A ceux qui voient dans cette faculté la fin de l'unité de la République et la disparition de la souveraineté régalienne de l'Etat, je dis très simplement que leurs inquiétudes ne sont pas fondées. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il ne faut pas se méprendre : à aucun moment le Gouvernement n'a imaginé qu'il puisse y avoir une décentralisation de la justice. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La seule expérimentation qui serait éventuellement rendue possible en la matière par la révision constitutionnelle consisterait par exemple à tester une réforme de procédure dans le ressort d'une cour d'appel, puis à demander aux chefs de cour un rapport, au bout d'une année, avant de décider du maintien, de la généralisation, ou de la suppression de cette réforme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il ne s'agit donc en aucun cas d'instituer une différenciation pérenne des normes selon les régions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Au demeurant, cette expérimentation est déjà possible, selon la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, sans que le domaine judiciaire soit par principe exclu.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'expérimentation n'écarte pas en elle-même les principes fondamentaux qui nous gouvernent au rang desquels figure l'égalité des citoyens devant la loi. Elle doit se concilier avec eux. Cette conciliation doit être appréciée spécifiquement à chaque expérience.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'observe d'ailleurs que vous-même reconnaissez à l'expérimentation toute son utilité puisque vous auriez souhaité faire du juge de proximité, à titre expérimental, un auxiliaire du juge d'instance.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Avant d'aborder les questions relatives au droit pénal et à l'action publique, je souhaite développer brièvement la question du rôle et de la place du ministère public, dont je reparlerai très prochainement avec l'ensemble des procureurs généraux et des procureurs&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Je réaffirme d'emblée le maintien des principes-clefs que vous connaissez et auxquels vous êtes justement attachés : &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· L'unité du corps judiciaire,&lt;BR&gt;· L'indivisibilité du ministère public,&lt;BR&gt;· La hiérarchie du ministère public,&lt;BR&gt;· La loyauté,&lt;BR&gt;· La direction effective de la police judiciaire,&lt;BR&gt;· La dyarchie à la tête des juridictions &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;BR&gt;Un principe-clef : l'unité du corps judiciaire : &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Au-delà des différences existant entre les fonctions du siège et celles du parquet, ces dernières se caractérisent par un triple souci : &lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· de représentation de l'intérêt général,&lt;BR&gt;· de garantie et de protection des libertés individuelles,&lt;BR&gt;· d'impartialité et de qualité de l'expertise juridique donnée dans le cadre du débat devant le juge pénal, civil ou commercial.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Tout cela manifeste une éthique professionnelle commune à l'ensemble des magistrats qui leur permet d'exercer alternativement, dans leur carrière, les fonctions du siège et celles du parquet.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La hiérarchie du parquet, n'a d'autre objet que de permettre au ministère public d'assurer, dans le seul souci de l'intérêt général, en toute impartialité et de la meilleure façon possible, l'application égale de la loi sur le territoire de la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La cohérence de la politique pénale est une nécessité, rappelée avec force par le Président de la République pour garantir l'application de ce principe. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;A cet effet, les directives générales&lt;/B&gt; procèdent du pouvoir du Gouvernement de déterminer et de conduire la politique de la Nation (conformément à l'article 20 de la Constitution) dans le cadre tracé par le législateur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Au-delà de l'accompagnement technique de la législation, j'entends également par ce moyen, conformément au message reçu des Français, assurer :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;· une action publique unifiée,&lt;BR&gt;· une présence toujours plus grande de la dimension judiciaire des politiques publiques, particulièrement au niveau local, en concertation avec les élus,&lt;BR&gt;· une meilleure cohérence de l'intervention de la justice sur le territoire,&lt;BR&gt;· la continuité et la cohérence de l'effort déployé par l'ensemble des acteurs de la sécurité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il appartient en effet aux Parquets de tenir pleinement leur place dans la conduite d'une véritable politique d'action publique , non seulement dans la recherche des auteurs d'infractions , mais aussi dans les domaines de la prévention, de la dissuasion du crime. La loi leur donne un rôle d'impulsion et de direction dans lequel je souhaite qu'ils s'investissent à plein et pour lequel ils ont mon entier soutien .&lt;BR&gt;Je ne saurais trop insister sur la nécessaire coopération avec les préfets et avec les diverses administrations, dès lors qu'il s'agit d'agir en commun très en amont du crime, sur les facteurs de prévention . L'action de l'Etat ne peut qu'en être globalement renforcée, sans que cela ne porte atteinte à ce qui, en aval, est du strict ressort de l'autorité judiciaire .&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;La pertinence de votre action doit également découler d'une écoute et d'un échange d'information avec les élus . Ils représentent la population et ses attentes . Ils ne peuvent que vous aider à définir vos priorités d'action publique. Il est aussi très utile que, comme à l'égard des administrations, vous puissiez leur faire connaître et prendre en compte les impératifs et les spécificités de l'intervention judiciaire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Cette cohérence de la politique pénale repose également sur l'expertise technique que la Chancellerie doit pouvoir apporter aux parquets ainsi que sur les instructions de procédure dans les affaires ponctuelles, tel que le prévoit d'article 36 du code de procédure pénale. Je ne saurais renoncer a priori à une compétence qui n'a d'autre objet qu'une meilleure application de la loi pénale et qui préserve l'indépendance d'appréciation des magistrats du siège et ne peut permettre d'entraver la saisine d'une juridiction.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;En ce qui concerne maintenant le Droit pénal et la procédure pénale, je voudrais vous apporter quelques éclaircissements :&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le projet de loi sur la sécurité intérieure correspond d'abord à un engagement du Gouvernement lors de la discussion des deux lois d'orientation (Justice et Sécurité Intérieure) de l'été. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;L'objet du projet de loi sur la sécurité intérieure est simple : renforcer la législation sur les armes, encadrer les activités de sécurité privée, étendre la compétence des officiers de police judiciaire au département, pérenniser certaines dispositions de la loi sur la sécurité quotidienne du 15 novembre 2001, instituer ou préciser certaines incriminations de voie publique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Quant à la réforme de la procédure pénale : vous le savez, la complexité croissante du cadre procédural limite l'efficacité de la lutte contre la délinquance et la criminalité sans apporter de réelles garanties supplémentaires.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Nous avons &lt;B&gt;simplifié certains régimes procéduraux&lt;/B&gt; : je citerais à titre d'exemple la comparution immédiate, l'unification du seuil de placement en détention provisoire, la suppression du débat devant le juge d'application des peines en cas d'accord sur l'aménagement d'une peine, l'aménagement des délais d'examen des demandes de mise en liberté.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Ce travail n'est évidemment pas achevé. Il doit se poursuivre. Il faut en effet simplifier encore les procédures et l'organisation pour que les moyens considérables que j'ai obtenus soient utilisés plus efficacement. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut simplifier les procédures civiles.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Dans le vaste domaine du droit des personnes, le droit de la filiation, du divorce, des successions et des libéralités doit être réaménagé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut simplifier les procédures de divorce notamment le divorce par consentement mutuel, ou la seconde comparution ne m'apparaît pas devoir être systématiquement maintenue mais qui doit cependant, j'en suis convaincu, rester une procédure judiciaire. Il faut dédramatiser les divorces pour faute sans pour autant les supprimer - ce serait irréaliste. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut qu'à l'occasion du divorce, soient trouvées des réponses aux difficultés qui persistent en matière de prestation compensatoire et que des mesures soient prises pour permettre une liquidation rapide du régime matrimonial.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je souhaite qu'un texte soit finalisé d'ici l'été 2003. Mes services y travailleront dans la concertation la plus ouverte.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Il faut aussi continuer à simplifier les procédures pénales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;C'est pourquoi de futures dispositions de droit et de procédures pénales sont à l'étude à la Chancellerie. Vous y serez, de même que le Barreau, étroitement associés. Il s'agira de développer les moyens à disposition des magistrats pour une procédure efficace. Il s'agira également de mieux réprimer le crime organisé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'ai bien conscience que même en améliorant les moyens à votre disposition et donc l'efficacité de vos actions et de vos décisions, il subsiste un problème qui, s'il n'est pas résolu, ne manquera pas de provoquer une grande frustration. Il s'agit de l'exécution des décisions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je ne peux qu'abonder dans votre sens, quand vous relevez la convergence des préoccupations du Gouvernement et les vôtres. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le &quot; Livre blanc sur la Justice &quot; que vous avez publié en avril 2002, a apporté, sur ce sujet notamment, une contribution de grande qualité au débat public sur la justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Le rapport de l'Inspection générale des services judiciaires qui m'a été remis tout récemment souligne la pertinence des analyses de l'USM : il met en évidence le problème prioritaire des moyens dont disposent les juridictions pour assurer l'exécution des peines.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Les moyens dégagés par la loi du 9 septembre 2002 apportent une première réponse.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je souhaite poursuivre cet effort sur l'exécution des peines : ce rapport doit déboucher sur des résultats pour que la justice n'encourt plus le reproche d'être &quot; virtuelle &quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;J'ai décidé de publier ce rapport en sollicitant les observations et la contribution de tous ceux qui le souhaiteront. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Un comité de suivi, composé de magistrats et de fonctionnaires des juridictions sera associé aux travaux mené par les directions pour mettre en place des solutions qui devront être effectives et rapides .&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Certes, il y a bien d'autres chantiers, et vous avez vous-même ouvert de nombreuses pistes qui méritent d'être explorées, dans le dialogue. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;BR&gt;* * *&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;BR&gt;Vous le constatez, nous avons une tâche immense à mener . &lt;B&gt;Je suis convaincu que nous allons réussir.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;&lt;B&gt;Mais cela suppose que nous conjuguions nos efforts .&lt;BR&gt;Les hommes et les femmes que j'ai rencontrés dans le monde judiciaire depuis bientôt six mois m'ont - au-delà de leur diversité - tous frappé par leur qualité et leur engagement au service de la justice .&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=justifie&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je sais donc pouvoir compter sur eux ,sur vous tous, comme vous pouvez compter sur ma détermination sans faille et sur celle du gouvernement pour vous aider dans l'accomplissement des missions qui sont les vôtres. Il n'en est pas de plus essentielles dans la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-1&gt;Je vous remercie.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/BLOCKQUOTE&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=-2&gt;© Ministère de la justice - octobre 2002&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ELF</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2383</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;ELF-TECHNIP &lt;/B&gt;Des destinataires de commissions annotés du mot « politique » &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Le fisc transmet un document «atomique» au juge d'instruction &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Eric Decouty &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[22 octobre 2002]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;De source judiciaire, le document est décrit comme &lt;I&gt;« atomique ». &lt;/I&gt;Depuis quelques jours, le juge Renaud Van Ruymbeke a en sa possession une liste officielle complète et détaillée de tous les intermédiaires rémunérés par la société d'ingénierie pétrolière Technip de 1993 à 1996. Sur ces documents – transmis par l'administration fiscale –, en face de certains noms, figure la mention manuscrite &lt;I&gt;« politique » &lt;/I&gt;laissant entendre l'objet des versements occultes. 
&lt;P&gt;Ce rebondissement aux conséquences insoupçonnables mérite un retour en arrière. Il y a quelques mois, en marge de l'enquête Elf, Renaud Van Ruymbeke est saisi d'une information judiciaire visant Technip, puissant groupe français d'ingénierie et de services dont l'activité consiste, entre autres, à réaliser des complexes pétroliers ou gaziers. Particularité : Elf fut longtemps son actionnaire de référence. Au départ, l'enquête portait sur des commissions occultes versées à l'occasion de marchés au Venezuela et en Ouzbékistan, à André Guelfi et Alfred Sirven. Les deux hommes sont d'ailleurs mis en examen ainsi que Georges Krammer, l'ancien directeur général de Technip. 
&lt;P&gt;Jusqu'à ces derniers mois, le dossier ressemblait à une vaste escroquerie au préjudice de Technip, partie civile. 
&lt;P&gt;Mais, au fil de ses investigations, le magistrat s'est mis à soupçonner un système de détournements de fonds d'une envergure supérieure. A plusieurs reprises, il a sollicité vainement auprès de Technip les fameuses déclarations annuelles des salaires (DAS) permettant de vérifier la réalité des versements effectués par le groupe. 
&lt;P&gt;Devant les atermoiements de celui-ci, une requête était adressée à l'administration fiscale. Celle-ci a obtempéré et transmis au juge l'ensemble des pièces (DAS 1 et 2) ainsi que les annexes pour les années 1993 à 1996. 
&lt;P&gt;Ces dernières, d'une soixantaine de pages, s'annoncent dévastatrices. Sur le document, figurent toutes les commissions occultes versées par le groupe, les marchés concernés, les sociétés commanditaires, c'est-à-dire l'ensemble des sociétés pétrolières internationales, et les intermédiaires. De surcroît, pour nombre de ceux-ci, à côté de leurs noms, est écrit à la main le mot &lt;I&gt;« politique ». « Cette mention laisse entendre l'objet de certains versements », &lt;/I&gt;expliquait hier soir une source proche du dossier. Car, si le paiement des commissions à des intermédiaires n'a rien d'illégal, la loi exclut les rétro-commissions, en d'autres termes la redistribution d'une partie à des tiers. 
&lt;P&gt;Le juge Van Ruymbeke a donc entre les mains une pièce décisive susceptible de mettre au jour un vaste système de corruption organisé autour de Technip et mettant en cause de nombreux groupes internationaux. 
&lt;P&gt;En marge de cet épisode, un autre rebondissement s'est produit ces derniers jours. A la suite des déclarations de Georges Krammer, révélant sur procès-verbal l'existence d'une caisse noire liée à Technip à Madère &lt;I&gt;(voir nos éditions du 2 octobre), &lt;/I&gt;le parquet de Paris a décidé l'ouverture non pas d'une information judiciaire, mais d'une simple enquête préliminaire, confiée aux policiers sous l'autorité du procureur de la République. Cette décision paraît incongrue : les policiers, dans ce cadre juridique, ne peuvent conduire des investigations à l'étranger. Elle pourrait néanmoins entraîner de nouveaux développements. &lt;I&gt;« Dans le cadre de cette enquête, Georges Krammer sera, cette fois, entendu comme simple témoin et s'expliquera donc sous serment », &lt;/I&gt;expliquait une source judiciaire. En clair, si l'ancien directeur général de Technip précise ses premières révélations, l'ouverture d'une information judiciaire deviendra alors inévitable. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ENVIRONNEMENT</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2370</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.roselyne-bachelot.com/images/photo.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Accusée d'immobilisme par la principale fédération cynégétique, le ministre de l'Écologie riposte dans une interview au « Figaro » &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La Fédération nationale de la chasse dénonce « un blocage total dans les discussions » avec le ministère de l'Écologie. Pour Roselyne Bachelot, «cette affaire est une opération à usage interne, pour donner des gages aux chasseurs les plus impatients.» (Photo Marmara/Le Figaro.) &lt;BR&gt;Bachelot affronte la colère des chasseurs &lt;BR&gt;Rien ne va plus entre les chasseurs et le ministre de l'Écologie, Roselyne Bachelot. La Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui regroupe 1,4 million de tireurs, va adresser aujourd'hui même à tous les parlementaires une lettre attirant leur attention sur la situation de «blocage total» entre les chasseurs et leur ministre de tutelle. «Depuis mai 2002, c'est un véritable dialogue de sourds qui s'est instauré avec le ministère au point d'avoir changé trois fois d'interlocuteurs en cinq mois au cabinet, écrit en préambule le président de la FNC, Charles-Henri de Ponchalon. Cet immobilisme est d'autant plus surprenant que les requêtes de la Fédération sont considérées comme plutôt pragmatiques.» Le président de la Fédération rend ensuite un hommage appuyé à Jean-Pierre Raffarin : «Notre déception est d'autant plus grande que nous avons particulièrement apprécié les engagements du premier ministre au cours de l'été, tant sur les dates de chasse que sur la révision de la loi chasse.» Il rappelle enfin que les «plusieurs dossiers urgents méritent une réelle concertation» et que le monde rural se sent «ignoré, voire méprisé». Le 9 octobre, Charles-Henri de Ponchalon avait envoyé un courrier à Roselyne Bachelot pour lui faire part de ses inquiétudes et solliciter une audience «afin que nous puissions aborder l'ensemble des réformes nécessaires et arrêter les termes d'un calendrier». La Fédération affirme n'avoir reçu aucune réponse du ministre de l'Écologie, à ce jour. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Propos recueillis par Muriel Frat &lt;BR&gt;[21 octobre 2002]&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;LE FIGARO. – La Fédération nationale de la chasse dénonce « un blocage total dans les discussions » avec vos services. Est-il exact que vous ayez rompu le dialogue avec les chasseurs ?&lt;BR&gt;Roselyne Bachelot. – Cette mise en cause est déplacée. Je suis d'autant plus surprise de cette lettre – dont j'ai eu connaissance le 16 octobre – que le dialogue avec la Fédération n'a jamais cessé. Et je souhaite naturellement qu'il se poursuive. J'ai moi-même reçu M. de Ponchalon à deux reprises. Une réunion informelle avait été prévue le 17 septembre et reportée au 24 octobre à la demande de la Fédération. Le 19 septembre, des représentants de la FNC ont eu un entretien avec, à mon cabinet, la conseillère espaces naturels et chasse. Le dernier contact remonte au 15 octobre, jour du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. Soucieuse d'approfondir le dialogue, j'ai nommé, au sein de mon cabinet, Louis Hubert comme conseiller technique faune sauvage, qui sera notamment l'interlocuteur privilégié des chasseurs. En réalité, je pense que cette affaire est une opération à usage interne, pour donner des gages aux chasseurs les plus impatients. &lt;BR&gt;– On vous reproche d'avoir reconduit des écologistes au conseil d'administration de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.&lt;BR&gt;– Compte tenu de la vocation de cet office, il est bien naturel que des associations qui oeuvrent pour la protection de la faune participent à son conseil d'administration. Je souhaite accomplir un travail de réconciliation dont personne ne doit être exclu. Prononcer des excommunications ne me paraît pas la bonne façon de résoudre le dossier chasse. La méthode de l'exclusion n'est pas la mienne. &lt;BR&gt;– Les chasseurs souhaitent dépendre du ministère de l'Agriculture et non de l'Écologie. Comprenez-vous leur demande ?&lt;BR&gt;– Ils ont souhaité, à un certain moment, être rattachés à l'Agriculture parce qu'ils avaient en face d'eux un ministre de tutelle qui était contre eux. Maintenant, ils ont un ministère de tutelle qui les comprend. Ils savent bien que je ne suis pas une anti-chasse. A terme, les conflits d'usage risquent d'être beaucoup plus graves entre des agriculteurs et des chasseurs. Ces derniers n'ont aucun intérêt à être rattachés à un ministère de l'Agriculture qui, dans ces conflits, choisira toujours les agriculteurs. &lt;BR&gt;– Justement, quelles sont vos relations avec le ministre de l'Agriculture ?&lt;BR&gt;– Nous préparons ensemble les articles relatifs à la chasse qui, pour des raisons de calendrier parlementaire, seront intégrés au futur projet de loi Affaires rurales. Ce texte sera présenté par le ministre de l'Agriculture mais c'est évidemment moi qui, en tant que ministre responsable du dossier, défendrai les articles sur la chasse destinés à toiletter la loi Voynet comme s'y est engagé le premier ministre. Jean-Pierre Raffarin et moi travaillons en parfaite collaboration sans qu'il y ait une feuille de papier à cigarette entre nous. Il n'y a pas d'un côté Jean-Pierre Raffarin qui serait du côté des chasseurs et Roselyne Bachelot qui refuserait de les entendre. Je réunirai avec Jean-François Coppé les députés qui s'intéressent à la chasse pour leur présenter les premières orientations des articles de la loi. &lt;BR&gt;– L'Observatoire de la faune sauvage et de ses habitats, créé par le décret du 17 juillet 2002, n'a toujours pas vu le jour. La Fédération a beau jeu de vous accuser d'immobilisme.&lt;BR&gt;– L'Observatoire, dont la mission est d'améliorer les connaissances des milieux et des espèces, prend forme. Nous en avons débattu lors du dernier Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 15 octobre. Nous proposons de créer un comité de pilotage composé notamment de représentants de l'État, du Muséum national d'histoire naturelle, de l'ONCFS, des régions et de l'Institut français de l'environnement auquel sera associé un conseil d'orientation avec les acteurs les plus représentatifs. Sa composition et son programme de travail devraient être arrêtés dans les prochaines semaines. &lt;BR&gt;– Où en est la réforme de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ?&lt;BR&gt;– J'ai commandé à Pierre Roussel, inspecteur général de l'environnement, un rapport qui doit m'être remis mi-novembre afin de me faire des propositions sur l'adaptation des instances placées auprès de mon ministère. Ainsi nous réfléchissons à une réforme des polices de l'environnement, trop nombreuses et trop sectorisées. Il y a les gendarmes, les garde-pêche, les gardes du conservatoire du littoral, les gardes des parcs nationaux, les garde-chasse et les gardes de l'Office national des forêts. Il faut simplifier la police de l'environnement, mission régalienne de l'État, et la placer sous l'autorité des préfets. &lt;BR&gt;Je souhaite, de la même façon, que lorsque nous sommes saisis de demandes concernant la situation de telle ou telle espèce animale, nous puissions apporter une réflexion scientifique objective et incontestable. Tels sont les objets à la fois de la mise en place de l'Observatoire et des propositions que doit me faire Pierre Roussel&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Discours de mme la ministre Colloque Agriculture et biodiversité le 18 octobre 2002 21/10/2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Discours de madame la ministre pour le colloque agriculture et biodiversité organisé par la Ligue pour la Protection des Oiseaux et le Ministère le 18 octobre 2002 Monsieur le Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Mesdames et Messieurs les organisateurs, Mesdames, Messieurs, Tout d'abord je vous remercie bien sincèrement de m'avoir invitée à conclure les travaux de votre colloque sur l'agriculture et la biodiversité. J'y suis très sensible car il s'agit là d'un sujet évidemment déterminant pour le développement durable de notre pays. D'emblée, je tiens à vous dire combien je suis attachée au fait que nous progressions ensemble, au quotidien, sur le chemin qui relie biodiversité et agriculture, en nous appuyant sur une meilleure intégration des politiques environnementales et agricoles. Car l'agriculture et les pratiques qui y sont attachées influent directement sur plus de la moitié de notre territoire (55 %). Agriculture et biodiversité ont longtemps fait bon ménage. Essentiellement parce qu'elles étaient inter-dépendantes, du moins jusqu'à la première moitié du 20ème siècle, dans un système plus ou moins autarcique et généralisé de polyculture. Puis, la combinaison des effets de la mécanisation, d'une part, et de l'explosion démographique, d'autre part, a conduit à mettre au service de l'agriculture les connaissances scientifiques acquises en matière de fertilisation et de lutte contre les « ennemis des cultures ». Il convient de rendre hommage à nos agriculteurs d'avoir répondu présents lorsqu'il leur a été demandé de satisfaire au mieux les besoins alimentaires d'une population toujours plus nombreuse. Il aura cependant fallu plusieurs décennies pour reconnaître que, progressivement, une agriculture, ici rendue très intensive, là en voie de déprise, se manifestait par des effets négatifs sur de nombreuses composantes de notre environnement, et, plus récemment, sur notre santé. Bien-sûr nous nous sommes émus de la disparition de nos coquelicots et nos bleuets, et pas seulement pour la symbolique qu'ils représentaient, mais parce qu'ils étaient les premiers - ou du moins les plus visibles - indicateurs de la diminution de la diversité floristique. Avec eux, l'outarde canepetière, oiseau emblématique des plaines steppiques pour laquelle votre association s'est fortement engagée, Monsieur le Président, et tous les autres oiseaux de plaine, notamment les espèces gibiers pour lesquels les chasseurs se sont sentis concernés, de plus en plus d'espèces faunistiques et floristiques, donnaient des signes inquiétants de diminution, quand ce n'était pas de disparition… Mais depuis maintenant plus de 15 ans - le premier règlement européen traitant du sujet date de 1985 - des mesures spécifiques ont été proposées sur la base du volontariat pour enrayer ce processus de dégradation de notre patrimoine naturel. L'action des associations de protection de la nature, au premier rang desquelles la LPO, y ont été pour beaucoup, je tiens à le souligner et à les en remercier. Les premières mesures « pilotes » ont été initiées en France dès la fin des années 80. Elles ont été facilitées par des rapprochements tantôt entre les chasseurs et les associations de protection de la nature, tantôt entre les agriculteurs et ces mêmes associations de protection de la nature. C'est dire que lorsque les trois catégories d'utilisateurs de la nature se rejoignent sur des intérêts communs, le résultat est à la hauteur des espérances. Au début des années 90, au moment où l'Union européenne accompagnait la réforme de la politique agricole commune d'un règlement de mise en œuvre d'une véritable politique agro-environnementale, notre pays a initié un dispositif original de concertation. Ce dispositif - les Plans de Développement Durable - consistait tout simplement à définir un territoire pertinent sur un plan géographique, et à en réunir l'ensemble des acteurs, élus, agriculteurs, chasseurs, associations locales de protection de la nature, pour, ensemble, établir un véritable diagnostic du territoire concerné. Ces plans de développement durable – comme leur nom l'indique -recherchaient des modes de production durable, intégrant les principes de Rio et constituant ainsi des références pour des techniques de production et des partenariats innovants. C'est le diagnostic établi par l'ensemble des partenaires qui a permis de faire émerger les enjeux environnementaux qu'il était indispensable de prendre sérieusement en considération. Quand cela induisait des modifications dans les comportements, et très souvent dans les systèmes d'exploitation agricole, des mesures étaient adoptées et leur coût était pris en charge par la collectivité. D'ailleurs très souvent, pour ne pas dire toujours, les Plans de Développement Durable se sont poursuivis par d'autres mesures. Notamment, les opérations locales agro-environnementales – OLAE – Premier dispositif d'envergure pour une gestion de la biodiversité, des paysages et de la qualité de l'eau, par des agriculteurs en concertation avec l'ensemble des acteurs locaux, ont eu le succès que l'on attendait puisque c'est bien un des rares dispositifs qui ait atteint son but en terme de planification avec 90 % de surfaces contractualisées par rapport aux prévisions. C'est dire que lorsqu'un tel dispositif est d'émanation locale, le succès en est souvent garanti, ce qui est tout à fait logique puisque les promoteurs en sont aussi les acteurs. Certaines collectivités se sont même tellement approprié le dispositif qu'elles ont elles-mêmes assuré la transition entre les procédures mises en œuvre par l'Etat. C'est notamment le cas des basses vallées angevines. Il nous appartient de continuer à initier et animer de telles démarches pour faire encore évoluer les pratiques agricoles et l'agriculture toute entière vers ce qu'en attend la société : une agriculture éco-citoyenne. Et nous pourrons, dans les années qui viennent, compte tenu du large consensus que recueille cette démarche, devenir un exemple européen sur la mise en oeuvre de l'agro-environnement, seule mesure d'application obligatoire dans le second pilier de la PAC. Une agriculture éco-citoyenne est une agriculture qui reconnaît que le milieu sur lequel elle intervient est d'abord un milieu vivant complexe qu'il importe de préserver en tant que tel. C'est d'ailleurs l'objet du réseau NATURA 2000. Et j'en profite pour le redire clairement : Natura 2000 n'est pas une « punition » mais correspond à une labellisation au bénéfice de zones où les activités déployées - notamment agricoles – sont non seulement compatibles mais indispensables au maintien d'habitats naturels remaquables. Et l'ambition du gouvernement est d'inscrire Natura 2000 comme une politique de développement durable des territoires, garantissant, certes, la préservation de la faune, de la flore et des habitats, mais permettant l'exercice d'activités énonomiques particulièrement indispensables au maintien des zones rurales et au développement des territoires. Car, paradoxalement, la biodiversité - dépendant de l'agriculture - est confrontée à deux phénomènes : l'intensification dont nous avons déjà parlé, mais aussi la sous-utilisation des terres conduisant à la fermeture des paysages et à la diminution de la biodiversité par uniformisation du milieu. Entre ces deux extrêmes, il doit être possible d'évoluer vers une meilleure prise en compte de l'environnement sans nuire pour autant à la nécessaire productivité de l'agriculture : - tant dans les zones à fort potentiel agronomique, tout en favorisant l'installation de nouveaux agriculteurs, notamment les jeunes qui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à souhaiter bénéficier d'une formation agricole, - que dans les zones de déprise, conciliant à la fois prévention des risques naturels (incendies, avalanches, inondations), et redynamisation sociale des territoires. Cette redynamisation des territoires fera partie des enjeux de la nouvelle étape de la décentralisation dont le Premier Ministre a donné récemment le signal du départ à la demande du Président de la République. Nous aurons certainement l'occasion d'en reparler ensemble très prochainement. La réflexion est lancée. Mais pour ce qui concerne spécifiquement le patrimoine naturel, il m'apparaît que cela mérite une réflexion et un débat approfondis. L'année 2003 doit permettre ce travail de concertation et d'approfondissement en vue de proposer les bases d'une nouvelle politique publique en faveur de la nature, de la biodiversité et des paysages, qui pourrait se traduire à partir de 2004 par des avancées réglementaires, voire législatives, par exemple une loi pour le « Patrimoine naturel ». La protection et la gestion de la nature est assurément une politique complexe, par l'étendue géographique couverte et la multiplicité des enjeux. Elle intéresse nécessairement tous les niveaux d'administration territoriale, et soulève la difficulté de définition du bon niveau de cohérence locale parce que, en matière de biodiversité comme d'ailleurs en matière d'eau -, la réalité biogéographique l'emporte sur l'organisation administrative. L'année 2003 sera aussi celle de l'élaboration du plan d'action biodiversité, qui est la déclinaison nationale de la convention sur la diversité biologique.C'est également en 2003 que la France défendra auprès de ses collègues paneuropéens à Kiev, le projet d'une conférence conjointe ministres de l'agriculture et ministres de l'environnement en 2005 à l'échelle des 55 pays du Conseil de l'Europe. Je voudrais maintenant aborder quelques chantiers sur lesquels je souhaite que nous avancions ensemble dans les mois qui viennent. 1er chantier : la Charte de l'Environnement : la biodiversité doit être un paramètre important à prendre en compte : la contribution de la LPO est donc très attendue aux travaux de préparation de la charte pour l'environnement que le Président de la République a souhaité adosser à la Constitution. 2ème chantier : vers un développement agricole plus durable : - des travaux en commun, ministère de l'agriculture et ministère de l'écologie et du développement durable, s'organisent pour réfléchir à l'élaboration de la stratégie nationale du développement durable ; - un groupe de réflexion prospective comprenant des professionnels, des fonctionnaires et des membres de la société civile sera par ailleurs prochainement mis en place. Au delà de ces grands chantiers, d'autres aspects méritent d'être évoqués. La poursuite et l'accentuation de la préservation de la biodiversité me semblent également devoir passer par une évolution de la pratique des jachères. Cette politique réformatrice en faveur des jachères environnementales doit être analysée au plan local pour assurer son efficacité. Et cette expertise est un élément du diagnostic territorial dont nous avons parlé précédemment. Les agro-environnementalistes que vous êtes probablement toutes et tous savent bien que d'autres éléments concourent à la préservation de la biodiversité. C'est notamment le cas des zones humides, éléments majeurs de toute politique de protection de la nature, des prairies dont nous avons eu la faiblesse de croire pendant un temps qu'elles pouvaient être avantageusement remplacées par d'autres plantes à forte production végétale telle que le maïs. L'herbe de nos prairies assure la couverture des sols en hiver limitant au maximum les phénomènes d'érosion que nous ne savons pas contrôler avec des cultures annuelles, sauf à créer une couverture artificielle des sols. L'herbe de nos prairies est aussi un formidable réservoir de biodiversité dont nous avons tant besoin. Les annonces de mon collègue Gaymard sur le renforcement des aides sur ce plan sont donc excellentes. D'autres formes d'agriculture prenant en compte nos préoccupations communes de préservation du milieu naturel trouvent actuellement un regain d'intérêt. C'est notamment le cas de l'agroforesterie pour laquelle le courant associatif a longtemps milité et qui a justifié, tant par le ministère en charge de l'agriculture que par celui en charge de l'environnement, d'études de l'existant et de sa possible transposition dans les modèles agricoles actuels. L'image bucolique de l'agroforesterie lui attribue d'emblée un capital favorable de la part de la société pour qui les pré-vergers, d'une part, les systèmes associant arbres forestiers et cultures intercalaires, d'autre part, sont forcément des systèmes favorables à l'environnement. Les apports de la biodiversité à l'agronomie est un chantier souligné comme prioritaire dans le rapport établi récemment par un collectif de chercheurs de l'INRA sous la direction de Mme DRON à la demande conjointe du ministère chargé de l'agriculture et de mon ministère et qui constitue un travail remarquable. Cette approche me semble tout à fait pertinent. Il s'agit bien de développer les synergies et la conciliation entre deux objectifs majeurs pour notre pays la gestion de la biodiversité et les nouveaux défis que doit relever notre agriculture. A travers quelques exemples comme le rôle des haies ou des talus dans la gestion de l'eau, la luttre contre l'érosion, ou encore comme brise vent, comme abri des auxilliaire des cultures, je souhaite insister sur le caractère très concret des perspectives ouvertes par ce thème de recherche qui devra s'appuyer sur la connaissance empirique des agriculteurs. La conservation des sols est aussi un sujet majeur (un projet de communication européenne et un programme de recherche lancé par mes services) qui devrait proposer de nouvelles techniques de production et d'occupation des sols plus favorables à la fois au maintien du potentiel agronomique, facteur essentiel pour les agriculteurs et à la restauration de la biodiversité. Enfin, je terminerai, ne pouvant être exhaustive, sur le cas des produits phytosanitaires, à la croisée des enjeux de biodiversité de qualité de l'eau, qui cristallise les attentes de nos concitoyens en termes de sécurité. A simple titre d'exemple je fais référence au gaucho pour reprendre son nom de commercialisation. Oui, l'imidaclopride est responsable d'intoxications chez les oiseaux, nous l'observons régulièrement depuis 1995. Oui l'imidaclopride contribue au dépérissement des ruches en modifiant le comportement des abeilles. La mesure de suspension adoptée par mon collègue en charge de l'agriculture jusqu'en 2003 est une sage mesure de précaution, mais il faudra certainement aller au-delà. C'est en tout cas ma conviction, comme il faudra intervenir pour contrer les effets pervers de l'utilisation de la bromadiolone dans la destruction des ragondins et des campagnols terrestres, même si les deux cas relèvent de réglementations différentes. Je rappelle à cet effet l'intervention récente des représentants des pêcheurs de Charente-Maritimes sur les risques sanitaires relatifs à la consommation d'écrevisses ayant elles-mêmes consommé des restes de ragondins morts par empoisonnement à la bromadiolone. Je suis intimement convaincue que dans les domaines qui nous préoccupent, la transparence est la meilleure sécurité. Divers comités ad hoc doivent réunir l'ensemble des partenaires du monde rural : élus, agriculteurs, chasseurs, protecteurs de la nature mais aussi les consommateurs dont j'attends une plus grande participation dans nos travaux en commun, à commencer par les formations régionales que mon ministère a initiées depuis plusieurs années, et auxquelles le ministère en charge de l'agriculture a adhéré. Voilà, Mesdames et Messieurs, quelques pistes que je voulais évoquer avec vous pour qu'en France, notre patrimoine vivant soit protégé et mis en valeur par une activité économique viable, et dont bénéficient nos concitoyens qu'ils soient consommateurs de produits agro-alimentaires ou usagers des espaces naturels. Je sais que je peux compter sur vous pour relever ce défi et je vous en remercie. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					<item> 

						<title>IMMIGRATION</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2365</link> 

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 Sans-papiers: un peu&lt;BR&gt;d'indulgence&lt;!--sdvF=TITRE--&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Le ministre de l'Intérieur devrait donner de nouvelles directives aux préfets, assouplissant les régularisations. 
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=330 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20021020.OBS7389.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;AP&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;A&lt;/SPAN&gt;lors que six demandeurs d'asile algériens ont mis un terme à 57 jours de grève de la faim, samedi à Lyon après avoir obtenu un titre de séjour provisoire avec droit au travail, les préfets devraient recevoir de nouvelles consignes du ministère de l'Intérieur. En effet Nicolas Sarkozy s'apprête, selon &lt;I&gt;Le Figaro&lt;/I&gt;, à donner de nouvelles directives aux préfets en matière de traitement des dossiers des sans-papiers, suivant pour cela un prérapport remis par Anne-Marie Escoffier le 10 octobre dernier. Celle-ci avait en effet était chargé par le ministre d'analyser le travail des services des étrangers des préfectures afin d'en harmoniser le travail. Trois pistes sont mises en avant par ce rapport. Un premier point concerne les papiers nécessaires au traitement des dossiers et prouvant dix ans de présence en France concernant lesquels le ministre souhaiterait un peu plus de tolérance dès lors que la date d'entrée sur le territoire est avérée. Ensuite les parents d'enfants scolarisés en France, dont le statut devra être analysé de près afin de prendre en compte la situation scolaire de l'enfant, considérant que la situation d'un enfant scolarisé depuis longtemps en France n'est pas la même que celle d'un enfant tout juste scolarisé. Enfin, il s'agirait d'harmoniser les décisions entre tribunaux administratifs et préfectures, poussant, par exemple, les préfectures à ne pas faire appel lorsque les tribunaux administratifs annulent un arrêté d'expulsion.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Manifestation à Paris&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Par ailleurs, cinq mille personnes selon la police, mais 14.000 selon le porte-parole de la coordination nationale des sans-papiers, Romain Binazon, manifestaient samedi à Paris en faveur des sans-papiers. Cette grande manifestation nationale, à l'appel de la coordination, rassemblait de nombreux Africains et Chinois, mais aussi des Kurdes et quelques Roms. Des représentants de la LCR, des Verts, de la CGT, de la FSU, du PCF, de LO, de la LDH, de Droits devant et d'Act Up, étaient présent.&lt;BR&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>PRODUITS TOXIQUES</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/17#2163</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;A href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=maree.noire.free.fr/toxique/placard.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://maree.noire.free.fr/toxique/toxique.htm&amp;amp;h=504&amp;amp;w=756&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Dproduits%2Btoxiques%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26ie%3DUTF-8%26oe%3DUTF-8&quot;&gt;&lt;IMG height=93 src=&quot;http://images.google.fr/images?q=tbn:OwKP8TdNz7wC:maree.noire.free.fr/toxique/placard.jpg&quot; width=139&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;La justice enquête sur des épandages toxiques&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;JEAN GUARY, juge d'instruction à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), a procédé le 9 octobre dernier à la huitième mise en examen dans un dossier où s'accumulent les preuves que certains agriculteurs français épandent des pesticides contenant des substances interdites. Une récente perquisition en Vendée a permis de saisir 7 tonnes de produits toxiques illégaux, dont le Toxaphène, un produit cancérigène interdit en France depuis 1990 et placé par l'ONU sur la liste des douze substances toxiques à retirer d'urgence de toutes les exploitations agricoles du monde. Le distributeur installé à Beaulieu-sous-la-Roche a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Le lendemain, il a dû payer 60 000 € de caution pour échapper à la prison. En six mois, ce dossier d'instruction a pris une nouvelle dimension. Le juge a en effet découvert que des agriculteurs de Haute-Garonne, du Gers, de Vendée, du Morbihan, de Picardie et du Nord, entre autres, ont procédé à des épandages de mélanges contenant des produits bannis par la France depuis plus de dix ans. Les deux plus grosses saisies concernent donc le Toxaphène et le Nitrophène, lui aussi interdit en France. En principe, personne ne devrait en vendre, trois des huit distributeurs mis en examen ont pourtant été pris la main dans le sac. Mais les découvertes du juge ne s'arrêtent pas là : parmi les mélanges vendus aux agriculteurs sans autorisation de mise sur le marché, on retrouve également du Xylophène, un produit utilisé pour traiter le bois contre les insectes, du fioul, du white-spirit, un solvant puissant utilisé en peinture, et même de l'eau de Javel. Les révélations du magistrat instructeur sont devenues à ce point inquiétantes que, l'été dernier, la Direction générale de l'alimentation a décidé, au nom du principe de précaution, de consigner 30 hectares de cultures dans le sud-ouest de la France. « Les agriculteurs concernés étaient soupçonnés d'avoir utilisé ces mélanges douteux. Ils ont reçu l'ordre de ne pas récolter leurs blés le temps de réaliser des analyses des végétaux et des sols. Certains ont été mis hors de cause, d'autres non », indiquait hier un proche du dossier. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;« Pour l'entretien des piscines des agriculteurs » &lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Parallèlement, la Commission d'étude de la toxicité, organisme indépendant, était saisie de l'affaire pour en évaluer l'impact sur la santé publique. Son président, Daniel Marzin, chercheur à l'Institut Pasteur de Lille, a d'ailleurs été appelé au côté du juge d'instruction de Saint-Gaudens en qualité d'expert. Les vendeurs de ces produits dangereux sont donc dans le collimateur, mais ils ne sont pas les seuls, car les enquêteurs soupçonnent une bonne quinzaine de coopératives agricoles du sud-ouest, de l'ouest et du nord de la France d'avoir également acheté ces produits toxiques pour effectuer leurs propres mélanges. Or, ces coopératives fournissent en gros huit agriculteurs sur dix en pesticides. « Des coopératives qui font preuve d'une mauvaise foi effarante. Quand on leur demande pourquoi elles ont acheté de si grandes quantités de Xylophène, par exemple, elles nous répondent que les agriculteurs ont beaucoup de poutres à traiter. Cela ne tient pas, car les volumes sont sans rapport avec cette seule utilisation. Même chose pour l'eau de Javel qui sert, paraît-il, à l'entretien des piscines des agriculteurs. Ils se foutent du monde », estime un enquêteur. Reste la motivation éternelle de ce recours à des produits interdits : l'argent. Ces mélanges coûtent jusqu'à 50 % moins cher que les autres produits phytosanitaires qui ont une autorisation de mise sur le marché et qui ne présentent, eux, aucun risque pour la santé humaine. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Rodolphe Landais&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, jeudi 17 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DECENTRALISATION DANS LES REGIONS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/17#2160</link> 

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 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#0066ff size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial color=#0000ff size=2&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot; color=#000080&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000080&gt;
&lt;P&gt;Que veulent les régions ?&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;APRES la présentation du projet de loi, hier en Conseil des ministres, le 19 octobre verra à Nantes la première des assises des libertés locales qui se dérouleront jusqu'en janvier 2003 : un grand marchandage pour faire remonter au gouvernement les demandes des régions, départements en vue d'« expérimentations » qui pourraient aboutir ensuite, après accord du Parlement, à des « transferts de compétences ». Revue de détail des grands dossiers qui pourraient, à terme, être totalement délégués par l'Etat : Education. Le sujet est ultrasensible. Pour l'instant, les départements assurent la gestion technique des collèges ; les régions, celle des lycées. Ces dernières voudraient récupérer entièrement les équipements universitaires. On évoque aussi la cession, à plus long terme, des personnels de surveillance et techniques de l'Education nationale (Atos) aux régions. Les syndicats ont déjà chiffré les besoins manquants à 17 000 postes, rien que pour les personnels techniques. Les présidents de région sont donc méfiants : sans garantie de ressources, ils craignent de devoir augmenter massivement les impôts locaux. Ils ont en mémoire le transfert, en 1986, d'un parc de collèges délabrés aux départements. En revanche, pas question de décentraliser le corps des professeurs et les programmes qui resteront nationaux. Seul le « mouvement » (les mutations) a été pour l'instant « déconcentré » dans les rectorats par Claude Allègre. Transports. De nombreuses régions gèrent déjà les trains express régionaux &lt;I&gt;(voir ci-dessus) . Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, souhaite à son tour que cette compétence lui revienne avec la présidence du Syndicat des transports régional (Stif). Pour lui, la région serait plus « efficace » et plus « légitime ». Il en revendique même les « emmerdements », car il espère pour les usagers un gain en termes de service et de coût. Une idée qui fait peur aux syndicats. Ils craignent que l'on en profite pour mettre à mal les statuts des personnels. &lt;/I&gt;Formation professionnelle. Difficiles à contrôler et à répartir, les crédits de la formation professionnelle pour les jeunes et les adultes sont dispersés et connus pour leur très mauvais rapport coût/efficacité dans la lutte contre le chômage. Les régions, qui en gèrent déjà une bonne partie, pourraient rapidement récupérer la totalité du dossier avec un objectif simple : adapter la formation à l'offre d'emploi régional et en rationaliser les coûts pour mettre un terme à la gabegie. Logement. Les régions voudraient gérer la rénovation et la construction des HLM. L'objectif est de mieux cerner les besoins des agglomérations et d'alléger le poids de l'Etat dans un secteur où il reste prépondérant. Routes. Pour une meilleure gestion, le réseau routier pourrait entièrement revenir aux départements. Ces derniers s'occupent déjà des petites routes, mais pas des nationales. Là aussi, il s'agirait de rationaliser l'utilisation des personnels. Action sociale. Le RMI, notamment, devrait faire l'objet d'une prochaine réforme (voir l'interview de François Fillon en page 8) . Géré pour l'instant par l'Etat et les départements &amp;shy; une source de complication &amp;shy; il pourrait revenir à l'échelon départemental. Eau, ports, tourisme, pêche… D'autres régions ont des demandes spécifiques : la Bretagne, qui connaît de graves problèmes de pollution, voudrait bien récupérer le traitement des eaux. Certaines régions voudraient gérer les grands ports (Nord - Pas-de-Calais), d'autres le tourisme, comme la Bourgogne. Des transferts à la carte qui peuvent, à terme, poser un problème de cohérence des politiques nationales. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000080 size=2&gt;
&lt;P align=right&gt;H.F.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#ff0000 size=1&gt;
&lt;P&gt;Le Parisien, jeudi 17 octobre 2002 &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DROIT</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/17#2147</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.etat.lu/LEGILUX/images/Code_Penal_avec_ombre_et_texte.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;Tout le droit français et la jurisprudence en ligne gratuitement&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titretext11Copie&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#003366&gt;PARIS, 17 oct (AFP) -&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; Un nouveau site internet mettant en ligne gratuitement l'ensemble du droit français et les grands textes de jurisprudence est accessible depuis mercredi, a indiqué jeudi le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Henri Plagnol. 
&lt;P align=justify&gt;Jusqu'à présent, ces informations étaient réparties entre un service gratuit, Légifrance, et un service payant, Jurifrance. Depuis sa mise en ligne, un seul site rassemble toutes ces bases de données, disponibles à l'adresse &quot;legifrance.gouv.fr&quot;. 
&lt;P align=justify&gt;D'un simple clic, les internautes ont accès à l'intégralité des codes, lois et règlements avec leurs dernières actualisations, aux conventions collectives, aux traités internationaux, au droit communautaire, ainsi qu'à tous les textes de loi en discussion devant le Parlement. 
&lt;P align=justify&gt;Principale nouveauté: l'accès aux grandes décisions émanant du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation, mais aussi des cours administratives d'appel et de certaines cours d'appel et tribunaux. 
&lt;P align=justify&gt;&quot;Nous sommes dans une société de liberté, pas dans une société ou de grands médiateurs s'interposent entre ceux qui font le droit et ceux qui le vivent&quot;, a commenté devant la presse le secrétaire général du gouvernement, Jean-Marc Sauvé, dont dépend la publication des Journaux Officiels (JO). 
&lt;P align=justify&gt;Conformément à ce qu'avait préconisé le Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), les noms des personnes visées dans les décisions rendues par les juridictions administratives et judiciaires n'apparaissent pas.&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>SEQUESTRATION D'UN RETRAITE</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2121</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.mouviz.com/films/z/archiviste/ph-g.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;Abus de faiblesse/&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;XX &lt;SUP&gt;e &lt;/SUP&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.leparisien.com/home/images/filet_bleu.gif&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Le retraité vivait enfermé depuis un an&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;UN COUPLE, âgé d'une quarantaine d'années, a été arrêté samedi soir et déféré hier devant le parquet de Paris pour avoir séquestré un vieil homme de 78 ans et pillé ses économies. Pendant un an, le vieil homme a vécu enfermé dans l'appartement du couple, au trentième étage d'une tour du quartier de Saint-Blaise (XX &lt;SUP&gt;e &lt;/SUP&gt;), sans que personne ne le sache. Les faits ont été révélés samedi après-midi, par le hasard d'une visite d'huissier. L'agent est venu récupérer une dette. Une parmi d'autres. Le couple, qui vit depuis plusieurs années dans un confortable quatre-pièces de cette cité plutôt préservée, est apparemment un peu submergé de dettes. Ni la femme, gérante d'un bar dans Paris, ni son mari, médecin, ni leur enfant, âgé de 5-6 ans, ne sont au domicile conjugal en ce début d'après-midi. Au coup de sonnette insistant de l'huissier, seule une voix masculine, faible et visiblement âgée, répond. L'homme dit qu'il ne peut pas ouvrir, qu'il est enfermé, qu'il n'a pas les clefs. Ce bref échange à travers une porte suffit pour que l'huissier s'inquiète. Ce sont les pompiers qui ouvrent la porte, libérant José d'une année de convalescence un peu trop casanière. Les locataires de l'étage, alertés par le bruit, la présence des pompiers et de la police, découvrent ébahis un voisin qu'ils ne soupçonnaient pas. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Découvert par hasard &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Le vieil homme, âgé de 78 ans, paraît amaigri, faible quoique plutôt en bonne santé. Il n'a pas subi de mauvais traitements. Mais au fur et à mesure que les policiers du commissariat de proximité puis de la 2 &lt;SUP&gt;e &lt;/SUP&gt;DPJ l'interrogent, il apparaît que les hôtes qui l'ont si charitablement accueilli ont au minimum bien profité de ses économies sinon de sa faiblesse. José et le médecin se sont connus dans l'Oise, il y a un an environ. Le second travaille dans l'hôpital où le premier se remet de l'opération consécutive à une fracture. L'ingénieur à la retraite n'a pas de famille. Il vit tout seul à Méru. La proposition que lui fait le médecin de venir passer sa convalescence entouré, dans un appartement parisien, ne se refuse pas. Le couple hérite rapidement de sa voiture, dont il n'a après tout plus l'usage. Ils auraient ensuite surtout largement ponctionné les comptes du retraité, grâce à une procuration sur son compte et les coordonnées de sa carte bancaire. Il croyait simplement que c'était pour subvenir à ses besoins. Le montant des dépenses, qu'il ne supervisait plus du tout, s'élèverait à quelque 70 000 F. Lui croyait aussi que c'étaient eux qui lui offraient de temps en temps une sortie au restaurant. Jamais de sorties seul, toujours accompagné. Mais sans jamais croiser de voisins, ni de gardien dans cet immeuble de grande hauteur pourtant soumis à des règles de sécurité et de surveillance drastiques. « On l'entendait simplement un peu plus crier, elle, ces derniers mois. On croyait que c'était sur l'enfant », se souvient aujourd'hui le voisinage abasourdi. Le plombier qui aurait fait une visite il y a quelques mois dans l'appartement n'a rien vu. Le gardien, qui n'imagine pas qu'une locataire capable de se montrer serviable comme elle l'était pour une voisine, lui montant son courrier, séquestre un vieil homme, non plus. Au terme de deux jours de garde à vue, le couple qui fera sans doute valoir que ce n'était jamais qu'un échange, a néanmoins été déféré pour séquestration et abus de faiblesse. &lt;/FONT&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Claudine Proust&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, mercredi 16 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L'ACCUEIL DES ENFANTS</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2118</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.vialis.tm.fr/img/ecole.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#003399&gt;C'EST AUJOURD'HUI le dernier jour pour...&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;C'EST AUJOURD'HUI le dernier jour pour trouver une solution de garde pour ses enfants. Tous les élèves ne sont évidemment pas concernés mais la plupart risquent en effet de ne pas avoir école demain. Pourquoi ? Ce jeudi sera marqué par la première grande grève des enseignants, à l'appel des cinq principales fédérations du secteur (qui représentent 90 % des personnels). Luc Ferry, le ministre de l'Education nationale, assure « être serein et sûr de ses priorités ». Il a même rappelé hier devant l'Assemblée nationale « qu'un dispositif de remplacement des surveillants sera annoncé en février ». Pourtant, la grogne s'installe. Et la mobilisation s'annonce forte. Tous les niveaux, de la maternelle à l'université, sont concernés par le mouvement de demain, et ce partout en France. Professeurs mais aussi surveillants, conseillers principaux d'éducation, directeurs d'école, chercheurs, se dressent « contre un budget 2003 qui ne fait pas de l'éducation une priorité ». D'après la première estimation chiffrée du mouvement, dévoilé hier soir par le Snuipp, principal syndicat du premier degré, 65 % des instituteurs en maternelles et en élémentaires devraient cesser le travail. Notamment en Seine-Saint-Denis (85 %), dans les Hauts-de-Seine (70 %), dans les Bouches-du-Rhône (75 %), en Gironde (80 %), dans l'Ain (80 %) ou le Calvados (65 %). Dans les collèges et les lycées où le comptage est plus compliqué, les jeunes seront aussi privés de cours. « Des manifestations sont dans une centaine de villes, y compris dans des petites comme Vesoul, Romans ou Mende, ce qui montre que le mécontentement est réel, la mobilisation prend », assure ainsi Jean-Marie Maillard, un des dirigeants du Snes, syndicat majoritaire dans le secondaire. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Système D &lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;« Des emplois de surveillants, d'aides-éducateurs sont supprimés dans le budget de Jean-Pierre Raffarin, soutient Luc, professeur d'histoire géographie dans le Val-de-Marne. On doit descendre dans la rue. Le Premier ministre prône aussi la décentralisation. Pour nous, c'est dangereux si on ne garantit pas une école égale pour tous partout. » Les étudiants de l'Unef et les parents d'élèves de la FCPE se joignent aussi à la protestation. « La diminution de la présence d'éducateurs dans les établissements alors même que le gouvernement prétend lutter contre la violence et l'absentéisme est inadmissible », précise son président, Georges Dupon-Lahitte. Ces raisons, peu de familles les connaissent vraiment. Et beaucoup viennent de découvrir qu'il y aura école fermée demain. « Qu'importe, après tout, souligne Myriam, maman à Rueil (Hauts-de-Seine). La grève est un droit, et en général, les profs ne se battent pas pour rien mais, comme d'habitude, rien n'est prévu pour aider les utilisateurs du service public. » L'heure est donc au système D. Appel aux mamies, à la famille, aux baby-sitters, aux amies, chacun tente de se débrouiller. Dans certaines communes, les mairies vont envoyer des animateurs pour surveiller les enfants dont les instits seront en grève. Ailleurs, c'est la solidarité entre mamans qui fonctionne. Celles qui ne travaillent pas prennent en charge les petits des autres. Certaines vont avoir recours à la RTT, voire à un jour de congé. Certains n'ont toujours pas de solution. Il leur reste vingt-quatre heures pour improviser. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Laurence Le Fur&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, mercredi 16 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#ff6600 size=1&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;B&gt;Accueil dans les écoles : ce que prévoit la loi&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Pour les écoles maternelles et élémentaires. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas d'obligation d'accueillir les élèves. Les écoles peuvent fermer en cas de grève de l'ensemble des enseignants. Le ministère de l'Education demande de prévenir suffisamment tôt les familles pour qu'elles s'organisent. Cependant, les directeurs d'école (qui ont aussi le droit de grève) ont la possibilité de solliciter des instituteurs volontaires pour qu'ils accueillent dans leur classe des élèves supplémentaires, ou de demander à la municipalité la mise en place d'un service de garde. Pour les collèges et lycées. Le chef d'établissement doit prendre les nécessaires mesures afin d'assurer l'accueil de tous les élèves présents (ouverture de salles de permanence, mobilisation de personnels volontaires...) Si les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour encadrer les ados, le principal ou le proviseur avertit alors l'inspection académique afin de trouver des solutions. Dans certaines entreprises, un certificat du directeur de l'école notifiant la fermeture de son établissement peut permettre de justifier un jour d'absence. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT color=#003399 size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, mercredi 16 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>TRAFIC DANS LES HOPITAUX</title> 

						<link>http://selectionfrancedericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2103</link> 

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 &lt;SPAN id=corpsarticle&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.jade.sn/images/comphome.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un important trafic&lt;BR&gt;démantelé&lt;!--sdvF=TITRE--&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Un important trafic de nourriture lié aux hôpitaux de Marseille aurait été démantelé, selon &lt;I&gt;La Provence&lt;/I&gt;. Un enquête est en cours. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;S&lt;/SPAN&gt;elon le quotidien &lt;I&lt;LA i Provence&lt;&gt;, la police de Marseille vient de démanteler un important trafic de nourriture lié aux cuisines centrales des hôpitaux de Marseille. En effet, d'importantes quantités de marchandises, peut-être jusqu'à 25% des commandes des hôpitaux, disparaissaient mystérieusement, tandis que des plateaux repas n'arrivaient jamais jusqu'aux chambres des malades. A ce jour, et compte tenu des quantités détournées, l'affaire se présente aux yeux des enquêteurs comme un réel trafic organisé. Reste pourtant à ceux-ci la charge de définir l'ampleur de ce trafic et surtout la destination des marchandises. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;1.5 million d'euros par an&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour Guy Vallet, directeur général de l'Assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM) cité par le quotidien, la valeur des marchandises détournées pourrait s'élever à 1.5 million d'euros par an. C'est par ailleurs l'ampleur du trou constaté dans le budget qui a attiré l'attention du nouveau directeur à son arrivé en mars dernier. Celui-ci avait alors mené son enquête avant d'alerter le Parquet aux vues de l'ampleur du trafic en mai 2002 et de porter plainte. &lt;BR&gt;Le détournement interrompu, il reste néanmoins à la police de Marseille à définir les étapes du trafic, les personnels impliqués et surtout à éclaircir comment un tel détournement a-t-il été possible dans des hôpitaux soumis à une importante rigueur budgétaire. Des agents de l'AP-HM sont entendus depuis lundi par la police de Marseille.&lt;BR&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt; 
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